L'histoire électorale de Belgique comporte quelques séismes. Ces moments où l'équilibre des forces bascule. Où les perdants d'hier deviennent soudainement les gagnants. Elle compte aussi quelques tremblements de terre. En ce 24 novembre 1991, les Belges sont appelés à élire leurs nouveaux représentants. Et le choc est profond. Car l'extrême droite fait des ravages. En Wallonie, le Front national séduit plus de 30 000 électeurs ; il envoie un élu à la Chambre. Mais c'est surtout au Nord que la terre tremble. En remportant 12 sièges à la Chambre, le Vlaams Blok vient de se faire un nom.

Fondé en 1978 par des dissidents de la Volksunie, le VB s'inscrit dans l'histoire du mouvement nationaliste flamand. Mais plus que d'autres formations, il lui donne un parfum d'extrême droite. Le Vlaams Blok n'entend pas détruire la démocratie parlementaire ; au contraire, il souhaite même la rendre moins élitiste. Mais dans le même temps, il s'appuie sur le critère ethnique pour construire cette communauté politique. Pour lui, seuls les Flamands - ou ceux qui sont prêts à le devenir pleinement - doivent avoir leur mot à dire.

La victoire de novembre 1991 n'est que la première d'une longue série. Jusqu'en 2004, le VB confirme et augmente ses gains. Pourquoi ? Parce que l'électeur a soif de changement ! Il en a assez des formations traditionnelles. Celles-ci finiront d'ailleurs par le comprendre. En quelques années, les PVV, SP, CVP, PSC et PRL disparaîtront pour laisser place aux VLD, SP.A (devenu Vooruit), CD&V, CDH, et autres MR.

Un autre facteur, c'est la multiplication des crises. Durant vingt ans, tueries du Brabant, affaires Agusta-Dassault, Dutroux et dioxine alourdissent le climat et éloignent l'électeur du politique. Autant de brèches dans lesquelles l'extrême droite s'engouffrera sans scrupule...

Depuis, d'autres "dimanches noirs" ont encore suivi. Le 8 octobre 2000, lorsque le Vlaams Blok a conquis un quart des sièges à Anvers lors des élections communales et le 13 juin 2004 quand le parti a obtenu 24,2% des voix lors des régionales, devenant le premier parti au parlement flamand, avec 32 sièges sur 124.

Quelques mois plus tard, le 14 novembre, le parti avait changé de nom, devenant le Vlaams Belang après une condamnation pour racisme d'asbl satellites du Blok

L'histoire électorale de Belgique comporte quelques séismes. Ces moments où l'équilibre des forces bascule. Où les perdants d'hier deviennent soudainement les gagnants. Elle compte aussi quelques tremblements de terre. En ce 24 novembre 1991, les Belges sont appelés à élire leurs nouveaux représentants. Et le choc est profond. Car l'extrême droite fait des ravages. En Wallonie, le Front national séduit plus de 30 000 électeurs ; il envoie un élu à la Chambre. Mais c'est surtout au Nord que la terre tremble. En remportant 12 sièges à la Chambre, le Vlaams Blok vient de se faire un nom.Fondé en 1978 par des dissidents de la Volksunie, le VB s'inscrit dans l'histoire du mouvement nationaliste flamand. Mais plus que d'autres formations, il lui donne un parfum d'extrême droite. Le Vlaams Blok n'entend pas détruire la démocratie parlementaire ; au contraire, il souhaite même la rendre moins élitiste. Mais dans le même temps, il s'appuie sur le critère ethnique pour construire cette communauté politique. Pour lui, seuls les Flamands - ou ceux qui sont prêts à le devenir pleinement - doivent avoir leur mot à dire.La victoire de novembre 1991 n'est que la première d'une longue série. Jusqu'en 2004, le VB confirme et augmente ses gains. Pourquoi ? Parce que l'électeur a soif de changement ! Il en a assez des formations traditionnelles. Celles-ci finiront d'ailleurs par le comprendre. En quelques années, les PVV, SP, CVP, PSC et PRL disparaîtront pour laisser place aux VLD, SP.A (devenu Vooruit), CD&V, CDH, et autres MR.Un autre facteur, c'est la multiplication des crises. Durant vingt ans, tueries du Brabant, affaires Agusta-Dassault, Dutroux et dioxine alourdissent le climat et éloignent l'électeur du politique. Autant de brèches dans lesquelles l'extrême droite s'engouffrera sans scrupule...Depuis, d'autres "dimanches noirs" ont encore suivi. Le 8 octobre 2000, lorsque le Vlaams Blok a conquis un quart des sièges à Anvers lors des élections communales et le 13 juin 2004 quand le parti a obtenu 24,2% des voix lors des régionales, devenant le premier parti au parlement flamand, avec 32 sièges sur 124. Quelques mois plus tard, le 14 novembre, le parti avait changé de nom, devenant le Vlaams Belang après une condamnation pour racisme d'asbl satellites du Blok