"Je pense (...) que l'heure de la restitution d'objets spoliés au Congo est venue. Les objets acquis par nos ancêtres de façon illégitime ne nous appartiennent pas. Ils ne sont pas à nous. Ils appartiennent au peuple congolais", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse tenue au sein de l'ambassade de Belgique à Kinshasa.

"Je pense d'ailleurs, comme le Forum national congolais, qu'il faut préférer le terme 'reconstitution' au terme 'restitution'. Le terme 'restitution', l'acte de rendre, témoigne encore une fois d'une forme d'européo-centrisme puisque c'est l'action des Européens de rendre ce qui n'aurait jamais dû être pris. Il faut au contraire adopter une position centrée sur la perspective du Congo qui est de reconstituer l'identité culturelle d'un peuple, le vôtre qui a été trop longtemps privé de la mémoire, de la créativité et de la spiritualité de ses ancêtres", a ajouté MDermine.

Le secrétaire d'Etat a fait approuver l'été dernier par le gouvernement fédéral un vaste chantier d'étude sur la provenance des biens - spoliés ou non - issus de la colonisation du Congo ex-belge. Ce cadre a été fixé, avec une belle unanimité des sept partis formant la coalition Vivaldi, pour préparer la restitution de ces biens, qui pourrait concerner des milliers d'objets dans les prochaines années.

M. Dermine a qualifié l'approche choisie par le gouvernement belge d'"avant-gardiste", soulignant que l'expression "révolution copernicienne" avait été mentionnée par certains des interlocuteurs congolais - dont les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Christophe Mboso N'Kodia Pwanga et Modeste Bahati Lukwe venus assister mercredi soir, à une réception au musée national de la RDC (MNRDC).

L'essentiel de ces biens se trouve à l'AfricaMuseum/Musée royal de l'Afrique centrale (MRAC) de Tervueren, institution fédérale. Quelque 128.000 objets sont recensés, provenant à 85% de la RDC, en grande majorité des objets de la vie quotidienne, rassemblés depuis la création de l'EIC. Le musée évalue à 1% la part issue de pillages, à 58% la part appropriée correctement, le reste devant faire l'objet d'une étude de provenance. Un budget de plus de deux millions d'euros (étalés sur quatre ans) a été prévu pour "'l'accélération de la capacité d'études", a-t-il souligné.

"85.000 objets sont dans le périmètre" d'une éventuelle restitution/reconstitution, a-t-il encore précisé en réponse aux questions de journalistes congolais, appuyé par le directeur de l'AfricaMuseum, Guido Gryseels.

"Je pense (...) que l'heure de la restitution d'objets spoliés au Congo est venue. Les objets acquis par nos ancêtres de façon illégitime ne nous appartiennent pas. Ils ne sont pas à nous. Ils appartiennent au peuple congolais", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse tenue au sein de l'ambassade de Belgique à Kinshasa. "Je pense d'ailleurs, comme le Forum national congolais, qu'il faut préférer le terme 'reconstitution' au terme 'restitution'. Le terme 'restitution', l'acte de rendre, témoigne encore une fois d'une forme d'européo-centrisme puisque c'est l'action des Européens de rendre ce qui n'aurait jamais dû être pris. Il faut au contraire adopter une position centrée sur la perspective du Congo qui est de reconstituer l'identité culturelle d'un peuple, le vôtre qui a été trop longtemps privé de la mémoire, de la créativité et de la spiritualité de ses ancêtres", a ajouté MDermine. Le secrétaire d'Etat a fait approuver l'été dernier par le gouvernement fédéral un vaste chantier d'étude sur la provenance des biens - spoliés ou non - issus de la colonisation du Congo ex-belge. Ce cadre a été fixé, avec une belle unanimité des sept partis formant la coalition Vivaldi, pour préparer la restitution de ces biens, qui pourrait concerner des milliers d'objets dans les prochaines années. M. Dermine a qualifié l'approche choisie par le gouvernement belge d'"avant-gardiste", soulignant que l'expression "révolution copernicienne" avait été mentionnée par certains des interlocuteurs congolais - dont les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Christophe Mboso N'Kodia Pwanga et Modeste Bahati Lukwe venus assister mercredi soir, à une réception au musée national de la RDC (MNRDC). L'essentiel de ces biens se trouve à l'AfricaMuseum/Musée royal de l'Afrique centrale (MRAC) de Tervueren, institution fédérale. Quelque 128.000 objets sont recensés, provenant à 85% de la RDC, en grande majorité des objets de la vie quotidienne, rassemblés depuis la création de l'EIC. Le musée évalue à 1% la part issue de pillages, à 58% la part appropriée correctement, le reste devant faire l'objet d'une étude de provenance. Un budget de plus de deux millions d'euros (étalés sur quatre ans) a été prévu pour "'l'accélération de la capacité d'études", a-t-il souligné. "85.000 objets sont dans le périmètre" d'une éventuelle restitution/reconstitution, a-t-il encore précisé en réponse aux questions de journalistes congolais, appuyé par le directeur de l'AfricaMuseum, Guido Gryseels.