Le gouvernement Wilmès IIa obtenu sans problème la confiance du parlement, ce jeudi à 14h30, pour mener le combat à mort contre le coronavirus. Son équipe a recueilli 84 voix pour, 44 députés se sont opposés (128 votants). Outre les partis du gouvernement (MR, CD&V et Open Vld), le PS, la N-VA, le cdH, Ecolo et Groen, le sp.a ainsi que DéFI ont soutenu ce mandat exceptionnel de six mois, doté de pouvoirs extraordinaires. Le débat s'est déroulé ce matin dans un hémicycle clairsemé en raison de la "distanciation sociale" : seuls les chefs de groupe des partis et les vice-Premiers sont présents. Le vote, lui aussi, a eu lieu dans une certaine confusion en raison de la "distanciation sociale", les députés étant appelés à rester dans des salles adjacentes

"Le Corona n'est pas une question de gauche ou de droite, de bourguignonne ou d'arc-en-ciel, a souligné ce matin encore Kristof Calvo, chef de file Ecolo-Groen. C'est une question de vie ou de mort. La solidarité et la collaboration sont le maître-mot dans les hôpitaux. Cela doit être aussi le cas en politique." Le chef de groupe écologiste a aussi précisé qu'il n'était pas question pour son parti de demander un poste ministériel supplémentaire.

La colère de la N-VA

Lors du débat à la Chambre, Peter De Roover, chef de groupe N-VA, a confirmé que les nationalistes flamands ne décolèrent pas. "Le cabinet Wilmès demande, sans aucun programme, de le promouvoir au rang de gouvernement de plein exercice. La question de la confiance dans Wilmès II est le résultat flagrant de la méfiance des partis francophones à l'égard de la N-VA. Il y avait la piste d'un gouvernement d'urgence concentré uniquement sur la lutte contre le coronavirus. La crainte d'une contamination par la N-VA était plus importante que la crainte de la contamination par le corona."

La N-VA rappelle que la Première ministre, Sophie Wilmès, avait plaidé pour l'union nationale. "C'est curieux, vous avez décidé un attelage basé sur la rancune. Le lien entre le corona et ce que vous faites ce matin n'a rien à voir."

La N-VA va soutenir et débattre de façon critique les mesures relatives à la crise. Il apportera toute sa collaboration pour lutter contre le corinavirus. Mais la question de la confiance est "inutile et superflue", "on utilise la corona pour alimenter la méfiance à la N-VA", dit Peter De Roover.

Les représentants de la N-VA parlent depuis ce week-end de "coronadictatuur". Le Vlaams Belang ne votera pas non plus la confiance: "Vous devriez avoir honte, a dit son président Tom Van Grieke, excessif et virulent. Vous parler d'unité, mais il n'y a jamais eu d'unité, vous mettez les deux vainqueurs des élections de côté. L'Histoire vous jugera sévèrement." L'extrême droite dénonce les "petites astuces" utilisées pour rester au pouvoir et affirme que le gouvernement a minimisé la crise.

Le PS insiste sur la solidarité

Ahmed Laaouej, chef de groupe PS, insiste sur la solidarité pour vaincre la crise et dénonce les vaines querelles, en allusion à peine voilée à la N-VA. Il salue le personnel de santé. "Merci pour votre dévouement." Il salue aussi les agents de services publics mobilisé ou les médias qui se battent contre les fake news. "Saluons aussi le courage de l'ensemble de nos concitoyens."

Le PS accordera sa confiance, avec vigilance. "Il faudra des moyens supplémentaires pour la lutte, pour le social. La confiance, c'est le refus du replis sur soi et la volonté de dépasser nos différences pour être plus fort face à la maladie. Pour surmonter la crise, nous ne pourrons pas nous passer des services publics." Le PS regrette l'absence de l'Europe alors que des pays développent des stratégies différentes.

Le vote des pouvoirs spéciaux n'est pas rien, insiste Ahmed Laaouej. "Nous le ferons avec lucidité. les pouvoirs spéciaux ne peuvent pas se situer en dehors des droits démocratiques." Les mesures de sécurité devront être prises avec proportionnalité, insiste-t-il. Il faudra aussi débattre des problèmes constatés, notamment le manque de masques. "Cela est-il dû aux coupures dans les moyens? Nous le pensons." En attendant, il est indispensable de mener la lutte ensemble.

