Agé de 30 ans, M. Mahdi est également chef du groupe CD&V au conseil communal de Vilvorde. Il est le quatrième candidat à la succession de Wouter Beke qui est devenu ministre dans le gouvernement flamand.

"Le parti se trouve à un tournant. Croître ou couler, parti populaire ou parti sans peuple. Ceux qui pensent que l'on a touché le fond le 26 mai se trompent", explique M. Mahdi sur Facebook.

Le président des jeunes veut inverser "radicalement la perception négative" du CD&V. Il souhaite que son parti investisse de nouveaux terrains et les nouveaux médias, insiste sur la "solidarité intergénérationnelle" que doivent porter les chrétiens-démocrates, le lien avec le mouvement associatif ainsi que la référence chrétienne incarnée par le "C".

"Le C est est fondamentalement lié à Rerum Novarum (encyclique du pape Léon XIII qui a posé les bases de la démocratie chrétienne), à la solidarité avec les plus faibles, mais il est évidemment plus que cela. Dans un monde où la ligne de fracture d'antan entre catholiques et libres-penseurs s'est muée en une ligne de fracture entre le droit à la spiritualité dans la société versus l'exigence de rendre neutre la société. Où les cours de religion sont mis sous pression et où la spiritualité est presque devenue un tabou. C'est notre mission de faire en sorte que les gens ne vivent pas à côté les uns des autres mais ensemble, croyants ou non croyants", a-t-il expliqué.

Katrien Partyka, Vincent Van Peteghem et Raf Terwingen ont déjà fait savoir qu'ils briguaient la présidence des chrétiens-démocrates flamands. D'autres noms sont cités, notamment le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, le patron du port de Zeebrugge et bourgmestre de Damme, Joachim Coens, le député Hendrik Bogaert et le patron de Febelfin, ancien de l'Unizo, Karel Van Eetvelt.

La candidature du bourgmestre de Roulers, Kris Declercq, était également évoquée mais celui-ci a annoncé vendredi qu'il préférait se consacrer pleinement à sa commune.

Les candidatures doivent être déposées avant lundi. Les résultats de l'élection seront connus le 18 novembre. Un deuxième sera peut-être nécessaire si aucun des candidats ne recueille la majorité absolue. Il faudra dans ce cas attendre le 6 décembre pour connaître le nom du nouveau président.