"Je ne soutiens plus le gouvernement bruxellois." Christophe Magdalijns, député bruxellois DeFI, rend ses mandats de vice-président du parlement et de chef de groupe à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais il reste député et président du conseil communal d'Auderghem. Voilà ce qu'il a annoncé ce mardi midi sur BX1.

C'est la première conséquence concrète pour le parti de François De Smet, consécutive au compromis conclu sur la neutralité dans les services publics et la décision prise par la majorité régionale (PS, Ecolo et DeFI du côté francophone) de ne pas interjeter appel suite à l'ordonnance du tribunal de travail de Bruxelles au sujet du voile.

Une rupture avec DeFI? Le député souligne que la décision de couper les ponts avec le parti "ne dépend pas" de lui: "je ne quittera pas DeFI parce que j'ai défendu les valeurs de DeFI", plaide-t-il.

Il y a en tout cas eu des échanges vifs en rapport avec l'accord bruxellois, concède Christophe Magdalijns. Ces échanges ont encore lieu aujourd'hui. Je ne suis pas mal à l'aise avec DeFI, je suis très mal à l'aise avec cet accord et la façon dont nous avons abordé les négociations et présenté cet accord."

Le parti, sur le sujet, a suivi son président, François De Smet. D'où la décision du député: "Je ne souhaite plus soutenir le gouvernement bruxellois. Il doit restaurer la confiance. Le gouvernement doit lui aussi apporter des solutions dans le dossier de la neutralité des services publics."

Sur son blog, le député explique longuement pourquoi cet accord est si mauvais, à ses yeux. "Je suis de ceux qui voient en cet accord une capitulation des défenseurs de la neutralité pleine et entière. Avouons-le, une capitulation est toujours chose possible lors de conflits et rapports de force perdus. Partant, quelle attitude adopter? Plusieurs options s'ouvraient à DéFI mais en aucun cas celle qui a été choisie par la direction du parti et qui consiste à présenter l'accord sur la neutralité comme une victoire. Cette attitude a tout d'un triomphalisme de mauvais aloi. C'est manquer de respect pour les valeurs de neutralité et de laïcité qui font notre ADN. C'est aussi manquer de respect et de considération pour nos militants et sympathisants à qui nous devons sincérité et transparence."

Le député parle ni plus ni moins d'un "hold up de la part des socialistes et des écologistes" et déplore que son parti n'ait pas été '"au fond du rapport de forces" alors que son président avait mis sa participation gouvernementale dans la balance". Selon lui, il n'y a pas eu la possibilité d'un débatde fond à son sujet.

Plusieurs membres du MR, qui se positionne fortement au sujet d'une neutralité intégrale, ont déjà tendu la main au député. Le député souligne qu'il pourrait tout simplement quitter la politique: "Je ne suis pas toujours à l'aise, il y a une façon de faire de la politique qui devrait être revisitée."

"Je ne soutiens plus le gouvernement bruxellois." Christophe Magdalijns, député bruxellois DeFI, rend ses mandats de vice-président du parlement et de chef de groupe à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais il reste député et président du conseil communal d'Auderghem. Voilà ce qu'il a annoncé ce mardi midi sur BX1.C'est la première conséquence concrète pour le parti de François De Smet, consécutive au compromis conclu sur la neutralité dans les services publics et la décision prise par la majorité régionale (PS, Ecolo et DeFI du côté francophone) de ne pas interjeter appel suite à l'ordonnance du tribunal de travail de Bruxelles au sujet du voile.Une rupture avec DeFI? Le député souligne que la décision de couper les ponts avec le parti "ne dépend pas" de lui: "je ne quittera pas DeFI parce que j'ai défendu les valeurs de DeFI", plaide-t-il.Il y a en tout cas eu des échanges vifs en rapport avec l'accord bruxellois, concède Christophe Magdalijns. Ces échanges ont encore lieu aujourd'hui. Je ne suis pas mal à l'aise avec DeFI, je suis très mal à l'aise avec cet accord et la façon dont nous avons abordé les négociations et présenté cet accord."Le parti, sur le sujet, a suivi son président, François De Smet. D'où la décision du député: "Je ne souhaite plus soutenir le gouvernement bruxellois. Il doit restaurer la confiance. Le gouvernement doit lui aussi apporter des solutions dans le dossier de la neutralité des services publics."Sur son blog, le député explique longuement pourquoi cet accord est si mauvais, à ses yeux. "Je suis de ceux qui voient en cet accord une capitulation des défenseurs de la neutralité pleine et entière. Avouons-le, une capitulation est toujours chose possible lors de conflits et rapports de force perdus. Partant, quelle attitude adopter? Plusieurs options s'ouvraient à DéFI mais en aucun cas celle qui a été choisie par la direction du parti et qui consiste à présenter l'accord sur la neutralité comme une victoire. Cette attitude a tout d'un triomphalisme de mauvais aloi. C'est manquer de respect pour les valeurs de neutralité et de laïcité qui font notre ADN. C'est aussi manquer de respect et de considération pour nos militants et sympathisants à qui nous devons sincérité et transparence."Le député parle ni plus ni moins d'un "hold up de la part des socialistes et des écologistes" et déplore que son parti n'ait pas été '"au fond du rapport de forces" alors que son président avait mis sa participation gouvernementale dans la balance". Selon lui, il n'y a pas eu la possibilité d'un débatde fond à son sujet.Plusieurs membres du MR, qui se positionne fortement au sujet d'une neutralité intégrale, ont déjà tendu la main au député. Le député souligne qu'il pourrait tout simplement quitter la politique: "Je ne suis pas toujours à l'aise, il y a une façon de faire de la politique qui devrait être revisitée."