Neuf policiers ont dû être hospitalisés, dont un se trouve toujours en observation. L'un des agents souffre d'une fracture de la clavicule. Parmi ces blessés figure un motard de la police qui a été la cible des émeutiers alors qu'il se trouvait sur sa moto. Il avait été roué de coups mais ne présente pas de blessures graves, a précisé Christian Beaupère, évoquant une "furie" et un "déferlement" de violences.

Selon le chef de corps de la police de Liège Christian Beaupère, il s'agissait d'un mouvement organisé et prévu. "Nous avons ressenti une organisation car ils ont surgi en quelques minutes et dans la manière de procéder, on voit que ce n'est pas un coup d'essai. Ces 200 à 300 personnes ne sont pas uniquement des Liégeois, il y a des Bruxellois et des gens qui viennent de la périphérie liégeoise, " a-t-il expliqué.

Face à ce phénomène, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer a expliqué que la ville allait devoir changer sa manière de surveiller et d'anticiper ce genre d'organisation sur les réseaux sociaux."Nous allons devoir nous adapter aux situations, notamment avec les réseaux sociaux. Notre stratégie doit être revue", a-t-il dit.

La publication de vidéos d'interventions de la police est un autre phénomène de plus en plus répandu. A ce sujet, quelques centaines de Bodycam ont déjà été commandées et les agents d'intervention de la zone de police de Liège devraient en être équipés dans les prochaines semaines. Ces petites caméras permettront, tant pour le citoyen que pour le policier, de filmer et d'écouter les interventions.

Un phénomène encore nouveau que Willy Demeyer souhaite désormais prendre en compte. "Lorsque des vidéos d'interventions sont publiées sur les réseaux sociaux, la police se trouve en infériorité car elle ne peut pas communiquer sur le dossier en raison du secret de l'instruction. Nous allons travailler avec la police pour améliorer la formation des policiers", a expliqué le bourgmestre. Le but sera notamment de mieux préparer les policiers à réagir lorsqu'une personne filme une intervention.

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Six arrestations sont judiciaires et quatre administratives. Parmi les auteurs, trois sont Liégeois et un est mineur. Pour les autres, il s'agit d'hommes âgés entre 20 et 30 ans. La police liégeoise a également expliqué que l'objectif samedi après-midi était d'abord de protéger les biens et les commerces du centre-ville, avant de mener des interpellations. Les enquêteurs se concentrent désormais sur la recherche et l'identification d'autres auteurs, notamment en collaboration avec le zones de police bruxelloises puisque certains casseurs proviennent de la capitale. De nouvelles interpellations devraient avoir lieu dans les prochains jours.

Dix personnes ont été interpellées

Une manifestation 'Black lives matter' de quelques dizaines de personnes se tenait samedi après-midi, place Saint-Lambert à Liège. Ce rassemblement était prévu dans le cadre de l'arrestation judiciaire pour rébellion d'une femme congolaise lundi matin, place Saint-Lambert à Liège. Un dispositif policier important avait été prévu pour éviter tout débordement. Vers la fin de la manifestation, des individus ont renversé et agressé violemment un policier à moto. Selon une porte-parole de la police de Liège jointe dans l'après-midi, les incidents ont commencé quand "des jeunes ont rejoint le groupe de manifestants pacifiques puis quitté la manifestation pour aller saccager le centre-ville".

Le commissariat de Liège-Centre, situé rue de la Régence, a été caillassé, tout comme plusieurs véhicules de police du centre-ville. Des magasins et fast-food ont également été caillassés et certains d'entre eux ont été pillés. Quelques vitres des Galeries Saint-Lambert et de l'hôtel de ville ont été brisées. La police a été victime de jet de pavés, de panneaux de signalisations, de bouteilles en verre et de chaussures. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés par les forces de l'ordre.

Au total, 250 policiers de la police de Liège et de la police fédérale étaient présents sur place avec l'appui de trois arroseuses.

