"Il semble que nous soyons à un nouveau tournant de cette épidémie. Ces derniers jours, nous avons constaté une légère diminution du taux d'infection. Si nous continuons ainsi, dans les jours qui viennent, les moyennes hebdomadaires commenceront, elles aussi, à diminuer", indique le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. "Le pic actuel de cette troisième vague semble, provisoirement, se situer le lundi 22 mars, avec 6.279 infections en une journée."

Le variant britannique responsable de 78% des infections

Les hospitalisations continuent d'augmenter, mais on observe aussi un léger ralentissement. "Mais le point total sur les hôpitaux, l'occupation des lits, continue d'augmenter et ne donne pas de signes de diminution. (...) Le point de l'épidémie est particulièrement sensible au niveau des unités de soins intensifs." Si les mesures sont correctement suivies, la charge pourrait tomber à moins de 300 aux soins intensifs d'ici le 1er mai. Mais pour cela, il faut d'abord réduire le nombre d'infections, insiste-t-il. Si le suivi des mesures est moins efficace, un plateau élevé pourrait se présenter, avec une stagnation entre 500 et 1000 patients aux soins intensifs jusqu'au mois de mai compris, avertit Van Laethem.

"La légère baisse des infections ne signifie pas que la partie est gagnée", poursuit le porte-parole. Les augmentations se manifestent dans toutes les tranches d'âge. Elles sont moins marquées chez les enfants, "on devine assez facilement pourquoi, puisque les écoles sont fermées." Les nouveaux se présentent de manière diffuse dans tout le pays. Mais certaines provinces, comme la Flandre occidentale et le Brabant wallon, voient leur taux de reproduction passer en dessous de 1, ce qui signifie que la transmission y ralentit. Par contre, on a encore une transmission importante dans d'autres endroits, comme la Région bruxelloise et quelques provinces wallonnes. L'incidence en province de Namur est particulièrement préoccupante, le double de la moyenne nationale.

Le variant britannique se stabilise aux alentours de 78% des infections. On a une petite augmentation du variant sud-africain (7,6%) et une discrète augmentation (3,7%) du variant brésilien.

Hospitalisations en hausse partout

Les nouvelles hospitalisations augmentent toujours. Ces derniers jours, la Belgique a connu des chiffres qui tournaient autour des 300 admissions par jour. "Ceci va continuer à augmenter, probablement, pendant quelques jours." Le taux d'occupation des hôpitaux continue d'augmenter, dans tout le pays. "Ce qui nous préoccupe davantage, c'est l'occupation des lits de soins intensifs. La courbe continue d'augmenter, avec presque 800 personnes. 60% d'entre eux ont besoin d'un respirateur."

Nous déplorons toujours 27 décès par jour. Les décès sont relativement stables, avec une petite baisse de 2% ce jour, qu'Yves Van Laethem juge "non significative".

Les patients plus jeunes

La situation dans les maisons de repos est "sous contrôle". Le taux de contamination est faible. Il y a des cas, mais ils sont isolés, avec pratiquement plus de foyers épidémiques. Seul 1,9% des personnes hospitalisées proviennent de ces établissements.

Yves Van Laethem a livré des précisions sur les profils des patients hospitalisés. Le pourcentage du nombre d'hospitalisations en fonction du nombre de tests positifs reste stable. Le patient-type actuellement admis à l'hôpital est plus jeune : "Il a 11 ans de moins depuis février-mars." L'âge médian des patients est passé de 77 ans (fin 2020) à 66 ans (mars, chiffres provisoires). Ce rajeunissement s'explique de plusieurs manières : moins de patients provenant de maisons de repos, qui sont vaccinés, et un variant plus agressif, même si cela doit encore être confirmé.

"Il semble que nous soyons à un nouveau tournant de cette épidémie. Ces derniers jours, nous avons constaté une légère diminution du taux d'infection. Si nous continuons ainsi, dans les jours qui viennent, les moyennes hebdomadaires commenceront, elles aussi, à diminuer", indique le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. "Le pic actuel de cette troisième vague semble, provisoirement, se situer le lundi 22 mars, avec 6.279 infections en une journée." Les hospitalisations continuent d'augmenter, mais on observe aussi un léger ralentissement. "Mais le point total sur les hôpitaux, l'occupation des lits, continue d'augmenter et ne donne pas de signes de diminution. (...) Le point de l'épidémie est particulièrement sensible au niveau des unités de soins intensifs." Si les mesures sont correctement suivies, la charge pourrait tomber à moins de 300 aux soins intensifs d'ici le 1er mai. Mais pour cela, il faut d'abord réduire le nombre d'infections, insiste-t-il. Si le suivi des mesures est moins efficace, un plateau élevé pourrait se présenter, avec une stagnation entre 500 et 1000 patients aux soins intensifs jusqu'au mois de mai compris, avertit Van Laethem."La légère baisse des infections ne signifie pas que la partie est gagnée", poursuit le porte-parole. Les augmentations se manifestent dans toutes les tranches d'âge. Elles sont moins marquées chez les enfants, "on devine assez facilement pourquoi, puisque les écoles sont fermées." Les nouveaux se présentent de manière diffuse dans tout le pays. Mais certaines provinces, comme la Flandre occidentale et le Brabant wallon, voient leur taux de reproduction passer en dessous de 1, ce qui signifie que la transmission y ralentit. Par contre, on a encore une transmission importante dans d'autres endroits, comme la Région bruxelloise et quelques provinces wallonnes. L'incidence en province de Namur est particulièrement préoccupante, le double de la moyenne nationale. Le variant britannique se stabilise aux alentours de 78% des infections. On a une petite augmentation du variant sud-africain (7,6%) et une discrète augmentation (3,7%) du variant brésilien. Les nouvelles hospitalisations augmentent toujours. Ces derniers jours, la Belgique a connu des chiffres qui tournaient autour des 300 admissions par jour. "Ceci va continuer à augmenter, probablement, pendant quelques jours." Le taux d'occupation des hôpitaux continue d'augmenter, dans tout le pays. "Ce qui nous préoccupe davantage, c'est l'occupation des lits de soins intensifs. La courbe continue d'augmenter, avec presque 800 personnes. 60% d'entre eux ont besoin d'un respirateur."Nous déplorons toujours 27 décès par jour. Les décès sont relativement stables, avec une petite baisse de 2% ce jour, qu'Yves Van Laethem juge "non significative". La situation dans les maisons de repos est "sous contrôle". Le taux de contamination est faible. Il y a des cas, mais ils sont isolés, avec pratiquement plus de foyers épidémiques. Seul 1,9% des personnes hospitalisées proviennent de ces établissements. Yves Van Laethem a livré des précisions sur les profils des patients hospitalisés. Le pourcentage du nombre d'hospitalisations en fonction du nombre de tests positifs reste stable. Le patient-type actuellement admis à l'hôpital est plus jeune : "Il a 11 ans de moins depuis février-mars." L'âge médian des patients est passé de 77 ans (fin 2020) à 66 ans (mars, chiffres provisoires). Ce rajeunissement s'explique de plusieurs manières : moins de patients provenant de maisons de repos, qui sont vaccinés, et un variant plus agressif, même si cela doit encore être confirmé.