Les pays "doivent agir maintenant pour protéger les populations contre les effets désastreux du changement climatique", a mis en garde le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors de la présentation, en compagnie de Petteri Taalas, le patron de l'Organisation météorologique mondiale, de son rapport annuel.

Le rapport rappelle que l'année dernière a été l'une des trois plus chaudes jamais enregistrées et que les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté malgré le ralentissement économique lié à la pandémie. Pour l'ONU, 2021 est donc une année "cruciale" pour tenter de freiner les effets "désastreux" du changement climatique. L'organisation compte sur une série de sommets clés, qui commencent cette semaine, pour offrir aux dirigeants de la planète l'occasion d'agir.

Pour le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le rapport montre que 2020 est une année de "conditions météorologiques extrêmes et de perturbations climatiques alimentées par le changement climatique généré par l'homme". Le rapport est publié peu avant le sommet sur le climat organisé par le président américain Joe Biden jeudi et vendredi: Quarante dirigeants mondiaux ont été invités à participer à ces discussions virtuelles visant à galvaniser les efforts des principales économies pour lutter contre la crise climatique. M. Guterres compte par ailleurs sur la conférence des Nations Unies sur le climat, la COP26, en novembre pour que des "mesures audacieuses" et des "changements radicaux" interviennent enfin.

"Faire plus, et plus vite"

Les niveaux d'ambition actuels en matière de climat sont en effet bien en deçà de ce qui serait nécessaire, estime-t-il. "Les pays doivent s'engager à atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050", a-t-il déclaré, ajoutant: "Le temps presse pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris. Nous devons faire plus, et plus vite, dès maintenant".

Le temps presse pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris. Nous devons faire plus, et plus vite, dès maintenant

L'Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique prévoit de plafonner le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés par rapport au niveau préindustriel, tandis que les pays poursuivront leurs efforts pour limiter l'augmentation à 1,5 C. Mais l'Organisation météorologique mondiale (OMM) estime qu'il y a au moins une probabilité sur cinq que la température moyenne mondiale dépasse déjà temporairement la barre des 1,5°C d'ici à 2024.

"Tous les indicateurs climatiques clés (...) mettent en lumière l'aspect durable et implacable du changement climatique, l'augmentation du nombre et de l'intensité des phénomènes extrêmes, ainsi que les pertes et dégâts de grande ampleur, qui nuisent aux individus, aux sociétés et aux économies", résume Petteri Taalas.

38°C au nord du cercle polaire

"Pour stabiliser la température moyenne mondiale à 1,5°C ou 2°C au-dessus des niveaux préindustriels d'ici la fin du siècle, il faudra une réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre, qui doit commencer à se produire au cours de cette décennie", prévient le patron de l'OMM.

En 2020, les concentrations des principaux gaz à effet de serre - dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d'azote - ont continué d'augmenter malgré la réduction temporaire des émissions liée à la pandémie de Covid-19, qui a fait ralentir les économies. Par ailleurs, selon le rapport, 2020 a été l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, avec par exemple des températures ayant atteint 38°C à Verkhoyansk en Russie le 20 juin, du jamais vu au nord du cercle polaire.

L'élévation du niveau de la mer s'accélère, tandis que le stockage de la chaleur et l'acidification des océans augmentent, diminuant la capacité de l'océan à modérer le changement climatique. Le rapport pointe également que l'étendue minimale de la glace de mer dans l'Arctique en septembre 2020 a été la deuxième plus faible jamais enregistrée. En outre, un nombre sans précédent de 30 tempêtes dans l'Atlantique a été enregistré avec à la clé au moins 400 décès et coûté 41 milliards de dollars de dégâts.

Des vagues de chaleur extrêmes, de graves sécheresses et des incendies de forêt ont également entraîné des dizaines de milliards de dollars de pertes et de nombreux décès. Enfin, quelque 9,8 millions de déplacements, dus en grande partie aux risques et catastrophes hydrométéorologiques, ont été enregistrés au cours du premier semestre de 2020.

