Les citoyens sont évidemment les premières victimes des tragiques inondations qui ont frappé la Belgique en juillet. Si le bilan humain et matériel est lourd pour les habitants, l'infrastructure publique n'a pas non plus été épargnée.
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Les citoyens sont évidemment les premières victimes des tragiques inondations qui ont frappé la Belgique en juillet. Si le bilan humain et matériel est lourd pour les habitants, l'infrastructure publique n'a pas non plus été épargnée.De fait, plusieurs écoles ont subi de plein fouet la catastrophe. Au point que certaines ne pourront probablement pas rouvrir leurs portes à la rentrée. Dans la province de Liège, la plus touchée du Royaume, pas moins de 40 écoles risquent de ne pas être en état d'accueillir leurs élèves à la rentrée."Certaines écoles pourront être remises en état assez facilement pour la rentrée, d'autres nécessiteront des interventions beaucoup plus lourdes", a précisé Christian Carpentier, porte-parole du Segec, à nos confrères de la DH.Dans les autres provinces wallonnes, les écoles sont plus épargnées. Mais la situation reste problématique pour certains cas, plus isolés.Caroline Désir, la ministre de l'Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, parlait déjà d'une "course contre-la montre", il y a deux semaines. "Il faut maintenant réparer, reconstruire et se relever. Avec le ministre des Bâtiments scolaires, Frédéric Daerden, et l'ensemble du gouvernement, nous sommes en train d'identifier les actions immédiates et les moyens que nous pourrons déployer d'urgence pour les soutenir", disait-elle après sa visite d'écoles sinistrées.Dans la région liégeoise, on craint le pire pour certains établissements scolaires. "Dans certains cas, la remise en état des bâtiments en vue de la rentrée scolaire constituera un réel tour de force. Des destructions-reconstructions ne sont pas à exclure", s'alarme le Segec.Quelles solutions apporter pour les cas les plus préoccupants ? Deux pistes majeures sont évoquées. Primo, la mise en place de cours à distance le temps de restaurer les infrastructures. Pour combien de temps ? Cela dépendra évidemment de l'ampleur des dégâts, au cas par cas. Le Segec plaide pour cette mise en place de cours à distance, dans les établissements qui ne seraient pas en mesure d'organiser la rentrée dans de bonnes conditions. Le Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique a formulé la demande au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Secundo, la mise en place de classes provisoires est évoquée, via des infrastructures de type container préfabriqué. Tertio, la location temporaire d'autres locaux pourrait également aussi être envisagée.La question du matériel présent dans les écoles pose aussi question. Pour certains établissements, il doit être entièrement renouvelé, ou presque. A nouveau, le timing risque d'être court et des solutions alternatives devraient arriver sur la table sous peu. Reste à voir, également, les interventions concrètes des assurances. "La plupart des écoles libres sont assurées chez le même courtier, c'est le résultat d'un marché public, et ce courtier a également une seule assurance. Ça signifie donc que nous avons un seul interlocuteur, et ça, c'est important", précisait Christian Modave, président du Comité diocésain de l'enseignement catholique, sur les ondes de La Première. En attendant l'intervention des assurances, la Fédération Wallonie-Bruxelles a débloqué une première enveloppe de 5 millions d'euros pour aider les écoles touchées. Il s'agit d'une avance que l'école devra rembourser une fois qu'elle aura reçu l'indemnisation de son assurance et/ou du fonds des calamités, a déjà annoncé la FWB.Enfin, pour les familles qui ont dû être relogées à d'autres endroits, la situation est également complexe. Car elles pourraient laisser des trous d'inscription dans plusieurs écoles, principalement en province de Liège. Avec, comme conséquences pour les établissements concernés, des subventions potentiellement moins élevées.La Fédération Wallonie-Bruxelles est en charge du financement et du subventionnement des bâtiments scolaires dans la partie francophone du pays. Joint par Le Vif, le cabinet Frédéric Daerden n'a pas encore répondu à nos sollicitations d'interview.