"Les pouvoirs spéciaux doivent être aussi des pouvoirs sociaux",conclut Ahmed Laaouej, qui propose des mesures pour rencontrer des situations non rencontrées par le chômage technique.

MR: "Le temps n'est plus à l'idéologie"

"Il en est que les épreuves grandissent, dit Benoît Piedboeuf, chef de groupe MR, d'autres qui restent dans leurs obsessions" - là aussi en visant la N-VA. Il fallait poser des actes et ceux-là ont été pris, insste-t-il. Le MR soutient ce gouvernement de plein exercice. "Face à la situation, il n'est plus nécessaire de tergiverser, ni de poursuivre un jeu politique malsain qui nous détache des préoccupations de la population. Le temps n'est plus à l'idéologie, nous sommes tous au même niveau de préoccupation." Ceux qui recherchent des différences communautaires, appuie-t-il, en sont pour leurs frais.

Les libéraux insistent sur les mesures prises en soutien aux entreprises qui souffrent directement du confinement qui a été décidé. Il salue le travail du personnel de la santé et de tous cex qui sont au quotidien de la population. "Une pensée aussi dans ces moments difficiles pour tous nos aînés." Benoît Piedboeuf se réjuit du "sens de l'Etat" de nombreux partis: c'est une "majorité du devoir, de l'élévation de l'esprit et de l'empathie face à l'égoïse, au racisme, au sentiment idiot de supériorité puni par l'histoire".

CD&V: "Un projet de six mois"

Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V, constate que "depuis plusieurs semaines, nous vivons dans un autre monde". Les mesures de précautions, 'jamais vues en temps de paix", sont bien nécessaires. Lui aussi soutient le travail en première ligne du personnel de santé et de tous ceux qui font que "notre société ne s'arrête pas" (accueil de l'enfance, supermarchés...). "Cette crise nous met devant d'énormes défis et nous offre des opportunités de mieux nous organiser". Il insiste sur la solidartié, la créativité, l'innovation des entreprises. "Après la crise, cela ne doit pas disparaître."

Le CD&V regrette que l'union ne soit pas totale. "Mais le situation est tellement grave que nous devons agir." L'approche de la crise est la première priorité, avec les pouvoirs spéciaux pour six mois. "Ce doit être un projet limité. Vous avez demandé la confiance pour six mois", vous aller recevoir cette confiance", conclut Servais Verherstraeten.

PTB: "constructif, mais pas de confiance aveugle"

"L'homme n'est pas un loup pour l'homme, il est solidaire", dit Raoul Hedebouw (PTB). Il soutient la ligne claire portée par Sophie Wilmès. "Il était temps d'avoir cette cohésion. C'est clair qu'un seul ministre de la Santé est essentiel." Le PTB, dit-il, sera constructif, même s'il n'a pas été consulté, pour appuyer les mesures urgentes. Mais Raoul Hedebouw ne souhaite pas donner "une confiance aveugle". "Il faut oser le débat", dit-il. La question des masques manquants pose question. Le confinement doit être général, pourquoi des métiers continuent-ils à travailler et d'autres pas? "On ne veut pas couvrir ce deux poids deux mesures."

Open VLD: "Importance d'un vrai gouvernement"

Egbert Lachaert (Open VLD) insiste sur l'importance de notre système de santé et soutient ceux qui oeuvrent. Il appuie les mesures prises pour soutenir l'axctivité économique. "La crise actuelle nécessite un gouvernement de plein exercice, insiste-t-il. Un gouvernement en affaires courantes avec pouvoirs spéciaux n'aurait pas suffit." Car il s'agit d'agir rapidement dans tous les domaines, économiques, sociaux, mais aussi énergétiques. "Ce gouvernement fera ce qu'il faut pour lutter contre la crise, il n'est pas la préfiguration de quoi que ce soit d'autre." Cette situation ne vaut que pour six mois. "D'ici là, j'espère que les comportements seront un peu plus constructifs que ces dernières semaines."

