Faut-il continuer à payer quelqu'un qui ne va plus au boulot depuis des mois et qui a perdu la confiance de tous dans son environnement de travail? Poser la question suffit à mettre la plupart des gens en colère. Ajoutez-y les mots "politique" et "5 000 euros net par mois" et la colère devient insupportable.
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Faut-il continuer à payer quelqu'un qui ne va plus au boulot depuis des mois et qui a perdu la confiance de tous dans son environnement de travail? Poser la question suffit à mettre la plupart des gens en colère. Ajoutez-y les mots "politique" et "5 000 euros net par mois" et la colère devient insupportable. Telle est la pagaille créée par la parlementaire flamande Sihame El Kaouakibi (NDLR: députée Open VLD suspectée de détournement de fonds publics, aujourd'hui sous certificat médical), tombée en disgrâce pour n'avoir pu réfuter des accusations pertinentes, détaillées et documentées de magouilles. De parlementaire qui faisait preuve d'engagement et de franc-parler, elle est tombée au rang de politicienne en qui toute confiance est perdue [...] En restant en congé de maladie avec maintien de sa rémunération alors que le parlement flamand a repris ses travaux, la crise de confiance ne fait que croître et l'indignation, justifiée, est largement partagée. Le plus délicat de l' affaire est que l'on ne peut y faire grand-chose, parce que c'est le prix à payer pour un Etat de droit démocratique. El Kaouakibi n'est pas l'employée de la "SA Vlaams Parlement", elle a été élue par l'électeur flamand. Sans doute a-t-elle perdu la confiance mais, jusqu'à preuve du contraire, elle reste présumée innocente devant la justice. Forcer El Kaouakibi à la démission ou agir sur son salaire est dès lors délicat [...] Il n'existe qu'une issue: El Kaouakibi doit elle-même tirer sa révérence. En ne le faisant pas, elle mine la confiance dans tout le système politique. De Tijd, 16 septembre.