Cela ressemble à une fin de non-recevoir à l'adresse des libéraux francophones. Ce n'est pas dit explicitement, mais c'est tout comme. Selon des informations ayant filtré vers certains quotidiens, le Comité de concertation de vendredi débutera à 14h, se tiendra en vidéoconférence et il n'y aura pas de conférence de presse à l'issue de la réunion entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées. C'est une formule assez inhabituelle et cette "fuite" fait suite au forcing des derniers jours et des dernières heures de la part du MR en faveur des métiers de contact;
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Cela ressemble à une fin de non-recevoir à l'adresse des libéraux francophones. Ce n'est pas dit explicitement, mais c'est tout comme. Selon des informations ayant filtré vers certains quotidiens, le Comité de concertation de vendredi débutera à 14h, se tiendra en vidéoconférence et il n'y aura pas de conférence de presse à l'issue de la réunion entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées. C'est une formule assez inhabituelle et cette "fuite" fait suite au forcing des derniers jours et des dernières heures de la part du MR en faveur des métiers de contact;En tant que telle, l'annonce d'un Comité de concertation en mode "mineur", sans grande communication à la clé, n'est pas surprenante. Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), et le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (SP.A), ont déjà annoncé qu'il ne faudrait pas s'attendre au moindre assouplissement dans les mesures sanitaires. Pas dans l'immédiat, même si les chiffres des contaminations et hospitalisations demeurent rassurants. La réunion évaluera la situation, d'autres réunions ont lieu en parallèle entre ministres de la Santé au sujet de l'accélération de la campagne de vaccination et au moins un autre sujet devrait être à l'ordre du jour du Comité, à savoir la répartition entre Régions de la manne européenne pour la stratégie de relance.En outre, la tendance est la même dans toute l'Europe: on maintient un cadre de mesures assez strict, quand on ne le renforce pas, pour éviter une troisième vague et pour faire barrage au nouveau virus "mutant" venu du Royaume-Uni. Le tout, aussi, en attendance que la vaccination massive donne d'autres perspectives. Seul le Grand-Duché de Luxembourg a quelque peu assoupli les mesures.Business as usual, dès lors? Oui. Mais les libéraux francophones mettent la pression depuis le début de la semaine afin que l'on donne des perspectives aux métiers de contact: coiffeurs, esthéticiens... et tatoueurs, a ajouté le président du parti, Georges-Louis Bouchez. Le MR ne s'engage pas trop loin: il souhaiterait que ces perspectives soient données "avant mars" et qu'une étude vraiment scientifique argumente la décision - le rapport des experts mis sur la table le 18 décembre ne suffit pas à ses yeux. Tout cela, néanmoins, méritait réponse ou explication - il n'y en aura point.Le MR avait déjà excédé ses partenaires de gouvernement cet automneen réclamant des assouplissements, juste avant que la situation sanitaire ne redevienne délicate. Plusieurs partis avaient exprimé leur irritation et le coprésident d'Ecolo, Jean-Marc Nollet, avait exigé que cela ne se reproduise plus, notamment parce que cela risquait de miner la crédibilité des mesures et la cohérence de l'équipe. Inutile de dire qu'il doit fulminer.C'est un président de l'opposition, François De Smet (DéFI), qui a résumé publiquementce mercredi le sentiment de certains socialistes ou écologistes: "TOUT LE MONDE voudrait rouvrir les coiffeurs. Mais le débat doit se faire sur base d'arguments scientifiques et non dans les médias. Il est déplaisant de voir un parti de la majorité prendre à nouveau le risque de susciter de faux espoirs pour le luxe d'apparaître comme sauveurs." Un échange doux-amer s'en est suivi avec Georges-Louis Bouchez sur l'opportunité du caractère public de ces demandes.Depuis quelques semaines, certains analysent l'attitude du MR comme une forme de "participopposition", un concept inventé à l'époque... par les écologistes. Les libéraux francophones auraient un pied dans la majorité Vivaldi, un pied en dehors pour continuer à se positionner politiquement; Les libéraux démentent, mais leur président a déjà posé publiquement la nécessité pour les partis démocratiques de maintenir un profil fort alors qu'ils sont tous dans une même coalition face aux seuls nationalistes flamands de la N-VA et du Vlaams Belang.