Ne plus tondre une partie de son jardin pendant un mois, et plus si affinités, pour permettre à la nature d'y déployer toute sa richesse. C'est l'invitation résolument printanière que Le Vif lance dès ce 15 avril, en partenariat avec la faculté Gembloux Agro-Bio Tech de l'ULiège et l'asbl Adalia. Chaque participant à l'opération "En mai, tonte à l'arrêt" s'engagera ainsi à ne plus tondre sur une surface minimale d'un mètre carré. Le Vif y prendra aussi part activement, entre les cerisiers ornant le jardin de la rédaction, à Bruxelles. L'objectif: donner à la biodiversité une bouffée d'air, une respiration dont elle a plus que jamais besoin. Tout en permettant aux citoyens de (re)découvrir la panoplie insoupçonnée de plantes, fleurs, insectes et oiseaux qui peuvent se loger dans leur jardin.

Par manque de temps, désintérêt ou simplicité, ceux-ci ressemblent parfois à un minigreen de golf, où le gazon s'étend sur toute la surface, de la terrasse aux clôtures, coupé à ras par l'inlassable robot-tondeuse. D'autres présentent des parterres essentiellement dotés de plantes exotiques. Jolies, mais peu utiles pour la faune et la flore avoisinantes. C'est pourtant un fait indéniable: le Belge aime avoir son propre espace vert. D'après la dernière enquête de l'agence Shopperware, menée en 2020 à la demande de Comeos, la fédération des commerces et des services, plus de trois Belges sur quatre disposeraient d'un jardin. Et si la superficie moyenne (5,5 ares) est en recul au fil des ans, il est rare que l'entièreté soit dédiée à un usage fonctionnel, impliquant d'y semer du gazon.

Résultats en juin

C'est là qu'"En mai, tonte à l'arrêt" prend tout son sens. Les participant(e)s pourront délimiter leur jardin sur une carte en ligne, puis recenser, sur un mètre carré de leur parcelle non tondue, les plantes et les fleurs qui y poussent. Début juin, un indice nectar personnalisé sera communiqué, avant que Le Vif dévoile, le 10 juin, le bilan scientifique de l'opération. Un mois ne suffira évidemment pas à observer des changements de grande ampleur sur la parcelle concernée. D'autant que le résultat dépendra aussi de facteurs comme la météo ou le passé du sol. Mais, outre la possibilité de continuer dans cette voie au-delà du mois de mai, cette (in)action n'en sera que meilleure pour la nature si elle est rééditée chaque année. Car il y a urgence. "On ne parle même plus d'une érosion, mais bien d'un effondrement de la biodiversité", constate Grégory Mahy, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech. Pour tenter d'inverser cette tendance, dans les villes comme à la campagne, les jardins peuvent, eux aussi, apporter leur pierre à l'édifice.

Ne plus tondre une partie de son jardin pendant un mois, et plus si affinités, pour permettre à la nature d'y déployer toute sa richesse. C'est l'invitation résolument printanière que Le Vif lance dès ce 15 avril, en partenariat avec la faculté Gembloux Agro-Bio Tech de l'ULiège et l'asbl Adalia. Chaque participant à l'opération "En mai, tonte à l'arrêt" s'engagera ainsi à ne plus tondre sur une surface minimale d'un mètre carré. Le Vif y prendra aussi part activement, entre les cerisiers ornant le jardin de la rédaction, à Bruxelles. L'objectif: donner à la biodiversité une bouffée d'air, une respiration dont elle a plus que jamais besoin. Tout en permettant aux citoyens de (re)découvrir la panoplie insoupçonnée de plantes, fleurs, insectes et oiseaux qui peuvent se loger dans leur jardin.Par manque de temps, désintérêt ou simplicité, ceux-ci ressemblent parfois à un minigreen de golf, où le gazon s'étend sur toute la surface, de la terrasse aux clôtures, coupé à ras par l'inlassable robot-tondeuse. D'autres présentent des parterres essentiellement dotés de plantes exotiques. Jolies, mais peu utiles pour la faune et la flore avoisinantes. C'est pourtant un fait indéniable: le Belge aime avoir son propre espace vert. D'après la dernière enquête de l'agence Shopperware, menée en 2020 à la demande de Comeos, la fédération des commerces et des services, plus de trois Belges sur quatre disposeraient d'un jardin. Et si la superficie moyenne (5,5 ares) est en recul au fil des ans, il est rare que l'entièreté soit dédiée à un usage fonctionnel, impliquant d'y semer du gazon. C'est là qu'"En mai, tonte à l'arrêt" prend tout son sens. Les participant(e)s pourront délimiter leur jardin sur une carte en ligne, puis recenser, sur un mètre carré de leur parcelle non tondue, les plantes et les fleurs qui y poussent. Début juin, un indice nectar personnalisé sera communiqué, avant que Le Vif dévoile, le 10 juin, le bilan scientifique de l'opération. Un mois ne suffira évidemment pas à observer des changements de grande ampleur sur la parcelle concernée. D'autant que le résultat dépendra aussi de facteurs comme la météo ou le passé du sol. Mais, outre la possibilité de continuer dans cette voie au-delà du mois de mai, cette (in)action n'en sera que meilleure pour la nature si elle est rééditée chaque année. Car il y a urgence. "On ne parle même plus d'une érosion, mais bien d'un effondrement de la biodiversité", constate Grégory Mahy, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech. Pour tenter d'inverser cette tendance, dans les villes comme à la campagne, les jardins peuvent, eux aussi, apporter leur pierre à l'édifice.