Les pays "doivent agir maintenant pour protéger les populations contre les effets désastreux du changement climatique", a mis en garde le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors de la présentation, en compagnie de Petteri Taalas, le patron de l'Organisation météorologique mondiale, de son rapport annuel.Le rapport rappelle que l'année dernière a été l'une des trois plus chaudes jamais enregistrées et que les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté malgré le ralentissement économique lié à la pandémie. Pour l'ONU, 2021 est donc une année "cruciale" pour tenter de freiner les effets "désastreux" du changement climatique. L'organisation compte sur une série de sommets clés, qui commencent cette semaine, pour offrir aux dirigeants de la planète l'occasion d'agir.Pour le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le rapport montre que 2020 est une année de "conditions météorologiques extrêmes et de perturbations climatiques alimentées par le changement climatique généré par l'homme". Le rapport est publié peu avant le sommet sur le climat organisé par le président américain Joe Biden jeudi et vendredi: Quarante dirigeants mondiaux ont été invités à participer à ces discussions virtuelles visant à galvaniser les efforts des principales économies pour lutter contre la crise climatique. M. Guterres compte par ailleurs sur la conférence des Nations Unies sur le climat, la COP26, en novembre pour que des "mesures audacieuses" et des "changements radicaux" interviennent enfin.Les niveaux d'ambition actuels en matière de climat sont en effet bien en deçà de ce qui serait nécessaire, estime-t-il. "Les pays doivent s'engager à atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050", a-t-il déclaré, ajoutant: "Le temps presse pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris. Nous devons faire plus, et plus vite, dès maintenant".L'Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique prévoit de plafonner le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés par rapport au niveau préindustriel, tandis que les pays poursuivront leurs efforts pour limiter l'augmentation à 1,5 C. Mais l'Organisation météorologique mondiale (OMM) estime qu'il y a au moins une probabilité sur cinq que la température moyenne mondiale dépasse déjà temporairement la barre des 1,5°C d'ici à 2024."Tous les indicateurs climatiques clés (...) mettent en lumière l'aspect durable et implacable du changement climatique, l'augmentation du nombre et de l'intensité des phénomènes extrêmes, ainsi que les pertes et dégâts de grande ampleur, qui nuisent aux individus, aux sociétés et aux économies", résume Petteri Taalas."Pour stabiliser la température moyenne mondiale à 1,5°C ou 2°C au-dessus des niveaux préindustriels d'ici la fin du siècle, il faudra une réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre, qui doit commencer à se produire au cours de cette décennie", prévient le patron de l'OMM.En 2020, les concentrations des principaux gaz à effet de serre - dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d'azote - ont continué d'augmenter malgré la réduction temporaire des émissions liée à la pandémie de Covid-19, qui a fait ralentir les économies. Par ailleurs, selon le rapport, 2020 a été l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, avec par exemple des températures ayant atteint 38°C à Verkhoyansk en Russie le 20 juin, du jamais vu au nord du cercle polaire.L'élévation du niveau de la mer s'accélère, tandis que le stockage de la chaleur et l'acidification des océans augmentent, diminuant la capacité de l'océan à modérer le changement climatique. Le rapport pointe également que l'étendue minimale de la glace de mer dans l'Arctique en septembre 2020 a été la deuxième plus faible jamais enregistrée. En outre, un nombre sans précédent de 30 tempêtes dans l'Atlantique a été enregistré avec à la clé au moins 400 décès et coûté 41 milliards de dollars de dégâts.Des vagues de chaleur extrêmes, de graves sécheresses et des incendies de forêt ont également entraîné des dizaines de milliards de dollars de pertes et de nombreux décès. Enfin, quelque 9,8 millions de déplacements, dus en grande partie aux risques et catastrophes hydrométéorologiques, ont été enregistrés au cours du premier semestre de 2020.