Depuis l'annonce d'un déconfinement progressif du pays, le débat politique a repris de plus belle en Belgique, avec le retour des oppositions entre partis par-delà la "grande union" qui a soutenu le gouvernement Wilmès II durant la crise sanitaire. Des discussions informelles ont lieu en coulisse à l'initiative de la famille socialiste. Il reste à voir comment concrétiser les multiples affirmations selon lesquelles notre pays a besoin d'urgence d'un plan de relance socio-économique et d'un gouvernement majoritaire de plein exercice. Le tout passera, peut-être, par une promesse de réforme de l'Etat en 2024.
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Depuis l'annonce d'un déconfinement progressif du pays, le débat politique a repris de plus belle en Belgique, avec le retour des oppositions entre partis par-delà la "grande union" qui a soutenu le gouvernement Wilmès II durant la crise sanitaire. Des discussions informelles ont lieu en coulisse à l'initiative de la famille socialiste. Il reste à voir comment concrétiser les multiples affirmations selon lesquelles notre pays a besoin d'urgence d'un plan de relance socio-économique et d'un gouvernement majoritaire de plein exercice. Le tout passera, peut-être, par une promesse de réforme de l'Etat en 2024.La mise en place rapide d'une stratégie de relance socio-économique est la priorité du moment, tant qu'au niveau belge qu'européen. Il reste toutefois une grande confusion sur la façon dont cela va se faire. Paul Magnette, président du PS, plaide pour un "électrochoc" de 37 milliards, peut-être préalable à la formation d'un gouvernement dont on sait le caractère épineux. Le MR insiste sur la nécessité de lier cela à la formation d'un gouvernement majoritaire et les partis flamands insiste sur la nécessité d'un soutien majoritaire en Flandre. Mardi matin à la RTBF, le vice-Premier ministre MR David Clarinval évoquait la confection d'un plan de relance d'ici au 21 juillet, chacun choisissant s'il le soutient ou pas. Le président du parti, Georges-Louis Bouchez, mène une discussion singulière avec la FGTB à ce sujet. Tout le monde est conscient de la nécessité d'avancer vite, mais bien des choix à poser ne sont pas anodins et fortement polarisés. Au niveau européen, le grand plan de 750 milliards annoncé par la Commission européenne doit encore passer par la case du Conseil et du parlement, avec de fortes réticences des pays "frugaux". Si l'urgence est bien partagée par tous, les modalités risquent dd prendre du temps.Les présidents socialistes, Paul Magnette (PS) et Conner Rousseau (SP.A), poursuivent leurs consultations informelles. Hier, lors de la conférence de presse à l'issue du Conseil national de sécurité, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) a exprimé son souhait de voir les négociations aboutir : "Au plus vite, au mieux". Le SP.A Johan Vande Lanotte rappelle la marche à suivre : un missionnaire royal pourrait être mis en place rapidement, au début de l'été, et plaide pour un dialogue PS - N-VA. L'idée reste de miser une "grande union", la plus large possible, en misant sur le 21 juillet, date ô combien symbolique de la fête nationale.Tout cela passera peut-être par une promesse de réforme de l'Etat en 2024. De nombreux ténors y sont favorables ou du moins conscients que cela s'imposera. Cela étant, les plaidoyers de refédéralisation francophones, notamment en matière de santé, reçoivent ces derniers jours une série de rispostes claires en Flandre : il faut, au contraire, régionaliser. Ces dernières heures, le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) et le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) l'ont rappelé. Conner Rousseau (SP.A) avait proposé une voie médiane: l'organisation au niveau fédéral, l'excution au niveau régional. Les nationalistes plaident aussi, entre autres, pour une régionalisation de la justice.