Les ministres en charge de la Santé étaient réunis lundi en vidéoconférence en CIM (Conférence interministérielle) Santé. On attendait de leur part d'améliorer la "stratégie de testing" belge face à la pandémie de coronavirus, au vu de l'affluence aux centres de test et de l'impossibilité pour les laboratoires de suivre le rythme, ce qui entraine des délais anormaux dans l'annonce des résultats.

Dimanche, sur le plateau de RTL-TVi, le ministre fédéral de la Santé publique avait laissé entendre qu'on pourrait bientôt élargir le testing, au-delà des tests PCR actuels, à des tests salivaires, dont la Belgique a déjà acheté un lot.

Mais aucune décision en ce sens n'a été prise lundi, tempère-t-il en soirée. "Ce n'est pas du tout une décision évidente. Il faut d'abord être sûr de la validité de ces tests. Et ensuite se pose la question: où va-t-on les utiliser, comment lier leurs résultats à notre système informatique? Il y a un enchainement de décisions complexes, et cela va demander des semaines".

Les tests salivaires ne seront pas utilisés à l'échelle nationale pour le moment mais des propositions sont examinées pour une utilisation à un échelon plus local.

Pour en savoir plus sur ces tests salivaires rapides (15 minutes), lire >>> Coronavirus : bientôt des tests rapides en Belgique?

Nouvelles priorités face à la demande

"On teste beaucoup, mais comme il y a énormément de malades, il y a un moment où les labos ne suivent plus, les êtres humains qui sont derrière" non plus, commente la ministre. "Et donc, il faut qu'on prenne le temps, quinze jours-trois semaines, de faire descendre la pression, de s'assurer que le service suive, que les résultats arrivent à temps. On a décidé de réorganiser le testing en priorisant."

Seules les personnes avec symptômes, les membres du personnel soignant, les plus de 65 ans et les collectivités dans lesquelles il y aurait eu au moins deux contaminations avérées pourront désormais être testées. Pour les personnes ayant eu un contact à haut risque mais ne présentant pas de symptôme, ce sera la quarantaine de 10 jours.

Les centres de dépistage recevront des renforts en personnel: les logopèdes et sages-femmes pourront également effectuer des tests. Des pistes impliquant des étudiants en médecine et des puéricultrices sont en outre examinées.

Une plateforme sera mise en ligne en fin de semaine pour prendre rendez-vous pour les tests.

Les décisions seront mises en oeuvre cette semaine et valables jusqu'au 15 novembre, date à laquelle elles seront réévaluées.

Les ministres en charge de la Santé étaient réunis lundi en vidéoconférence en CIM (Conférence interministérielle) Santé. On attendait de leur part d'améliorer la "stratégie de testing" belge face à la pandémie de coronavirus, au vu de l'affluence aux centres de test et de l'impossibilité pour les laboratoires de suivre le rythme, ce qui entraine des délais anormaux dans l'annonce des résultats.Dimanche, sur le plateau de RTL-TVi, le ministre fédéral de la Santé publique avait laissé entendre qu'on pourrait bientôt élargir le testing, au-delà des tests PCR actuels, à des tests salivaires, dont la Belgique a déjà acheté un lot. Mais aucune décision en ce sens n'a été prise lundi, tempère-t-il en soirée. "Ce n'est pas du tout une décision évidente. Il faut d'abord être sûr de la validité de ces tests. Et ensuite se pose la question: où va-t-on les utiliser, comment lier leurs résultats à notre système informatique? Il y a un enchainement de décisions complexes, et cela va demander des semaines". Les tests salivaires ne seront pas utilisés à l'échelle nationale pour le moment mais des propositions sont examinées pour une utilisation à un échelon plus local. Nouvelles priorités face à la demande "On teste beaucoup, mais comme il y a énormément de malades, il y a un moment où les labos ne suivent plus, les êtres humains qui sont derrière" non plus, commente la ministre. "Et donc, il faut qu'on prenne le temps, quinze jours-trois semaines, de faire descendre la pression, de s'assurer que le service suive, que les résultats arrivent à temps. On a décidé de réorganiser le testing en priorisant." Seules les personnes avec symptômes, les membres du personnel soignant, les plus de 65 ans et les collectivités dans lesquelles il y aurait eu au moins deux contaminations avérées pourront désormais être testées. Pour les personnes ayant eu un contact à haut risque mais ne présentant pas de symptôme, ce sera la quarantaine de 10 jours. Les centres de dépistage recevront des renforts en personnel: les logopèdes et sages-femmes pourront également effectuer des tests. Des pistes impliquant des étudiants en médecine et des puéricultrices sont en outre examinées. Une plateforme sera mise en ligne en fin de semaine pour prendre rendez-vous pour les tests. Les décisions seront mises en oeuvre cette semaine et valables jusqu'au 15 novembre, date à laquelle elles seront réévaluées.