Les mesures approuvées par le gouvernement flamand prévoient une réduction des émissions de CO2 de 40% d'ici 2030, une ambition plus élevée que celle affichée jusqu'ici, a-t-on indiqué de source informée.

Le gouvernement flamand s'était jusqu'à présent fixé un objectif de réduction des émissions de CO2 de 35%.

Le paquet approuvé jeudi porte cet effort à 40%, selon des sources gouvernementales.

Il prévoit l'interdiction de vente de véhicules personnels à moteur à combustion ou de livraison à partir de 2029, a indiqué le cabinet du ministre-président, Jan Jambon (N-VA).

Cet aspect nécessite toutefois une forme de coopération avec le niveau fédéral, compétent pour certains aspects, a-t-on souligné de même source.

La Flandre espère ainsi se doter d'ici 2030 de l'équivalent de 100.000 points de recharge électrique pour des véhicules électriques. Elle compte aussi mettre en service davantage de "bus verts" au sein de la société publique de transport en commun De Lijn et de ses entreprises associées.

Selon l'accord trouvé jeudi, le gouvernement flamand imposera, à partir de 2023, une obligation de rénovation pour tout qui achète une maison énergivore. Tout personne qui devient propriétaire d'une maison de label PEB E ou inférieur devra faire les efforts nécessaires dans les cinq ans pour amener le bâtiment au niveau D. Des prêts sans intérêt sont mis à disposition à cette fin, a-t-on ajouté de même source.

A partir de 2023, les logements neufs en Flandre seront obligatoirement chauffés avec des pompes à chaleur hybrides. Ces systèmes fonctionnent en partie au gaz naturel et en partie à l'électricité. A partir de 2026, aucun raccordement au gaz naturel ne sera plus possible pour les bâtiments neufs. Il y aura également un incitatif pour les pompes à chaleur dans les maisons existantes.

Pour l'agriculture et l'industrie, la barre d'émissions de CO2 a été est fixée à 10% plus haut que prévu initialement.

M. Jambon s'est dit jeudi soir convaincu que les nouvelles mesures font preuve d'ambition, tout en restant réalisables et abordables." Il s'agit de trouver le bon équilibre", a-t-il commenté au regard de l'accord trouvé au sein de sa coalition régionale, rassemblant la N-VA, l'Open Vld et le CD&V.

"Comment pouvons-nous, en tant que petit pays, apporter une contribution maximale au problème climatique mondial, de manière à ce que cela soit justifiable pour tout le monde", a-t-il ajouté, alors que les discussions au sein du gouvernement flamand ont jusqu'ici empêché tout accord intrabelge sur l'épineuse question de la répartition de l'effort climatique entre le fédéral et les entités fédérées, appelée aussi "burden sharing".

La conférence sur le climat de Glasgow, la COP26 est prévue jusqu'au 12 novembre.

Greenpeace juge insuffisantes les ambitions climatiques flamandes

La réduction des émissions de CO2 de 40 pour cent que le gouvernement flamand prévoit dans son nouveau plan climat est "absolument insuffisante", a dénonce jeudi soir l'organisation de défense de l'environnement, Greenpeace.

Le gouvernement flamand est finalement parvenu jeudi à un accord sur les mesures climatiques qu'il souhaite prendre d'ici à 2030. Les mesures approuvées prévoient une réduction des émissions de CO2 de 40% par rapport à 2005. Jusqu'ici, le gouvernement flamand s'était fixé un objectif de réduction des émissions de CO2 de 35%.

Bien que revu à la hausse, cet objectif est encore jugé insuffisant par l'association écologiste Greenpeace. "L'objectif européen est de 55 % et les climatologues nous exhortent à être encore plus ambitieux", souligne Mathieu Soete, directeur de campagne pour Greenpeace.

"Même après le signal fort envoyé lors de la grande marche pour le climat du mois dernier, les politiques ont un manque total de vision et se contentent de demi-mesures", regrette M. Soete. "Nous devons de toute urgence réduire notre cheptel, rénover nos bâtiments plus rapidement et mener une transition industrielle",

L'organisation déplore encore un accord conclu rapidement, sans trajectoire claire, afin de laisser partir la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir à Glasgow, où se tient la Conférence sur le climat.

Les mesures approuvées par le gouvernement flamand prévoient une réduction des émissions de CO2 de 40% d'ici 2030, une ambition plus élevée que celle affichée jusqu'ici, a-t-on indiqué de source informée. Le gouvernement flamand s'était jusqu'à présent fixé un objectif de réduction des émissions de CO2 de 35%. Le paquet approuvé jeudi porte cet effort à 40%, selon des sources gouvernementales. Il prévoit l'interdiction de vente de véhicules personnels à moteur à combustion ou de livraison à partir de 2029, a indiqué le cabinet du ministre-président, Jan Jambon (N-VA). Cet aspect nécessite toutefois une forme de coopération avec le niveau fédéral, compétent pour certains aspects, a-t-on souligné de même source. La Flandre espère ainsi se doter d'ici 2030 de l'équivalent de 100.000 points de recharge électrique pour des véhicules électriques. Elle compte aussi mettre en service davantage de "bus verts" au sein de la société publique de transport en commun De Lijn et de ses entreprises associées. Selon l'accord trouvé jeudi, le gouvernement flamand imposera, à partir de 2023, une obligation de rénovation pour tout qui achète une maison énergivore. Tout personne qui devient propriétaire d'une maison de label PEB E ou inférieur devra faire les efforts nécessaires dans les cinq ans pour amener le bâtiment au niveau D. Des prêts sans intérêt sont mis à disposition à cette fin, a-t-on ajouté de même source. A partir de 2023, les logements neufs en Flandre seront obligatoirement chauffés avec des pompes à chaleur hybrides. Ces systèmes fonctionnent en partie au gaz naturel et en partie à l'électricité. A partir de 2026, aucun raccordement au gaz naturel ne sera plus possible pour les bâtiments neufs. Il y aura également un incitatif pour les pompes à chaleur dans les maisons existantes. Pour l'agriculture et l'industrie, la barre d'émissions de CO2 a été est fixée à 10% plus haut que prévu initialement.M. Jambon s'est dit jeudi soir convaincu que les nouvelles mesures font preuve d'ambition, tout en restant réalisables et abordables." Il s'agit de trouver le bon équilibre", a-t-il commenté au regard de l'accord trouvé au sein de sa coalition régionale, rassemblant la N-VA, l'Open Vld et le CD&V. "Comment pouvons-nous, en tant que petit pays, apporter une contribution maximale au problème climatique mondial, de manière à ce que cela soit justifiable pour tout le monde", a-t-il ajouté, alors que les discussions au sein du gouvernement flamand ont jusqu'ici empêché tout accord intrabelge sur l'épineuse question de la répartition de l'effort climatique entre le fédéral et les entités fédérées, appelée aussi "burden sharing".