L'intérêt général doit primer sur les intérêts partisans, pour l'instant, insiste le chef de groupe Open VLD.

SP.A: "Des autorités fortes"

Meryame Kitir (SP.A) insiste sur des autorités fortes pour organiser la solidarité et prendre les mesures d'urgence. "Les citoyens attendent des mesures efficaces pour protéger l'ensemble des citoyens. Vous avez souhaité limité l'action à la santé, la politique sociale, l'économie et la sécurité: c'est un signe que le gouvernement ne veut pas abuser de la stuation." Les socialistes flamands voteront la confiance et les pouvoirs sociaux pour ne pas perdre de temps dans la lutte contre cette crise. Mais ce n'est pas un chèque en blanc.

CDH: "choquée par la coronadictatuur"

Catherine Fonck, cheffe de groupe CDH: "S'il est une chose sur laquelle nous sommes d'accord, c'est que la situation est gravissime. Il nous faut un gouvernement disposant d'un pouvoir suffisant. On peut ergoter à l'infini. Les propos de certains politiques parlant de 'coronadictatuur' (Theo Francken, N-VA - Ndlr) m'ont profondément choquée. Notre devoir est de faire face au tsunami pandémique. Il faut tout faire pour éviter l'horrible dilemme italien de devoir choisir entre les patients."

Catherine Fonck partage la détresse de certains comme les infirmiers à domicile qui ne disposent pas de masques alors qu'ils sont en première ligne. "D'autres équipements vont manquer. Dans les hôpitaux, les univités de soins intensifs poussent les murs, on manque de respirateurs. Vous devez faciliter la tâche des soignants. Les jours prochains risquent d'être difficiles. Vous devez être à l'écoute de tous les Belges."

La CDH insiste aussi: "Les Pays-Bas ont choisi une stratégie totalement différente. Comment éviter que cela nous fragiliser?" Des contacts doivent être rapidement pris au niveau européen. Elle insiste aussi sur la nécessité de tester davantage pour éviter une récidive.

DéFi: "L'Histoire jugera"

François De Smet (DéFi) demande: "Comment ne pas s'associer à l'union nationale alors que l'intérêt général n'a jamais été aussi évident? L'Histoire jugera durement ceux qui ne l'ont pas compris." Il cite la Peste de Camus et évoque la peste du replis sur soi. "Je me réjouis que notre Etat fédéral aura retrouver de la verticalité", souligne-t-il encore.

Sophie Wilmès: "Pas un blanc-seing"

En réponse finale au débat, le Première ministre Sophie Wilmès (MR) insiste: "Protéger la santé de nos concitoyens, voilà notre engagement. C'est ce qui doit nous mobiliser dans cette situation inconnue. Nous devons travailler ensemble, nous avons tous un rôle à jouer. Sortir de cette épreuve renforcé est ce qui doit nous motiver. Les sacrifices actuels sont indispensables." Elle salue à son tour le dévouement de tous ceux qui se mobilisent pour le pays. "Je rappelle que chacun d'entre nous sommes les maillons d'une même chaîne permettant d'assurer les soins."

Le gouvernement et le parlement doivent travailler ensemble pour gérer cette crise. "Ce n'est pas un blanc-seing pour le gouvernement. Je me suis engagée à gérer les autres aspects, en dehors de la crise, en affaires courantes. je reviendrai dans six mois demander votre confiance." Chacun devra garder son sang-froid, insiste la Première ministre. Qui appelle une nouvelle fois à l'unité etrecommande chacun à s'abstenir de déclaration qui divisent.

"J'ai conscience de ma responsabilité, insiste-t-elle.

Le débat se termine par une réplique outrancière du Vlaams Belang et une riposte de Groen: "Nous ne nous laisserons pas détourner par les jeux politiciens." Raoul Hebouw (PTB) veut des garanties que le "débat gauche-droite" puisse continuer à avoir lieu et que le contrôle parlementaire puisse se dérouler normalement.

