Au total, 3.707 personnes sont encore hospitalisées en raison du Covid-19, dont 821 patients traités en soins intensifs, selon les chiffres publiés vendredi matin par l'Institut de santé publique Sciensano.

Mercredi, le ministre-président flamand, Jan Jambon, a plaidé pour la tenue d'un nouveau Comité de concertation avancé et des mesures supplémentaires, par exemple l'interdiction de toute activité récréative en intérieur. Une attitude qui tranchait avec sa demande d'il y a quelques jours d'autoriser les répétitions culturelles.

Un rapport a ensuite été demandé par le Premier ministre Alexander De Croo au Gems, le groupe d'experts sur la stratégie de gestion de la pandémie. Celui-ci a été rendu jeudi et se montre très critique sur la gestion des autorités pendant cette quatrième vague de la pandémie.

Selon les experts, les avis et recommandations antérieurs n'ont pas été mis en oeuvre, ou de manière incomplète ou trop tardive, lors des Codeco des 17 et 26 novembre. C'est particulièrement le cas dans l'enseignement, où la situation s'est "rapidement détériorée" ces dernières semaines.

Dans cet avis, que l'agence Belga a pu consulter, les experts proposent plusieurs mesures significatives, et parlent d'une "période d'arrêt" dans l'enseignement. D'après les derniers chiffres communiqués jeudi par le ministre flamand de l'Enseignement, 115 écoles et internats néerlandophones étaient fermés en Flandre et à Bruxelles, contre 69 à la fin de la semaine passée. Au total, quelque 4.000 élèves sont concernés. La ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, avait quant à elle indiqué mercredi que 350 classes sur 45.000 sont actuellement fermées en Fédération.

Dans leur rapport, les experts du Gems envisagent la possibilité d'une fermeture de l'enseignement primaire pendant 10 jours (ou de passer à l'enseignement à distance). Les experts prônent également les masques buccaux à partir de 6 ans. Pour l'enseignement secondaire, il est proposé de passer en "enseignement hybride" jusqu'aux examens.

Et dans l'enseignement supérieur, il est proposé de revenir au code orange (avec un taux d'occupation de 20 %, entre autres). La décision reste du ressort du Comité de concertation et l'éventuelle fermeture des écoles ne fait pas consensus. "Le dernier endroit où il faudra éteindre les lumières, c'est l'école", a déjà averti jeudi le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts.

Les experts prônent également d'autres mesures, dont l'avancée de l'heure de fermeture des établissements horeca à 20h00, l'annulation des rassemblements de plus de 200 personnes et une nouvelle réduction des contacts sociaux.

Une bulle de contact jusqu'à cinq personnes est ainsi recommandée pour la fin de l'année.

"Prendre des mesures qui vont vraiment à fond"

"Nous devrons tous franchir des pas. On ne peut plus avoir de tabous. Le virus est imprévisible, change de visage", a affirmé Alexander De Croo jeudi à la Chambre.

"Si on veut éviter le pire du pire, il faut des mesures fortes, y compris dans l'enseignement, le secteur événementiel", a souligné M. Vandenbroucke.

Le vice-Premier ministre socialiste laisse au Premier ministre la responsabilité de convoquer un comité de concertation. Mais, à l'entendre, la réunion ne peut déboucher sur des demi-mesures. "Il faut un paquet cohérent, clair et suffisamment fort. Si on réunit le comité de concertation, il faut prendre des mesures qui vont vraiment à fond. On est dans le pire des scénarios, avec une augmentation sans fin des contaminations", a-t-il dit.

Voici ce que proposent les experts du GEMS

- Fermeture des écoles primaires pendant 10 jours.

- L'âge minimum pour le port d'un masque devrait être abaissé à six ans.

- Dans l'enseignement secondaire, il ne devrait pas y avoir plus d'un jour d'enseignement physique, le reste à distance.

- Toutes les activités intérieures et les grandes activités extérieures doivent être supprimées. Les marchés de Noël peuvent être organisés dans des conditions strictes.

- L'heure de fermeture de l'Horeca devrait être avancée de 23 à 20 heures.

- Le GEMS propose de ressortir une bulle de maximum cinq contacts.

Au total, 3.707 personnes sont encore hospitalisées en raison du Covid-19, dont 821 patients traités en soins intensifs, selon les chiffres publiés vendredi matin par l'Institut de santé publique Sciensano. Mercredi, le ministre-président flamand, Jan Jambon, a plaidé pour la tenue d'un nouveau Comité de concertation avancé et des mesures supplémentaires, par exemple l'interdiction de toute activité récréative en intérieur. Une attitude qui tranchait avec sa demande d'il y a quelques jours d'autoriser les répétitions culturelles. Un rapport a ensuite été demandé par le Premier ministre Alexander De Croo au Gems, le groupe d'experts sur la stratégie de gestion de la pandémie. Celui-ci a été rendu jeudi et se montre très critique sur la gestion des autorités pendant cette quatrième vague de la pandémie. Selon les experts, les avis et recommandations antérieurs n'ont pas été mis en oeuvre, ou de manière incomplète ou trop tardive, lors des Codeco des 17 et 26 novembre. C'est particulièrement le cas dans l'enseignement, où la situation s'est "rapidement détériorée" ces dernières semaines. Dans cet avis, que l'agence Belga a pu consulter, les experts proposent plusieurs mesures significatives, et parlent d'une "période d'arrêt" dans l'enseignement. D'après les derniers chiffres communiqués jeudi par le ministre flamand de l'Enseignement, 115 écoles et internats néerlandophones étaient fermés en Flandre et à Bruxelles, contre 69 à la fin de la semaine passée. Au total, quelque 4.000 élèves sont concernés. La ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, avait quant à elle indiqué mercredi que 350 classes sur 45.000 sont actuellement fermées en Fédération. Dans leur rapport, les experts du Gems envisagent la possibilité d'une fermeture de l'enseignement primaire pendant 10 jours (ou de passer à l'enseignement à distance). Les experts prônent également les masques buccaux à partir de 6 ans. Pour l'enseignement secondaire, il est proposé de passer en "enseignement hybride" jusqu'aux examens. Et dans l'enseignement supérieur, il est proposé de revenir au code orange (avec un taux d'occupation de 20 %, entre autres). La décision reste du ressort du Comité de concertation et l'éventuelle fermeture des écoles ne fait pas consensus. "Le dernier endroit où il faudra éteindre les lumières, c'est l'école", a déjà averti jeudi le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts. Les experts prônent également d'autres mesures, dont l'avancée de l'heure de fermeture des établissements horeca à 20h00, l'annulation des rassemblements de plus de 200 personnes et une nouvelle réduction des contacts sociaux. Une bulle de contact jusqu'à cinq personnes est ainsi recommandée pour la fin de l'année. "Nous devrons tous franchir des pas. On ne peut plus avoir de tabous. Le virus est imprévisible, change de visage", a affirmé Alexander De Croo jeudi à la Chambre. "Si on veut éviter le pire du pire, il faut des mesures fortes, y compris dans l'enseignement, le secteur événementiel", a souligné M. Vandenbroucke.Le vice-Premier ministre socialiste laisse au Premier ministre la responsabilité de convoquer un comité de concertation. Mais, à l'entendre, la réunion ne peut déboucher sur des demi-mesures. "Il faut un paquet cohérent, clair et suffisamment fort. Si on réunit le comité de concertation, il faut prendre des mesures qui vont vraiment à fond. On est dans le pire des scénarios, avec une augmentation sans fin des contaminations", a-t-il dit.