La demande a été plus particulièrement portée, et parfois vivement, par plusieurs partis francophones qui ont relayé les doléances des médecins généralistes face à la lenteur du processus de vaccination. Dans l'opposition, le cdH et le PTB ont insisté sur le rôle des généralistes et, dans la majorité, Ecolo et le MR ont haussé le ton. "Où est le risque de laisser les généralistes vacciner? " a demandé Laurence Hennuy (Ecolo-Groen). "Ca se fait dans beaucoup de pays, que l'on arrête de nous raconter des sornettes. Les professionnels de la vaccination sont mis à l'écart", a dénoncé Daniel Bacquelaine (MR). "Je ne suis par fermé à un débat sur le rôle des généralistes mais dans un stade ultérieur", a expliqué M. Vandenbroucke.

Actuellement, les conditions de la campagne de vaccination empêchent l'implication des cabinets des généralistes. Les vaccins sont contenus dans des flacons à doses multiples, ils doivent être conservés dans des conditions particulières et il n'est pas possible de livrer tous les cabinets. "C'est la raison pour laquelle toutes les personnes habitant en Belgique devront être invitées à la vaccination dans un modèle collectif", a ajouté le ministre.

M. Vandenbroucke ne souhaite pas rendre la vaccination obligatoire. "L'obligation ne va pas résoudre notre problème. On doit continuer à convaincre", a-t-il souligné. Selon une enquête menée par Sciensano en décembre, il restait de nombreuses personnes hésitant à se faire vacciner voire refusant, surtout à Bruxelles et en Wallonie (respectivement 29% et 16% dans la capitale, et 31% et 21% dans le sud du pays).

Vendredi, le comité de concertation n'a pas pris de décision d'assouplissement au regard des chiffres de contamination et d'hospitalisation en hausse inquiétante. Il attend de voir l'évolution de ces paramètres avant de réévaluer la situation au cours d'une réunion au plus tard vendredi. Si des assouplissements devaient avoir lieu, ils concerneront d'abord la jeunesse et l'enseignement. "Beaucoup de gens sont d'accord pour dire que si on peut assouplir, on doit avoir une attention particulière pour les jeunes et l'enseignement. C'est une bonne chose d'avoir pu garder les écoles ouvertes contrairement à d'autres pays", estime le ministre.

"Si on est face à une aggravation de la crise, la mission première est d'essayer de garder les écoles ouvertes. Ce qui est important pour les jeunes doit recueillir notre première attention", a-t-il ajouté.

Pour le MR, les généralistes doivent entrer en piste

"Si on veut la campagne de vaccination la plus efficace possible, il faut anticiper", et faire rapidement entrer en piste les médecins généralistes et la médecine du travail, estime la députée régionale MR Rachel Sobry, mardi, au terme d'une réunion de la commission Santé du parlement wallon durant laquelle la question de la vaccination a monopolisé une bonne partie des débats.

"Depuis des mois, nous plaidons pour impliquer les médecins généralistes dans la vaccination. Nous les avons rencontrés virtuellement et en avons discuté. Ils ne demandent qu'à être inclus" dans la campagne de vaccination, explique la députée libérale.

"Ce sont eux qui connaissent le mieux leurs patients et à ce titre, ils peuvent contribuer à renforcer l'adhésion aux vaccins, en expliquant, en répondant aux questions, en rassurant. Chaque année, en quelques mois, ils vaccinent un Belge sur cinq contre la grippe", ajoute-t-elle.

Rachel Sobry, Belga
Rachel Sobry © Belga

Plutôt que des vaccinations à la chaine dans des grands centres, le MR propose donc "de s'appuyer sur ce tissu social qui existe et qui est prêt", à l'instar de ce qui se fait en France où les médecins généralistes, avec le support des pharmacies qui les approvisionnent en vaccins, ont déjà pu sélectionner leurs premiers patients parmi les plus vulnérables.

Parallèlement, les libéraux souhaitent également intégrer la médecine du travail pour vacciner au sein des entreprises, avec une priorité accordée aux travailleurs de plus de 50 ans avec comorbidités.

"Cette piste n'est jusqu'à présent pas retenue chez nous sans qu'on comprenne exactement pourquoi. Il nous a été répondu qu'il fallait veiller à respecter la volonté des salariés de se faire vacciner ou non, et veiller à la non-discrimination par rapport à ce choix. C'est évident, mais c'est un débat qui ne se pose pas", la médecine du travail pouvant vacciner dans le strict respect des règles déontologiques liées au consentement des personnes, au secret médical et à la confidentialité des vaccinations vis-à-vis de l'employeur. "C'est déjà ce qui se fait chaque année pour la vaccination contre la grippe", souligne encore Rachel Sobry.

Selon cette dernière, "nous devons oser sortir du 'tout va bien' et admettre que la vaccination a démarré de manière poussive, particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Aujourd'hui, alors que des centaines de milliers de doses sont stockées dans les frigos, les différents ministres de la Santé semblent tout de même se diriger vers un reset de l'organisation", une réinitialisation également poussée par la volte-face du Conseil supérieur de la Santé qui vient d'autoriser l'administration du vaccin AstraZeneca aux plus de 55 ans.

"Dans les semaines à venir, nous devons accélérer. Et si on veut une campagne de vaccination la plus efficace possible, c'est aujourd'hui que nous devons anticiper pour que tout soit réellement prêt quand les vaccins arriveront en grand nombre", conclut la députée régionale MR.

