Le réseau de Belnet, qui connecte les établissements d'enseignement supérieur et universitaire, les centres de recherche et les administrations publiques, est la cible d'une attaque DDoS de grande ampleur depuis ce mardi midi, a indiqué la porte-parole Davina Luyten. L'origine de l'attaque n'est pas claire. "Nos services travaillent d'arrache-pied", précise-t-elle. "Ce n'est pas évident, car il s'agit d'un piratage à très grande envergure visant l'ensemble du réseau Belnet. Avec une attaque DDoS, un tiers envoie une gigantesque quantité de données sur des serveurs jusqu'à ce qu'ils soient surchargés."

Toutes les institutions connectées au réseau Belnet sont touchées par l'incident. Environ 200 organisations sont ainsi concernées et ont un accès très lent, voire inexistant à internet. Les réunions de commission à la Chambre, à l'exception des Finances, ont été annulées ce mardi après-midi. Des auditions devaient y avoir lieu, notamment en commission des Relations extérieures à propos de résolutions déposées sur la situation de la minorité ouïghoure en Chine. En raison de la pandémie, une bonne partie des députés et des orateurs invités devaient participer travaux à distance, mais le problème survenu ce mardi empêchait tout lien entre les salles de commission et l'extérieur.

Vu la sensibilité des sujets qui devaient être abordés aujourd'hui, d'aucuns se sont empressés d'attiser les soupçons sur la Chine comme responsables de cette cyberattaque. Le député Ecolo Samuel Cogolati se désole de la situation, mais estime toutefois prématuré de pointer Pékin du doigt: "C'est difficile de se prononcer actuellement. On sait que la Chambre n'est pas la seule à être touchée par cette cyberattaque, d'autres institutions sont visées", explique-t-il à nos confrères de La Libre. Il insiste néanmoins sur le caractère délicat de la séance qui était prévue ce mardi après-midi: "L'audition était sensible. C'était la première fois qu'une rescapée ouïghoure devait témoigner devant une assemblée parlementaire de manière publique, à découvert. Elle avait fait le déplacement depuis les Pays-Bas pour venir nous parler aujourd'hui, en présentiel."

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a aussi été contraint, ce mardi après-midi, de suspendre ses travaux de commission à la suite de la cyberattaque contre le réseau Belnet. "En raison de la situation sanitaire, une partie des parlementaires intervient à distance via le système Cisco Webex, or le problème de connexion internet généré par la cyberattaque ne permet pas de garantir la poursuite des débats", a communiqué le parlement.

Les systèmes de réservation en ligne pour les centres de vaccination ont également été affectés en début d'après-midi, avant d'être rétablis. Ils semblent de nouveau en difficulté en Wallonie ainsi qu'à Gand et Anvers depuis 16h45, selon le responsable informatique pour la campagne de vaccination, Frank Robben. Si les problèmes persistent, celui-ci indique que des mesures seront prises pour remettre le système en service par des voies alternatives. Celui-ci assure par ailleurs que tout se passe bien dans les centres de vaccination eux-mêmes.

Le parquet fédéral a lui aussi subi des désagréments pendant une réunion en visioconférence, mais assure que ceux-ci ont été résolus sans gravité. "Aucune plainte n'a pour l'instant été reçue à la suite de l'attaque, mais il est possible - voire vraisemblable - que cela arrive", selon le porte-parole Eric Van Duyse.

Toujours pas résolu en fin d'après-midi

"C'est un jeu du chat et de la souris", selon la porte-parole du fournisseur d'accès à Internet, Davina Luyten. Une équipe d'urgence du Centre pour la cybersécurité Belgique a été appelée à intervenir.

Le réseau de Belnet, qui connecte les établissements d'enseignement supérieur et universitaire, les centres de recherche et les administrations publiques, est la cible d'une attaque DDoS de grande ampleur depuis ce mardi midi, a indiqué la porte-parole Davina Luyten. L'origine de l'attaque n'est pas claire. "Nos services travaillent d'arrache-pied", précise-t-elle. "Ce n'est pas évident, car il s'agit d'un piratage à très grande envergure visant l'ensemble du réseau Belnet. Avec une attaque DDoS, un tiers envoie une gigantesque quantité de données sur des serveurs jusqu'à ce qu'ils soient surchargés."Toutes les institutions connectées au réseau Belnet sont touchées par l'incident. Environ 200 organisations sont ainsi concernées et ont un accès très lent, voire inexistant à internet. Les réunions de commission à la Chambre, à l'exception des Finances, ont été annulées ce mardi après-midi. Des auditions devaient y avoir lieu, notamment en commission des Relations extérieures à propos de résolutions déposées sur la situation de la minorité ouïghoure en Chine. En raison de la pandémie, une bonne partie des députés et des orateurs invités devaient participer travaux à distance, mais le problème survenu ce mardi empêchait tout lien entre les salles de commission et l'extérieur.Vu la sensibilité des sujets qui devaient être abordés aujourd'hui, d'aucuns se sont empressés d'attiser les soupçons sur la Chine comme responsables de cette cyberattaque. Le député Ecolo Samuel Cogolati se désole de la situation, mais estime toutefois prématuré de pointer Pékin du doigt: "C'est difficile de se prononcer actuellement. On sait que la Chambre n'est pas la seule à être touchée par cette cyberattaque, d'autres institutions sont visées", explique-t-il à nos confrères de La Libre. Il insiste néanmoins sur le caractère délicat de la séance qui était prévue ce mardi après-midi: "L'audition était sensible. C'était la première fois qu'une rescapée ouïghoure devait témoigner devant une assemblée parlementaire de manière publique, à découvert. Elle avait fait le déplacement depuis les Pays-Bas pour venir nous parler aujourd'hui, en présentiel."Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a aussi été contraint, ce mardi après-midi, de suspendre ses travaux de commission à la suite de la cyberattaque contre le réseau Belnet. "En raison de la situation sanitaire, une partie des parlementaires intervient à distance via le système Cisco Webex, or le problème de connexion internet généré par la cyberattaque ne permet pas de garantir la poursuite des débats", a communiqué le parlement.Les systèmes de réservation en ligne pour les centres de vaccination ont également été affectés en début d'après-midi, avant d'être rétablis. Ils semblent de nouveau en difficulté en Wallonie ainsi qu'à Gand et Anvers depuis 16h45, selon le responsable informatique pour la campagne de vaccination, Frank Robben. Si les problèmes persistent, celui-ci indique que des mesures seront prises pour remettre le système en service par des voies alternatives. Celui-ci assure par ailleurs que tout se passe bien dans les centres de vaccination eux-mêmes. Le parquet fédéral a lui aussi subi des désagréments pendant une réunion en visioconférence, mais assure que ceux-ci ont été résolus sans gravité. "Aucune plainte n'a pour l'instant été reçue à la suite de l'attaque, mais il est possible - voire vraisemblable - que cela arrive", selon le porte-parole Eric Van Duyse."C'est un jeu du chat et de la souris", selon la porte-parole du fournisseur d'accès à Internet, Davina Luyten. Une équipe d'urgence du Centre pour la cybersécurité Belgique a été appelée à intervenir.