En mai 2021, l'Amazonie et le Cerrado ont connu le nombre d'incendies le plus important depuis 14 ans, ressort-il des données publiées par l'Institut national de recherches spatiales (INPE), épluchées par Greenpeace. Par rapport à la même période en 2020, il s'agit d'une hausse de 65% des foyers enregistrés.

Point de basculement

Pour Greenpeace, ces "incendies constituent à la fois le symptôme et la cause de la crise climatique". "La déforestation rapproche l'Amazonie d'un point de basculement où elle ne sera plus une forêt tropicale", explique Sébastien Snoeck, expert en agriculture durable chez Greenpeace Belgique. "L'agenda désastreux (du président brésilien) Jair Bolsonaro n'a fait que s'accélérer depuis l'année dernière", poursuit-il. La majorité de ces feux sont allumés délibérément afin de défricher des espaces ensuite dédiés à l'agriculture.

"Depuis son investiture (en janvier 2019, NDLR), la destruction de la forêt amazonienne s'est accélérée sans commune mesure: augmentation de la déforestation de 34,5% en un an, taux d'assassinat de leaders autochtones le plus élevé de ces onze dernières années, effondrement et menaces des agences environnementales...", résumaient le cacique Raoni Matuktire, défenseur emblématique de la forêt amazonienne, et le cacique Almi Surui, dans une plainte déposée en janvier dernier contre le président d'extrême droite devant la Cour pénale internationale.

L'Union européenne, qui a négocié un accord, entre autres commercial, avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), ne peut pas "détourner le regard", estime Greenpeace. "Il est indispensable que l'UE et ses entreprises cessent de favoriser la destruction de la nature et le dérèglement climatique. Une des causes principales de cette destruction n'est autre que la culture du soja, dont l'Europe - et la Belgique avec elle - est une grande importatrice", rappelle M. Snoeck.

Agir sur la consommation

Greenpeace demande dès lors à la Commission européenne de mettre au point "dans un avenir proche une législation européenne stricte pour mettre fin à la consommation des produits qui jouent un rôle dans la destruction des forêts et des écosystèmes". "Malgré des ouvertures faites à la communauté internationale ces derniers mois, les intentions de Bolsonaro sont très claires : (...) tenter de démanteler les licences environnementales, réduire la taille des territoires indiens et récompenser l'accaparement illégal des terres", conclut l'expert agricole.

Outre le climat et la biodiversité, les populations locales sont elles aussi durement frappées par ces incendies et par la diminution des précipitations. Les pollutions atmosphériques augmentent également l'incidence des maladies respiratoires, alors que le Brésil recense actuellement le plus grand nombre de morts du coronavirus (465.199), juste derrière les États-Unis (595.213 décès).

En mai 2021, l'Amazonie et le Cerrado ont connu le nombre d'incendies le plus important depuis 14 ans, ressort-il des données publiées par l'Institut national de recherches spatiales (INPE), épluchées par Greenpeace. Par rapport à la même période en 2020, il s'agit d'une hausse de 65% des foyers enregistrés. Pour Greenpeace, ces "incendies constituent à la fois le symptôme et la cause de la crise climatique". "La déforestation rapproche l'Amazonie d'un point de basculement où elle ne sera plus une forêt tropicale", explique Sébastien Snoeck, expert en agriculture durable chez Greenpeace Belgique. "L'agenda désastreux (du président brésilien) Jair Bolsonaro n'a fait que s'accélérer depuis l'année dernière", poursuit-il. La majorité de ces feux sont allumés délibérément afin de défricher des espaces ensuite dédiés à l'agriculture. "Depuis son investiture (en janvier 2019, NDLR), la destruction de la forêt amazonienne s'est accélérée sans commune mesure: augmentation de la déforestation de 34,5% en un an, taux d'assassinat de leaders autochtones le plus élevé de ces onze dernières années, effondrement et menaces des agences environnementales...", résumaient le cacique Raoni Matuktire, défenseur emblématique de la forêt amazonienne, et le cacique Almi Surui, dans une plainte déposée en janvier dernier contre le président d'extrême droite devant la Cour pénale internationale. L'Union européenne, qui a négocié un accord, entre autres commercial, avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), ne peut pas "détourner le regard", estime Greenpeace. "Il est indispensable que l'UE et ses entreprises cessent de favoriser la destruction de la nature et le dérèglement climatique. Une des causes principales de cette destruction n'est autre que la culture du soja, dont l'Europe - et la Belgique avec elle - est une grande importatrice", rappelle M. Snoeck. Greenpeace demande dès lors à la Commission européenne de mettre au point "dans un avenir proche une législation européenne stricte pour mettre fin à la consommation des produits qui jouent un rôle dans la destruction des forêts et des écosystèmes". "Malgré des ouvertures faites à la communauté internationale ces derniers mois, les intentions de Bolsonaro sont très claires : (...) tenter de démanteler les licences environnementales, réduire la taille des territoires indiens et récompenser l'accaparement illégal des terres", conclut l'expert agricole. Outre le climat et la biodiversité, les populations locales sont elles aussi durement frappées par ces incendies et par la diminution des précipitations. Les pollutions atmosphériques augmentent également l'incidence des maladies respiratoires, alors que le Brésil recense actuellement le plus grand nombre de morts du coronavirus (465.199), juste derrière les États-Unis (595.213 décès).