La demande a été plus particulièrement portée, et parfois vivement, par plusieurs partis francophones qui ont relayé les doléances des médecins généralistes face à la lenteur du processus de vaccination. Dans l'opposition, le cdH et le PTB ont insisté sur le rôle des généralistes et, dans la majorité, Ecolo et le MR ont haussé le ton. "Où est le risque de laisser les généralistes vacciner? " a demandé Laurence Hennuy (Ecolo-Groen). "Ca se fait dans beaucoup de pays, que l'on arrête de nous raconter des sornettes. Les professionnels de la vaccination sont mis à l'écart", a dénoncé Daniel Bacquelaine (MR). "Je ne suis par fermé à un débat sur le rôle des généralistes mais dans un stade ultérieur", a expliqué M. Vandenbroucke.Actuellement, les conditions de la campagne de vaccination empêchent l'implication des cabinets des généralistes. Les vaccins sont contenus dans des flacons à doses multiples, ils doivent être conservés dans des conditions particulières et il n'est pas possible de livrer tous les cabinets. "C'est la raison pour laquelle toutes les personnes habitant en Belgique devront être invitées à la vaccination dans un modèle collectif", a ajouté le ministre. M. Vandenbroucke ne souhaite pas rendre la vaccination obligatoire. "L'obligation ne va pas résoudre notre problème. On doit continuer à convaincre", a-t-il souligné. Selon une enquête menée par Sciensano en décembre, il restait de nombreuses personnes hésitant à se faire vacciner voire refusant, surtout à Bruxelles et en Wallonie (respectivement 29% et 16% dans la capitale, et 31% et 21% dans le sud du pays).Vendredi, le comité de concertation n'a pas pris de décision d'assouplissement au regard des chiffres de contamination et d'hospitalisation en hausse inquiétante. Il attend de voir l'évolution de ces paramètres avant de réévaluer la situation au cours d'une réunion au plus tard vendredi. Si des assouplissements devaient avoir lieu, ils concerneront d'abord la jeunesse et l'enseignement. "Beaucoup de gens sont d'accord pour dire que si on peut assouplir, on doit avoir une attention particulière pour les jeunes et l'enseignement. C'est une bonne chose d'avoir pu garder les écoles ouvertes contrairement à d'autres pays", estime le ministre. "Si on est face à une aggravation de la crise, la mission première est d'essayer de garder les écoles ouvertes. Ce qui est important pour les jeunes doit recueillir notre première attention", a-t-il ajouté."Si on veut la campagne de vaccination la plus efficace possible, il faut anticiper", et faire rapidement entrer en piste les médecins généralistes et la médecine du travail, estime la députée régionale MR Rachel Sobry, mardi, au terme d'une réunion de la commission Santé du parlement wallon durant laquelle la question de la vaccination a monopolisé une bonne partie des débats."Depuis des mois, nous plaidons pour impliquer les médecins généralistes dans la vaccination. Nous les avons rencontrés virtuellement et en avons discuté. Ils ne demandent qu'à être inclus" dans la campagne de vaccination, explique la députée libérale. "Ce sont eux qui connaissent le mieux leurs patients et à ce titre, ils peuvent contribuer à renforcer l'adhésion aux vaccins, en expliquant, en répondant aux questions, en rassurant. Chaque année, en quelques mois, ils vaccinent un Belge sur cinq contre la grippe", ajoute-t-elle. Plutôt que des vaccinations à la chaine dans des grands centres, le MR propose donc "de s'appuyer sur ce tissu social qui existe et qui est prêt", à l'instar de ce qui se fait en France où les médecins généralistes, avec le support des pharmacies qui les approvisionnent en vaccins, ont déjà pu sélectionner leurs premiers patients parmi les plus vulnérables. Parallèlement, les libéraux souhaitent également intégrer la médecine du travail pour vacciner au sein des entreprises, avec une priorité accordée aux travailleurs de plus de 50 ans avec comorbidités. "Cette piste n'est jusqu'à présent pas retenue chez nous sans qu'on comprenne exactement pourquoi. Il nous a été répondu qu'il fallait veiller à respecter la volonté des salariés de se faire vacciner ou non, et veiller à la non-discrimination par rapport à ce choix. C'est évident, mais c'est un débat qui ne se pose pas", la médecine du travail pouvant vacciner dans le strict respect des règles déontologiques liées au consentement des personnes, au secret médical et à la confidentialité des vaccinations vis-à-vis de l'employeur. "C'est déjà ce qui se fait chaque année pour la vaccination contre la grippe", souligne encore Rachel Sobry. Selon cette dernière, "nous devons oser sortir du 'tout va bien' et admettre que la vaccination a démarré de manière poussive, particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Aujourd'hui, alors que des centaines de milliers de doses sont stockées dans les frigos, les différents ministres de la Santé semblent tout de même se diriger vers un reset de l'organisation", une réinitialisation également poussée par la volte-face du Conseil supérieur de la Santé qui vient d'autoriser l'administration du vaccin AstraZeneca aux plus de 55 ans. "Dans les semaines à venir, nous devons accélérer. Et si on veut une campagne de vaccination la plus efficace possible, c'est aujourd'hui que nous devons anticiper pour que tout soit réellement prêt quand les vaccins arriveront en grand nombre", conclut la députée régionale MR.