Patricke Dewael (Open VLD), président de la Chambre, le garantit: "Le contrôle parlementaire normal portera sur tous les aspects de la politique menée par le gouvernement." Voilà pourquoi, ajoute-t-il: "Votre serviteur s'est opposé ces dernières heures à des pouvoirs spéciaux accordés à un gouvernement en affaires courantes."

Le gouvernement Wilmès IIa obtenu sans problème la confiance du parlement, ce jeudi à 14h30, pour mener le combat à mort contre le coronavirus. Son équipe a recueilli 84 voix pour, 44 députés se sont opposés (128 votants). Outre les partis du gouvernement (MR, CD&V et Open Vld), le PS, la N-VA, le cdH, Ecolo et Groen, le sp.a ainsi que DéFI ont soutenu ce mandat exceptionnel de six mois, doté de pouvoirs extraordinaires. Le débat s'est déroulé ce matin dans un hémicycle clairsemé en raison de la "distanciation sociale" : seuls les chefs de groupe des partis et les vice-Premiers sont présents. Le vote, lui aussi, a eu lieu dans une certaine confusion en raison de la "distanciation sociale", les députés étant appelés à rester dans des salles adjacentes"Le Corona n'est pas une question de gauche ou de droite, de bourguignonne ou d'arc-en-ciel, a souligné ce matin encore Kristof Calvo, chef de file Ecolo-Groen. C'est une question de vie ou de mort. La solidarité et la collaboration sont le maître-mot dans les hôpitaux. Cela doit être aussi le cas en politique." Le chef de groupe écologiste a aussi précisé qu'il n'était pas question pour son parti de demander un poste ministériel supplémentaire.Lors du débat à la Chambre, Peter De Roover, chef de groupe N-VA, a confirmé que les nationalistes flamands ne décolèrent pas. "Le cabinet Wilmès demande, sans aucun programme, de le promouvoir au rang de gouvernement de plein exercice. La question de la confiance dans Wilmès II est le résultat flagrant de la méfiance des partis francophones à l'égard de la N-VA. Il y avait la piste d'un gouvernement d'urgence concentré uniquement sur la lutte contre le coronavirus. La crainte d'une contamination par la N-VA était plus importante que la crainte de la contamination par le corona."La N-VA rappelle que la Première ministre, Sophie Wilmès, avait plaidé pour l'union nationale. "C'est curieux, vous avez décidé un attelage basé sur la rancune. Le lien entre le corona et ce que vous faites ce matin n'a rien à voir."La N-VA va soutenir et débattre de façon critique les mesures relatives à la crise. Il apportera toute sa collaboration pour lutter contre le corinavirus. Mais la question de la confiance est "inutile et superflue", "on utilise la corona pour alimenter la méfiance à la N-VA", dit Peter De Roover.Les représentants de la N-VA parlent depuis ce week-end de "coronadictatuur". Le Vlaams Belang ne votera pas non plus la confiance: "Vous devriez avoir honte, a dit son président Tom Van Grieke, excessif et virulent. Vous parler d'unité, mais il n'y a jamais eu d'unité, vous mettez les deux vainqueurs des élections de côté. L'Histoire vous jugera sévèrement." L'extrême droite dénonce les "petites astuces" utilisées pour rester au pouvoir et affirme que le gouvernement a minimisé la crise.Ahmed Laaouej, chef de groupe PS, insiste sur la solidarité pour vaincre la crise et dénonce les vaines querelles, en allusion à peine voilée à la N-VA. Il salue le personnel de santé. "Merci pour votre dévouement." Il salue aussi les agents de services publics mobilisé ou les médias qui se battent contre les fake news. "Saluons aussi le courage de l'ensemble de nos concitoyens."Le PS accordera sa confiance, avec vigilance. "Il faudra des moyens supplémentaires pour la lutte, pour le social. La confiance, c'est le refus du replis sur soi et la volonté de dépasser nos différences pour être plus fort face à la maladie. Pour surmonter la crise, nous ne pourrons pas nous passer des services publics." Le PS regrette l'absence de l'Europe alors que des pays développent des stratégies différentes.Le vote des pouvoirs spéciaux n'est