Maggie De Block humiliée, Sophie Wilmès confortée, les experts plébiscités. C'est ce qui ressort de notre sondage exclusif Le Vif/L'Express-Knack-LN24 sur la manière dont les Belges jugent la gestion de la crise du coronavirus par le monde politique et les experts. Des résultats débattus ce mercredi soir sur LN24.

Parmi les intervenants, Céline Nieuwenhuys, membre du GEES. L'expert n'a pas été tendre avec la gestion de la crise. Et propose des pistes pour faire mieux.

Pressions

On peut voir dans le sondage une grosse différence de satisfaction entre ce que les sondés ont pensé de la gestion des politiques et celle des experts. "C'était important d'avoir ces personnes qui étaient moins soumises au pressions", évoque l'experte du GEES. "En tout cas, des personnes qui n'étaient pas redevables à un électorat. L'expérience d'avoir autour de la table des personnes qui sont amenés à proposer des solutions pour des problématiques très complexes, qui ne sont pas soumis à l'électorat et qui en plus ont des formations et des sensibilités très différentes, est très intéressante. Et elle pourrait inspirer. La teneur et la hauteur des débats était intéressante et je ne suis pas certaine qu'elle l'était autant au niveau des politiques. Tous les experts sont ancrés au niveau professionnel. On a tous un métier et nous n'étions pas payés pour cette mission. On était ancré dans la vie réelle via notre profession. Ce qui n'est parfois plus du tout le cas des politiques qui sont totalement désincarnés de la vie réelle. Et parfois plus sensibles aux pressions, aux lobbies, que les experts."

Méthode de travail

Un problème de méthode de travail "trop légère" est pointé par Céline Nieuwenhuys, experte du GEES. "Comment on discute, qui prend les décisions, quel temps on prend, comment est-ce qu'on anticipe les points importants de l'ordre du jour pour ne pas être pris par les priorités des uns et des autres. Il fallait aller vite mais pour moi tout allait beaucoup trop vite. Je n'ai pas l'impression que ce soit des conditions idéales pour que le gouvernement puisse digérer l'information et puisse en faire une communication claire, réfléchie et posée. J'ai trouvé ça sauvage par moment. Je pense qu'anticiper une méthode de travail ou un rythme de communication plus posé aurait peut-être aidé. Cela n'a pas rendu les choses faciles ni pour les experts, ni pour le gouvernement." "Il aurait fallu une communication beaucoup plus directe sur les jeunes et les enfants mais aussi avoir une communication plus empathique et plus d'actions envers les personnes sous le seuil de pauvreté" souligne l'experte.

> A lire sur le sujet: Emmanuel André et Marius Gilbert racontent trois mois de crise sanitaire

Maggie De Block humiliée, Sophie Wilmès confortée, les experts plébiscités. C'est ce qui ressort de notre sondage exclusif Le Vif/L'Express-Knack-LN24 sur la manière dont les Belges jugent la gestion de la crise du coronavirus par le monde politique et les experts. Des résultats débattus ce mercredi soir sur LN24. Parmi les intervenants, Céline Nieuwenhuys, membre du GEES. L'expert n'a pas été tendre avec la gestion de la crise. Et propose des pistes pour faire mieux.On peut voir dans le sondage une grosse différence de satisfaction entre ce que les sondés ont pensé de la gestion des politiques et celle des experts. "C'était important d'avoir ces personnes qui étaient moins soumises au pressions", évoque l'experte du GEES. "En tout cas, des personnes qui n'étaient pas redevables à un électorat. L'expérience d'avoir autour de la table des personnes qui sont amenés à proposer des solutions pour des problématiques très complexes, qui ne sont pas soumis à l'électorat et qui en plus ont des formations et des sensibilités très différentes, est très intéressante. Et elle pourrait inspirer. La teneur et la hauteur des débats était intéressante et je ne suis pas certaine qu'elle l'était autant au niveau des politiques. Tous les experts sont ancrés au niveau professionnel. On a tous un métier et nous n'étions pas payés pour cette mission. On était ancré dans la vie réelle via notre profession. Ce qui n'est parfois plus du tout le cas des politiques qui sont totalement désincarnés de la vie réelle. Et parfois plus sensibles aux pressions, aux lobbies, que les experts."Un problème de méthode de travail "trop légère" est pointé par Céline Nieuwenhuys, experte du GEES. "Comment on discute, qui prend les décisions, quel temps on prend, comment est-ce qu'on anticipe les points importants de l'ordre du jour pour ne pas être pris par les priorités des uns et des autres. Il fallait aller vite mais pour moi tout allait beaucoup trop vite. Je n'ai pas l'impression que ce soit des conditions idéales pour que le gouvernement puisse digérer l'information et puisse en faire une communication claire, réfléchie et posée. J'ai trouvé ça sauvage par moment. Je pense qu'anticiper une méthode de travail ou un rythme de communication plus posé aurait peut-être aidé. Cela n'a pas rendu les choses faciles ni pour les experts, ni pour le gouvernement." "Il aurait fallu une communication beaucoup plus directe sur les jeunes et les enfants mais aussi avoir une communication plus empathique et plus d'actions envers les personnes sous le seuil de pauvreté" souligne l'experte.> A lire sur le sujet: Emmanuel André et Marius Gilbert racontent trois mois de crise sanitaire