Le calme est revenu vers 20h samedi soir.

Neuf policiers ont dû être hospitalisés, dont un se trouve toujours en observation. L'un des agents souffre d'une fracture de la clavicule. Parmi ces blessés figure un motard de la police qui a été la cible des émeutiers alors qu'il se trouvait sur sa moto. Il avait été roué de coups mais ne présente pas de blessures graves, a précisé Christian Beaupère, évoquant une "furie" et un "déferlement" de violences. Selon le chef de corps de la police de Liège Christian Beaupère, il s'agissait d'un mouvement organisé et prévu. "Nous avons ressenti une organisation car ils ont surgi en quelques minutes et dans la manière de procéder, on voit que ce n'est pas un coup d'essai. Ces 200 à 300 personnes ne sont pas uniquement des Liégeois, il y a des Bruxellois et des gens qui viennent de la périphérie liégeoise, " a-t-il expliqué. Face à ce phénomène, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer a expliqué que la ville allait devoir changer sa manière de surveiller et d'anticiper ce genre d'organisation sur les réseaux sociaux."Nous allons devoir nous adapter aux situations, notamment avec les réseaux sociaux. Notre stratégie doit être revue", a-t-il dit. La publication de vidéos d'interventions de la police est un autre phénomène de plus en plus répandu. A ce sujet, quelques centaines de Bodycam ont déjà été commandées et les agents d'intervention de la zone de police de Liège devraient en être équipés dans les prochaines semaines. Ces petites caméras permettront, tant pour le citoyen que pour le policier, de filmer et d'écouter les interventions. Un phénomène encore nouveau que Willy Demeyer souhaite désormais prendre en compte. "Lorsque des vidéos d'interventions sont publiées sur les réseaux sociaux, la police se trouve en infériorité car elle ne peut pas communiquer sur le dossier en raison du secret de l'instruction. Nous allons travailler avec la police pour améliorer la formation des policiers", a expliqué le bourgmestre. Le but sera notamment de mieux préparer les policiers à réagir lorsqu'une personne filme une intervention.Six arrestations sont judiciaires et quatre administratives. Parmi les auteurs, trois sont Liégeois et un est mineur. Pour les autres, il s'agit d'hommes âgés entre 20 et 30 ans. La police liégeoise a également expliqué que l'objectif samedi après-midi était d'abord de protéger les biens et les commerces du centre-ville, avant de mener des interpellations. Les enquêteurs se concentrent désormais sur la recherche et l'identification d'autres auteurs, notamment en collaboration avec le zones de police bruxelloises puisque certains casseurs proviennent de la capitale. De nouvelles interpellations devraient avoir lieu dans les prochains jours. Une manifestation 'Black lives matter' de quelques dizaines de personnes se tenait samedi après-midi, place Saint-Lambert à Liège. Ce rassemblement était prévu dans le cadre de l'arrestation judiciaire pour rébellion d'une femme congolaise lundi matin, place Saint-Lambert à Liège. Un dispositif policier important avait été prévu pour éviter tout débordement. Vers la fin de la manifestation, des individus ont renversé et agressé violemment un policier à moto. Selon une porte-parole de la police de Liège jointe dans l'après-midi, les incidents ont commencé quand "des jeunes ont rejoint le groupe de manifestants pacifiques puis quitté la manifestation pour aller saccager le centre-ville". Le commissariat de Liège-Centre, situé rue de la Régence, a été caillassé, tout comme plusieurs véhicules de police du centre-ville. Des magasins et fast-food ont également été caillassés et certains d'entre eux ont été pillés. Quelques vitres des Galeries Saint-Lambert et de l'hôtel de ville ont été brisées. La police a été victime de jet de pavés, de panneaux de signalisations, de bouteilles en verre et de chaussures. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés par les forces de l'ordre.Au total, 250 policiers de la police de Liège et de la police fédérale étaient présents sur place avec l'appui de trois arroseuses. Le calme est revenu vers 20h samedi soir.