pas rien, insiste Ahmed Laaouej. "Nous le ferons avec lucidité. les pouvoirs spéciaux ne peuvent pas se situer en dehors des droits démocratiques." Les mesures de sécurité devront être prises avec proportionnalité, insiste-t-il. Il faudra aussi débattre des problèmes constatés, notamment le manque de masques. "Cela est-il dû aux coupures dans les moyens? Nous le pensons." En attendant, il est indispensable de mener la lutte ensemble."Les pouvoirs spéciaux doivent être aussi des pouvoirs sociaux",conclut Ahmed Laaouej, qui propose des mesures pour rencontrer des situations non rencontrées par le chômage technique."Il en est que les épreuves grandissent, dit Benoît Piedboeuf, chef de groupe MR, d'autres qui restent dans leurs obsessions" - là aussi en visant la N-VA. Il fallait poser des actes et ceux-là ont été pris, insste-t-il. Le MR soutient ce gouvernement de plein exercice. "Face à la situation, il n'est plus nécessaire de tergiverser, ni de poursuivre un jeu politique malsain qui nous détache des préoccupations de la population. Le temps n'est plus à l'idéologie, nous sommes tous au même niveau de préoccupation." Ceux qui recherchent des différences communautaires, appuie-t-il, en sont pour leurs frais.Les libéraux insistent sur les mesures prises en soutien aux entreprises qui souffrent directement du confinement qui a été décidé. Il salue le travail du personnel de la santé et de tous cex qui sont au quotidien de la population. "Une pensée aussi dans ces moments difficiles pour tous nos aînés." Benoît Piedboeuf se réjuit du "sens de l'Etat" de nombreux partis: c'est une "majorité du devoir, de l'élévation de l'esprit et de l'empathie face à l'égoïse, au racisme, au sentiment idiot de supériorité puni par l'histoire".Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V, constate que "depuis plusieurs semaines, nous vivons dans un autre monde". Les mesures de précautions, 'jamais vues en temps de paix", sont bien nécessaires. Lui aussi soutient le travail en première ligne du personnel de santé et de tous ceux qui font que "notre société ne s'arrête pas" (accueil de l'enfance, supermarchés...). "Cette crise nous met devant d'énormes défis et nous offre des opportunités de mieux nous organiser". Il insiste sur la solidartié, la créativité, l'innovation des entreprises. "Après la crise, cela ne doit pas disparaître."Le CD&V regrette que l'union ne soit pas totale. "Mais le situation est tellement grave que nous devons agir." L'approche de la crise est la première priorité, avec les pouvoirs spéciaux pour six mois. "Ce doit être un projet limité. Vous avez demandé la confiance pour six mois", vous aller recevoir cette confiance", conclut Servais Verherstraeten."L'homme n'est pas un loup pour l'homme, il est solidaire", dit Raoul Hedebouw (PTB). Il soutient la ligne claire portée par Sophie Wilmès. "Il était temps d'avoir cette cohésion. C'est clair qu'un seul ministre de la Santé est essentiel." Le PTB, dit-il, sera constructif, même s'il n'a pas été consulté, pour appuyer les mesures urgentes. Mais Raoul Hedebouw ne souhaite pas donner "une confiance aveugle". "Il faut oser le débat", dit-il. La question des masques manquants pose question. Le confinement doit être général, pourquoi des métiers continuent-ils à travailler et d'autres pas? "On ne veut pas couvrir ce deux poids deux mesures."Egbert Lachaert (Open VLD) insiste sur l'importance de notre système de santé et soutient ceux qui oeuvrent. Il appuie les mesures prises pour soutenir l'axctivité économique. "La crise actuelle nécessite un gouvernement de plein exercice, insiste-t-il. Un gouvernement en affaires courantes avec pouvoirs spéciaux n'aurait pas suffit." Car il s'agit d'agir rapidement dans tous les domaines, économiques, sociaux, mais aussi énergétiques. "Ce gouvernement fera ce qu'il faut pour lutter contre la crise, il n'est pas la préfiguration de quoi que ce soit d'autre." Cette situation ne vaut que pour six mois. "D'ici là, j'espère