Le fabricant de vaccins AstraZeneca livrera 200.000 doses de moins que promis en mars, a déclaré le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke jeudi soir sur la VRT. "Au lieu des 700.000 doses promises, il n'y en aurait que 500.000. C'est bien sûr très ennuyeux et cela oblige les entités fédérées à s'adapter en permanence", a dit M. Vandenbroucke.

Le ministre n'est d'ailleurs pas satisfait des livraisons du producteur. "La science derrière le vaccin AstraZeneca est très solide: c'est un vaccin sûr et bon, mais l'aspect industriel et économique est sinueux. Ils ne parviennent pas à organiser la production comme promis", a conclu le ministre.

Bruxelles: des doses en moins, mais les centres ouvriront comme prévu

La Région bruxelloise recevra pour les deux prochaines semaines 12.000 des 37.000 doses de vaccins AstraZeneca attendues initialement. Les équipes de la Cocom ferment progressivement les plages horaires de vaccination initialement prévues en conséquence. Toutefois, le stock disponible permettra de vacciner comme prévu la semaine prochaine, a affirmé jeudi le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron (Ecolo). Pour la suite, des plages horaires sont progressivement fermées, a-t-il expliqué en commission de la Santé du parlement bruxellois.

Le ministre était invité à faire le point sur la vaccination. Il n'a pas nié les problèmes informatiques de diverses natures, dont un problème d'efficacité de serveur, rencontrés au cours des derniers jours. Il a indiqué que des adaptations étaient en cours. Ces soucis ont provoqué par moments, surtout le matin, une saturation du call center dont les effectifs, 85 actuellement, seront progressivement étoffés avec l'arrivée de 130 agents en cours de formation.

Je voudrais que l'on cesse de faire croire que les ministres de la Santé prennent je ne sais quel plaisir en s'asseyant sur les stocks

Alain Maron (Ecolo)

Selon M. Maron, l'approvisionnement influence constamment la stratégie et le planning de vaccination. A la fin du mois on veut atteindre une provision d'une dizaine de jours de vaccins AstraZeneca, une semaine pour le Pfizer et un peu plus pur le Moderna pour assurer les vaccinations de la semaine suivante. L'idée est de pouvoir ouvrir des créneaux horaires quatorze jours à l'avance. Comme prévu, les centres qui utiliseront les vaccins AstraZeneca seront malgré tout progressivement ouverts à partir de la semaine prochaine comme prévu, en dépit des retards de fourniture pour offrir une meilleure répartition géographique à la population. Sans cette préoccupation, les deux centres ouverts - Heysel et Pacheco- suffiraient pour suivre le rythme des livraisons, a-t-il souligné.

Au passage, le ministre écologiste s'en est pris à ceux "qui font croire que l'on peut travailler à flux tendu". "On ne peut le faire que si on a des garanties sur la livraison des vaccins. Le 'out' est comme le 'in'. Pour faire cela il faut une sécurité d'approvisionnement. Or, à part sur le Pfizer, nous n'avons aucune certitude sur le 'in'. Demander plus d'heures, plus de centres, et de travailler en flux tendu est absurde et dangereux car cela fait croire des choses à la population qui n'existent pas. Quand nous serons mieux approvisionnés nous ouvrirons plus de centres et de plages horaires", a-t-il promis. "Je voudrais que l'on cesse de faire croire que les ministres de la Santé prennent je ne sais quel plaisir en s'asseyant sur les stocks", a-t-il conclu.

Le fabricant de vaccins AstraZeneca livrera 200.000 doses de moins que promis en mars, a déclaré le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke jeudi soir sur la VRT. "Au lieu des 700.000 doses promises, il n'y en aurait que 500.000. C'est bien sûr très ennuyeux et cela oblige les entités fédérées à s'adapter en permanence", a dit M. Vandenbroucke.Le ministre n'est d'ailleurs pas satisfait des livraisons du producteur. "La science derrière le vaccin AstraZeneca est très solide: c'est un vaccin sûr et bon, mais l'aspect industriel et économique est sinueux. Ils ne parviennent pas à organiser la production comme promis", a conclu le ministre.La Région bruxelloise recevra pour les deux prochaines semaines 12.000 des 37.000 doses de vaccins AstraZeneca attendues initialement. Les équipes de la Cocom ferment progressivement les plages horaires de vaccination initialement prévues en conséquence. Toutefois, le stock disponible permettra de vacciner comme prévu la semaine prochaine, a affirmé jeudi le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron (Ecolo). Pour la suite, des plages horaires sont progressivement fermées, a-t-il expliqué en commission de la Santé du parlement bruxellois. Le ministre était invité à faire le point sur la vaccination. Il n'a pas nié les problèmes informatiques de diverses natures, dont un problème d'efficacité de serveur, rencontrés au cours des derniers jours. Il a indiqué que des adaptations étaient en cours. Ces soucis ont provoqué par moments, surtout le matin, une saturation du call center dont les effectifs, 85 actuellement, seront progressivement étoffés avec l'arrivée de 130 agents en cours de formation. Selon M. Maron, l'approvisionnement influence constamment la stratégie et le planning de vaccination. A la fin du mois on veut atteindre une provision d'une dizaine de jours de vaccins AstraZeneca, une semaine pour le Pfizer et un peu plus pur le Moderna pour assurer les vaccinations de la semaine suivante. L'idée est de pouvoir ouvrir des créneaux horaires quatorze jours à l'avance. Comme prévu, les centres qui utiliseront les vaccins AstraZeneca seront malgré tout progressivement ouverts à partir de la semaine prochaine comme prévu, en dépit des retards de fourniture pour offrir une meilleure répartition géographique à la population. Sans cette préoccupation, les deux centres ouverts - Heysel et Pacheco- suffiraient pour suivre le rythme des livraisons, a-t-il souligné. Au passage, le ministre écologiste s'en est pris à ceux "qui font croire que l'on peut travailler à flux tendu". "On ne peut le faire que si on a des garanties sur la livraison des vaccins. Le 'out' est comme le 'in'. Pour faire cela il faut une sécurité d'approvisionnement. Or, à part sur le Pfizer, nous n'avons aucune certitude sur le 'in'. Demander plus d'heures, plus de centres, et de travailler en flux tendu est absurde et dangereux car cela fait croire des choses à la population qui n'existent pas. Quand nous serons mieux approvisionnés nous ouvrirons plus de centres et de plages horaires", a-t-il promis. "Je voudrais que l'on cesse de faire croire que les ministres de la Santé prennent je ne sais quel plaisir en s'asseyant sur les stocks", a-t-il conclu.