Comment Sihame El Kaouakibi a-t-elle pu décrocher autant de subsides pour son projet Let's Go Urban (LGU) et d'autres asbl sans que personne n'ait remarqué qu'une partie de l'argent n'arrivait pas à bon port? Cette question est pour l'instant politiquement plus pertinente que les détails saillants des malversation...

Comment Sihame El Kaouakibi a-t-elle pu décrocher autant de subsides pour son projet Let's Go Urban (LGU) et d'autres asbl sans que personne n'ait remarqué qu'une partie de l'argent n'arrivait pas à bon port? Cette question est pour l'instant politiquement plus pertinente que les détails saillants des malversations de l'ex-politicienne Open VLD. Il est intéressant à ce propos de se tourner vers l'administration communale d'Anvers, qui s'est montrée un bailleur de fonds enthousiaste. Manifestement, la coalition dirigée par le bourgmestre Bart De Wever (N-VA) s'est posé peu de questions. Juste avant que l'actuelle coalition ne prenne ses fonctions fin 2018, l'ancienne équipe approuvait encore in extremis un budget de 430 000 euros en faveur de l'Urban Center, appelé à devenir le point de chute de LGU. 430 000 euros pour un chantier qui n'avait pas démarré. [...] De Wever reconnaît sa responsabilité politique dans toute cette affaire. C'est déjà ça. Il est tout à son honneur qu'en tant que bourgmestre, il assume pour tout l'ancien collège. Mais c'est un peu trop facile. Où est, par exemple, Nabilla Ait Daoud (N-VA) qui, en tant qu'échevine de la Jeunesse sous la précédente législature, avait introduit El Kaouakibi? Que nombre d'éminents CEO et d'autres niveaux de pouvoir aient sorti de l'argent pour les projets d'El Kaouakibi, comme le relève De Wever, ne peut servir d'excuse. C'est l'administration communale qui a été l'une des premières à la presser sur sa poitrine et à lui conférer ainsi tant de légitimité.