Malgré la campagne de vaccination qui avance rapidement, certains virologues, dont Erika Vlieghe et Marc Van Ranst, demeurent inquiets. Manifestement, ils ne sont pas les seuls. Sur les 1 006 Belges interrogés en ligne par Kantar pour Le Vif et Knack début juin, 44 % désapprouvent que les responsables politiques assouplissent plus rapidement les mesures que ne l'auraient souhaité les virologues. En Flandre, ils sont même une majorité contre un peu plus d'un tiers des francophones (34,6 %) qui, en revanche, se dit "plutôt pas d'accord" ou "pas du tout d'accord".

C'est le fil rouge dans les résultats de notre sondage : les Belges ne sont toujours pas rassurés. Pensez-vous que la crise du coronavirus sera terminée après l'été ? Un peu moins de la majorité est pessimiste. Manifestement, les vaccins ne rassurent pas totalement, et les nouveaux variants inquiètent. Du coup, les mesures prises pendant le confinement bénéficient-elles d'un large soutien ? Environ 56 % des personnes interrogées estiment que le couvre-feu était une mesure justifiée, et 32 % pensent que la police était trop laxiste dans l'application des mesures. Cependant, 20 % des répondants la trouvaient trop stricte. L'enquête révèle que les mesures posaient problème à environ un quart des répondants et qu'ils souhaitaient retrouver une vie normale plus rapidement. En Belgique francophone, cette proportion est souvent beaucoup plus élevée qu'en Flandre.

Réorientation de la colère

Autre résultat surprenant : une forme de réorientation de la colère. Par rapport à la même enquête réalisée en juin 2020, les autorités politiques, quel que soit le niveau de pouvoir, de la commune à l'Union européenne, sont aujourd'hui mieux considérées, ou plutôt moins déconsidérées, par les sondés. En revanche, les scientifiques et virologues qui les conseillent, et qui étaient presque révérés l'an passé, sont aujourd'hui beaucoup moins appréciés d'une partie significative de la population.

Nous avons également demandé aux participants comment ils se sentaient pendant la crise du coronavirus. Ce résultat est peut-être le plus remarquable : quelque 56 % des répondants déclarent s'être sentis aussi bien ou aussi mal l'année dernière qu'avant la crise. Donc, le confinement a eu peu d'effet sur eux. Quelque 38 % se sont sentis moins bien et 7 %, un peu mieux.

> Retrouvez tous les résultats de notre sondage et l'analyse de ceux-ci ici

Ce sondage a été réalisé en ligne du 2 au 8 juin, par le bureau d'études Kantar, pour Le Vif et Knack, auprès de 1 006 Belges (586 Flamands et 420 francophones) sur leur perception de la réponse de la Belgique à la crise, un an après la dernière enquête. Sa marge d'erreur est de 3,1 %.

Malgré la campagne de vaccination qui avance rapidement, certains virologues, dont Erika Vlieghe et Marc Van Ranst, demeurent inquiets. Manifestement, ils ne sont pas les seuls. Sur les 1 006 Belges interrogés en ligne par Kantar pour Le Vif et Knack début juin, 44 % désapprouvent que les responsables politiques assouplissent plus rapidement les mesures que ne l'auraient souhaité les virologues. En Flandre, ils sont même une majorité contre un peu plus d'un tiers des francophones (34,6 %) qui, en revanche, se dit "plutôt pas d'accord" ou "pas du tout d'accord".C'est le fil rouge dans les résultats de notre sondage : les Belges ne sont toujours pas rassurés. Pensez-vous que la crise du coronavirus sera terminée après l'été ? Un peu moins de la majorité est pessimiste. Manifestement, les vaccins ne rassurent pas totalement, et les nouveaux variants inquiètent. Du coup, les mesures prises pendant le confinement bénéficient-elles d'un large soutien ? Environ 56 % des personnes interrogées estiment que le couvre-feu était une mesure justifiée, et 32 % pensent que la police était trop laxiste dans l'application des mesures. Cependant, 20 % des répondants la trouvaient trop stricte. L'enquête révèle que les mesures posaient problème à environ un quart des répondants et qu'ils souhaitaient retrouver une vie normale plus rapidement. En Belgique francophone, cette proportion est souvent beaucoup plus élevée qu'en Flandre.Autre résultat surprenant : une forme de réorientation de la colère. Par rapport à la même enquête réalisée en juin 2020, les autorités politiques, quel que soit le niveau de pouvoir, de la commune à l'Union européenne, sont aujourd'hui mieux considérées, ou plutôt moins déconsidérées, par les sondés. En revanche, les scientifiques et virologues qui les conseillent, et qui étaient presque révérés l'an passé, sont aujourd'hui beaucoup moins appréciés d'une partie significative de la population.Nous avons également demandé aux participants comment ils se sentaient pendant la crise du coronavirus. Ce résultat est peut-être le plus remarquable : quelque 56 % des répondants déclarent s'être sentis aussi bien ou aussi mal l'année dernière qu'avant la crise. Donc, le confinement a eu peu d'effet sur eux. Quelque 38 % se sont sentis moins bien et 7 %, un peu mieux.> Retrouvez tous les résultats de notre sondage et l'analyse de ceux-ci ici