que les comportements seront un peu plus constructifs que ces dernières semaines."L'intérêt général doit primer sur les intérêts partisans, pour l'instant, insiste le chef de groupe Open VLD.Meryame Kitir (SP.A) insiste sur des autorités fortes pour organiser la solidarité et prendre les mesures d'urgence. "Les citoyens attendent des mesures efficaces pour protéger l'ensemble des citoyens. Vous avez souhaité limité l'action à la santé, la politique sociale, l'économie et la sécurité: c'est un signe que le gouvernement ne veut pas abuser de la stuation." Les socialistes flamands voteront la confiance et les pouvoirs sociaux pour ne pas perdre de temps dans la lutte contre cette crise. Mais ce n'est pas un chèque en blanc.Catherine Fonck, cheffe de groupe CDH: "S'il est une chose sur laquelle nous sommes d'accord, c'est que la situation est gravissime. Il nous faut un gouvernement disposant d'un pouvoir suffisant. On peut ergoter à l'infini. Les propos de certains politiques parlant de 'coronadictatuur' (Theo Francken, N-VA - Ndlr) m'ont profondément choquée. Notre devoir est de faire face au tsunami pandémique. Il faut tout faire pour éviter l'horrible dilemme italien de devoir choisir entre les patients."Catherine Fonck partage la détresse de certains comme les infirmiers à domicile qui ne disposent pas de masques alors qu'ils sont en première ligne. "D'autres équipements vont manquer. Dans les hôpitaux, les univités de soins intensifs poussent les murs, on manque de respirateurs. Vous devez faciliter la tâche des soignants. Les jours prochains risquent d'être difficiles. Vous devez être à l'écoute de tous les Belges."La CDH insiste aussi: "Les Pays-Bas ont choisi une stratégie totalement différente. Comment éviter que cela nous fragiliser?" Des contacts doivent être rapidement pris au niveau européen. Elle insiste aussi sur la nécessité de tester davantage pour éviter une récidive.François De Smet (DéFi) demande: "Comment ne pas s'associer à l'union nationale alors que l'intérêt général n'a jamais été aussi évident? L'Histoire jugera durement ceux qui ne l'ont pas compris." Il cite la Peste de Camus et évoque la peste du replis sur soi. "Je me réjouis que notre Etat fédéral aura retrouver de la verticalité", souligne-t-il encore.En réponse finale au débat, le Première ministre Sophie Wilmès (MR) insiste: "Protéger la santé de nos concitoyens, voilà notre engagement. C'est ce qui doit nous mobiliser dans cette situation inconnue. Nous devons travailler ensemble, nous avons tous un rôle à jouer. Sortir de cette épreuve renforcé est ce qui doit nous motiver. Les sacrifices actuels sont indispensables." Elle salue à son tour le dévouement de tous ceux qui se mobilisent pour le pays. "Je rappelle que chacun d'entre nous sommes les maillons d'une même chaîne permettant d'assurer les soins."Le gouvernement et le parlement doivent travailler ensemble pour gérer cette crise. "Ce n'est pas un blanc-seing pour le gouvernement. Je me suis engagée à gérer les autres aspects, en dehors de la crise, en affaires courantes. je reviendrai dans six mois demander votre confiance." Chacun devra garder son sang-froid, insiste la Première ministre. Qui appelle une nouvelle fois à l'unité etrecommande chacun à s'abstenir de déclaration qui divisent."J'ai conscience de ma responsabilité, insiste-t-elle.Le débat se termine par une réplique outrancière du Vlaams Belang et une riposte de Groen: "Nous ne nous laisserons pas détourner par les jeux politiciens." Raoul Hebouw (PTB) veut des garanties que le "débat gauche-droite" puisse continuer à avoir lieu et que le contrôle parlementaire puisse se dérouler normalement.Patricke Dewael (Open VLD), président de la Chambre, le garantit: "Le contrôle parlementaire normal portera sur tous les aspects de la politique menée par le gouvernement." Voilà pourquoi, ajoute-t-il: "Votre serviteur s'est opposé ces dernières heures à des pouvoirs spéciaux accordés à un gouvernement en affaires courantes."