"C'est une option qui a déjà été évoquée, le 25 mai", lorsque le comité de gestion de la Stib n'avait pu trouver de consensus sur un appel de la décision du tribunal du travail de Bruxelles. Ce dernier avait ordonné à la société de transport bruxelloise de cesser de fonder sa politique de l'emploi sur un principe de neutralité exclusive, au motif que ce principe l'avait amenée à discriminer, en raison de ses convictions religieuses et de son genre, une candidate à un emploi portant le foulard.

"Attention, c'est ouvert à un compromis. Avec, en effet, une dimension qui permettait à la Stib de s'y retrouver mais aussi des reconnaissances très claires pour les femmes concernées. Soyons précis: sur l'appel, ce qui a été évoqué le 25 mai comme option reste possible pour nous, mais pas comme seule option, il y en a plusieurs possibles", expose M. Nollet. Discret ces dernières semaines alors que le débat sur le port de signes convictionnels dans la fonction publique mettait sa consoeur bruxelloise Rajae Maouane au-devant de l'actualité, poussait DéFI à faire vaciller le gouvernement bruxellois et le MR à mettre le Premier ministre en position inconfortable (Alexander De Croo avait dû revenir s'expliquer à la Chambre sur la nomination d'Ihsane Haouach, femme voilée, au poste de commissaire à l'égalité hommes-femmes), le co-président wallon d'Ecolo affirme sa volonté de voir inscrire dans la Constitution "la neutralité absolue de l'État."

Je plaide pour qu'on inscrive dans la Constitution que la Belgique est un État neutre et que l'action des agents et des pouvoirs publics est impartiale

"Je plaide pour qu'on y inscrive que la Belgique est un État neutre et que l'action des agents et des pouvoirs publics est impartiale". Il accompagne ce point d'un deuxième: l'affirmation des libertés de conviction individuelle, d'exprimer ces convictions et d'évoluer dans ses convictions, avec cependant des balises. "Pas de prosélytisme, pas de port de signes convictionnels pour les fonctions d'autorité, et il faut pouvoir garantir et vérifier que les actes posés sont impartiaux". Il accuse au passage le président du PS Paul Magnette d'avoir caricaturé la position d'Ecolo dans le dossier Stib et le président du MR Georges-Louis Bouchez d'avoir fragilisé Alexander De Croo face aux nationalistes flamands.

La prise de parole de Jean-Marc Nollet se veut aussi socio-économique et fiscale: pour faire face au choc consécutif à la crise du coronavirus, il rappelle sa proposition de campagne d'augmenter le pouvoir d'achat via un crédit d'impôt dégressif qui peut aller, pour les revenus les plus bas, jusqu'à 225 euros net par mois en plus. Et pour soutenir les entreprises, l'écologiste propose une réduction de cotisations sociales ciblée, quand l'employeur recrute des travailleurs dont le poste est en concurrence avec ceux de pays étrangers.

"C'est une option qui a déjà été évoquée, le 25 mai", lorsque le comité de gestion de la Stib n'avait pu trouver de consensus sur un appel de la décision du tribunal du travail de Bruxelles. Ce dernier avait ordonné à la société de transport bruxelloise de cesser de fonder sa politique de l'emploi sur un principe de neutralité exclusive, au motif que ce principe l'avait amenée à discriminer, en raison de ses convictions religieuses et de son genre, une candidate à un emploi portant le foulard. "Attention, c'est ouvert à un compromis. Avec, en effet, une dimension qui permettait à la Stib de s'y retrouver mais aussi des reconnaissances très claires pour les femmes concernées. Soyons précis: sur l'appel, ce qui a été évoqué le 25 mai comme option reste possible pour nous, mais pas comme seule option, il y en a plusieurs possibles", expose M. Nollet. Discret ces dernières semaines alors que le débat sur le port de signes convictionnels dans la fonction publique mettait sa consoeur bruxelloise Rajae Maouane au-devant de l'actualité, poussait DéFI à faire vaciller le gouvernement bruxellois et le MR à mettre le Premier ministre en position inconfortable (Alexander De Croo avait dû revenir s'expliquer à la Chambre sur la nomination d'Ihsane Haouach, femme voilée, au poste de commissaire à l'égalité hommes-femmes), le co-président wallon d'Ecolo affirme sa volonté de voir inscrire dans la Constitution "la neutralité absolue de l'État." "Je plaide pour qu'on y inscrive que la Belgique est un État neutre et que l'action des agents et des pouvoirs publics est impartiale". Il accompagne ce point d'un deuxième: l'affirmation des libertés de conviction individuelle, d'exprimer ces convictions et d'évoluer dans ses convictions, avec cependant des balises. "Pas de prosélytisme, pas de port de signes convictionnels pour les fonctions d'autorité, et il faut pouvoir garantir et vérifier que les actes posés sont impartiaux". Il accuse au passage le président du PS Paul Magnette d'avoir caricaturé la position d'Ecolo dans le dossier Stib et le président du MR Georges-Louis Bouchez d'avoir fragilisé Alexander De Croo face aux nationalistes flamands. La prise de parole de Jean-Marc Nollet se veut aussi socio-économique et fiscale: pour faire face au choc consécutif à la crise du coronavirus, il rappelle sa proposition de campagne d'augmenter le pouvoir d'achat via un crédit d'impôt dégressif qui peut aller, pour les revenus les plus bas, jusqu'à 225 euros net par mois en plus. Et pour soutenir les entreprises, l'écologiste propose une réduction de cotisations sociales ciblée, quand l'employeur recrute des travailleurs dont le poste est en concurrence avec ceux de pays étrangers.