Le dirigeant nationaliste a dit son indignation devant sa mise à l'écart du gouvernement en cours de formation. Non seulement son parti mais aussi le Vlaams Belang en seront écartés, soit les deux premiers partis de Flandre, un fait unique au monde selon lui.

"Si ce gouvernement dominé par la gauche et les francophones voit le jour, cela signifie que pendant 12 années sur 16 (soit de 2008 à 2024, la seule exception étant le gouvernement Michel, ndlr), la Flandre aura été dirigée sans majorité flamande. Nous faisons 83% des exportations, nous payons 70% des impôts, nous payons des milliards de transfert et, en guise de remerciement, nous sommes mis en minorité au moment où devons subir une grave crise", a souligné M. De Wever.

A ses yeux, c'est la démocratie même qui est bafouée. "Je ne peux plus appeler ça une démocratie. Les résultats électoraux sont mis sans dessus-dessous, les plus grands partis sont écartés et on sera dominé par des partis pour lesquels on ne peut même pas voter", a-t-il dit.

L'Open Vld est particulièrement visé. Selon le président de la N-VA, les libéraux flamands avaient déjà fait le choix d'une coalition avec les socialistes et les écologistes depuis le mois de décembre. Pourquoi ont-ils attendu si longtemps? "J'ai l'impression que l'on a utilisé tout ce temps pour ramollir la population et la préparer à un gouvernement. Les gens seront soulagés. Enfin, il y a quelque chose et on aura oublié entretemps que c'est tout à fait contraire aux résultats des élections", a-t-il affirmé.

Le CD&V veut obtenir des avancées sur le plan institutionnel dans l'accord de gouvernement. "Je n'en crois pas un mot", a répondu M. De Wever en ciblant le président du MR, Georges-Louis Bouchez, avec qui il ne serait pas possible de négocier une réforme de l'État: "C'est un Belgicain du 19e sièce, il parle seulement le français, il célèbre le combat francophone dans la périphérie et veut repousser la frontière linguistique", a-t-il accusé.

On ne peut plus refuser de discuter avec la N-VA, selon Prévot

Le temps des exclusives envers la N-VA est révolu, selon le président du cdH, Maxime Prévot, pour qui il aurait été plus opportun de réunir les socialistes francophones et les nationalistes flamands dans un gouvernement.

Dès le 5 juin 2019, au lendemain d'une débâcle électorale, le président des centristes francophones a annoncé que son parti siégerait dans l'opposition aussi bien au fédéral que dans les Régions et communautés. Il a refusé les offres d'un gouvernement Olivier en Wallonie avec les socialistes et les écologistes. En revanche, après des mois de blocage fédéral, il s'est dit prêt à participer à des discussions dans la "bulle des 5" (socialistes, chrétiens-démocrates et N-VA). A la suite du refus des libéraux et des écologistes, l'initiative a échoué.

"Ce sont clairement les libéraux qui ont fait obstacle", a souligné M. Prévot. "Je reste intellectuellement convaincu que, dans l'intérêt de ce pays et de sa stabilité, il eût été préférable que le PS et la N-VA travaillent ensemble dans un gouvernement".

Selon lui, le président des nationalistes a fait des "concessions assez inédites" pour rendre possible une majorité associant la N-VA et le PS. A l'entendre, refuser encore des discussions avec les nationalistes risque d'amener les francophones à se trouver face au Vlaams Belang.

"On ne peut pas résumer tous les débats politiques à 'pour ou contre la N-VA'. Tous les partis francophones ayant fait de la surenchère dans les exclusives, on a compliqué la situation. Aujourd'hui, on ne peut plus faire des exclusives, sauf contre les extrêmes de droite et de gauche, car à chaque fois que l'on dit qu'on est contre la N-VA, c'est ressenti en Flandre comme étant 'contre les Flamands'. Aujourd'hui, il reste préférable de pouvoir travailler, avec beaucoup de sens des responsabilités, avec la N-VA plutôt qu'avec le Vlaams Belang", a-t-il ajouté.

Le dirigeant nationaliste a dit son indignation devant sa mise à l'écart du gouvernement en cours de formation. Non seulement son parti mais aussi le Vlaams Belang en seront écartés, soit les deux premiers partis de Flandre, un fait unique au monde selon lui. "Si ce gouvernement dominé par la gauche et les francophones voit le jour, cela signifie que pendant 12 années sur 16 (soit de 2008 à 2024, la seule exception étant le gouvernement Michel, ndlr), la Flandre aura été dirigée sans majorité flamande. Nous faisons 83% des exportations, nous payons 70% des impôts, nous payons des milliards de transfert et, en guise de remerciement, nous sommes mis en minorité au moment où devons subir une grave crise", a souligné M. De Wever. A ses yeux, c'est la démocratie même qui est bafouée. "Je ne peux plus appeler ça une démocratie. Les résultats électoraux sont mis sans dessus-dessous, les plus grands partis sont écartés et on sera dominé par des partis pour lesquels on ne peut même pas voter", a-t-il dit. L'Open Vld est particulièrement visé. Selon le président de la N-VA, les libéraux flamands avaient déjà fait le choix d'une coalition avec les socialistes et les écologistes depuis le mois de décembre. Pourquoi ont-ils attendu si longtemps? "J'ai l'impression que l'on a utilisé tout ce temps pour ramollir la population et la préparer à un gouvernement. Les gens seront soulagés. Enfin, il y a quelque chose et on aura oublié entretemps que c'est tout à fait contraire aux résultats des élections", a-t-il affirmé. Le CD&V veut obtenir des avancées sur le plan institutionnel dans l'accord de gouvernement. "Je n'en crois pas un mot", a répondu M. De Wever en ciblant le président du MR, Georges-Louis Bouchez, avec qui il ne serait pas possible de négocier une réforme de l'État: "C'est un Belgicain du 19e sièce, il parle seulement le français, il célèbre le combat francophone dans la périphérie et veut repousser la frontière linguistique", a-t-il accusé.