Pour ne pas dépasser ce seuil de 1,5°C, "chaque personne sur terre devrait émettre en moyenne 2,3 tonnes de CO2 par an d'ici 2030", précise le communiqué, soit quasi une division par deux des émissions moyennes actuelles par habitant.

Or, l'étude commanditée par Oxfam, basée sur les recherches menées par l'institut pour une politique européenne de l'environnement (IEEP, de l'anglais Institute for European Environmental Policy) et l'Institut de Stockholm pour l'environnement, montrent que "les 1% et les 10% les plus riches du monde devraient émettre des émissions respectivement 30 fois et 9 fois supérieures à ce seuil". Pour se mettre à niveau, les 1% les plus fortunés devraient ainsi réduire leurs émissions actuelles de 97%, détaille l'étude.

Avec 15% des émissions mondiales totales de carbone en 2015 pour les 1% les plus riches, il est indéniable que "l'écart mondial actuel par rapport au taux d'émissions nécessaire pour atteindre l'objectif de 1,5°C fixé à Paris n'est pas dû à la consommation de la plupart des habitants de la planète. Il reflète seulement les émissions excessives des plus riches. Il est nécessaire que les États leur imposent des mesures ciblées. Il faut s'attaquer à la fois à la crise climatique et à celle des inégalités", en appelle Tim Gore, auteur de l'étude. Ces mesures, selon lui, doivent viser autant les consommations de luxe (yachts, voyages dans l'espace, etc.) que les investissements coûteux sur le plan climatique.

Le rapport souligne aussi que la géographie des inégalités mondiales relatives aux émissions de carbone devrait également changer car une partie plus importante des émissions des 1% et des 10% les plus riches provient maintenant des habitants des pays à revenu intermédiaire. D'ici 2030, les Chinois seront responsables de près d'un quart (23%) des émissions de carbone des 1% les plus riches, suivis par les États-uniens (19%) et les Indiens qui représentent environ un dixième (11%).

Ces chiffres sont publiés alors que les leaders mondiaux tentent de tenir l'objectif de 1,5°C à la COP26 de Glasgow.

Pour ne pas dépasser ce seuil de 1,5°C, "chaque personne sur terre devrait émettre en moyenne 2,3 tonnes de CO2 par an d'ici 2030", précise le communiqué, soit quasi une division par deux des émissions moyennes actuelles par habitant. Or, l'étude commanditée par Oxfam, basée sur les recherches menées par l'institut pour une politique européenne de l'environnement (IEEP, de l'anglais Institute for European Environmental Policy) et l'Institut de Stockholm pour l'environnement, montrent que "les 1% et les 10% les plus riches du monde devraient émettre des émissions respectivement 30 fois et 9 fois supérieures à ce seuil". Pour se mettre à niveau, les 1% les plus fortunés devraient ainsi réduire leurs émissions actuelles de 97%, détaille l'étude. Avec 15% des émissions mondiales totales de carbone en 2015 pour les 1% les plus riches, il est indéniable que "l'écart mondial actuel par rapport au taux d'émissions nécessaire pour atteindre l'objectif de 1,5°C fixé à Paris n'est pas dû à la consommation de la plupart des habitants de la planète. Il reflète seulement les émissions excessives des plus riches. Il est nécessaire que les États leur imposent des mesures ciblées. Il faut s'attaquer à la fois à la crise climatique et à celle des inégalités", en appelle Tim Gore, auteur de l'étude. Ces mesures, selon lui, doivent viser autant les consommations de luxe (yachts, voyages dans l'espace, etc.) que les investissements coûteux sur le plan climatique. Le rapport souligne aussi que la géographie des inégalités mondiales relatives aux émissions de carbone devrait également changer car une partie plus importante des émissions des 1% et des 10% les plus riches provient maintenant des habitants des pays à revenu intermédiaire. D'ici 2030, les Chinois seront responsables de près d'un quart (23%) des émissions de carbone des 1% les plus riches, suivis par les États-uniens (19%) et les Indiens qui représentent environ un dixième (11%). Ces chiffres sont publiés alors que les leaders mondiaux tentent de tenir l'objectif de 1,5°C à la COP26 de Glasgow.