Dans un pays où plus de 75% des entreprises ont encore un actionnariat familial, la continuité de cet ancrage peut être une excellente raison d'organiser sa succession. Mais comme le confirme Pierre-Alexis Léonard, associé chez Deminor, spécialiste de la défense des actionnaires, "la transmission d'une entreprise familiale ne s'improvise pas. C'est un processus de longue haleine qui doit être entamé le plus tôt possible pour maximiser ses chances de succès". Idéalement, dès que les enfants du principal actionnaire sont en âge de s'y intéresser.

Car si le chef d'entreprise n'a rien organisé et décède subitement, ses héritiers touchent ensemble et en indivision la totalité du patrimoine, ce qui donne souvent lieu à des discussions difficiles ou à des conflits, voire à la fin de l'entreprise. D'autant que les droits de succession demandés aux héritiers d'une entreprise familiale peuvent être très élevés, au point de les priver de liquidités, de les forcer à s'endetter et de mettre l'entreprise en péril. S'ajoute à cela le fait que tous ne partagent pas le même intérêt pour l'entreprise de papa ou maman.

"Au-delà de l'aspect financier, c'est l'émotionnel qui s'invitera dans le processus", confirme Alain Englebert, fondateur de The Family House et spécialiste de l'accompagnement des entreprises familiales, dans une intervention publiée par la Deutsche Bank. Un ou plusieurs enfants travaillent-ils déjà dans l'entreprise et attendent-ils (avec une certaine impatience, parfois) qu'on leur passe le flambeau ? Si on transmet les actifs à l'un, comment veiller à ce que les autres soient traités sur le même pied d'égalité en matière de succession ? Et si on transmet son entreprise, comment assurer ses futurs revenus ?

Toutes ces questions doivent faire l'objet d'une réflexion en amont, en même temps qu'une évaluation objective de la valeur de l'entreprise. Sans oublier l'aspect fiscal : comme pour les biens mobiliers et immobiliers, les trois Régions du pays imposent des taux plus favorables aux donations (avant décès) qu'aux transmissions (après décès) du capital des entreprises familiales. Autant le savoir.

Dans un pays où plus de 75% des entreprises ont encore un actionnariat familial, la continuité de cet ancrage peut être une excellente raison d'organiser sa succession. Mais comme le confirme Pierre-Alexis Léonard, associé chez Deminor, spécialiste de la défense des actionnaires, "la transmission d'une entreprise familiale ne s'improvise pas. C'est un processus de longue haleine qui doit être entamé le plus tôt possible pour maximiser ses chances de succès". Idéalement, dès que les enfants du principal actionnaire sont en âge de s'y intéresser. Car si le chef d'entreprise n'a rien organisé et décède subitement, ses héritiers touchent ensemble et en indivision la totalité du patrimoine, ce qui donne souvent lieu à des discussions difficiles ou à des conflits, voire à la fin de l'entreprise. D'autant que les droits de succession demandés aux héritiers d'une entreprise familiale peuvent être très élevés, au point de les priver de liquidités, de les forcer à s'endetter et de mettre l'entreprise en péril. S'ajoute à cela le fait que tous ne partagent pas le même intérêt pour l'entreprise de papa ou maman. "Au-delà de l'aspect financier, c'est l'émotionnel qui s'invitera dans le processus", confirme Alain Englebert, fondateur de The Family House et spécialiste de l'accompagnement des entreprises familiales, dans une intervention publiée par la Deutsche Bank. Un ou plusieurs enfants travaillent-ils déjà dans l'entreprise et attendent-ils (avec une certaine impatience, parfois) qu'on leur passe le flambeau ? Si on transmet les actifs à l'un, comment veiller à ce que les autres soient traités sur le même pied d'égalité en matière de succession ? Et si on transmet son entreprise, comment assurer ses futurs revenus ? Toutes ces questions doivent faire l'objet d'une réflexion en amont, en même temps qu'une évaluation objective de la valeur de l'entreprise. Sans oublier l'aspect fiscal : comme pour les biens mobiliers et immobiliers, les trois Régions du pays imposent des taux plus favorables aux donations (avant décès) qu'aux transmissions (après décès) du capital des entreprises familiales. Autant le savoir.