Philippot: 2, Sprumont: 1. Le 17 septembre, le conseil d'administration de la RTBF a validé, pour la seconde fois, le licenciement de Christine Sprumont, cette conseillère auprès du directeur général des ressources humaines de Reyers soupçonnée d'avoir fait fuiter, fin 2019, le salaire réel de l'administrateur général de la radio-télévision publique Jean-Paul Philippot.
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Philippot: 2, Sprumont: 1. Le 17 septembre, le conseil d'administration de la RTBF a validé, pour la seconde fois, le licenciement de Christine Sprumont, cette conseillère auprès du directeur général des ressources humaines de Reyers soupçonnée d'avoir fait fuiter, fin 2019, le salaire réel de l'administrateur général de la radio-télévision publique Jean-Paul Philippot. Un salaire qui était bien supérieur au plafond légal de 245 000 euros brut (hors index et ancienneté barémique), ce que ne pouvait ignorer "JPPH". En juillet 2017, il avait en effet reçu un mémorandum "strictement confidentiel" d'un cabinet d'avocats spécialisé en droit social qui avait mis le doigt sur les failles de son contrat signé en 2014 et établi que sa rémunération dépassait le plafond suite au paiement d'un bonus variable. Pourtant, rien n'a été fait par l'intéressé pour rectifier le tir: les rapports annuels de la RTBF et les déclarations de mandats subséquents de JPPH à la Cour des comptes ont mentionné un salaire largement inférieur au salaire réel... Christine Sprumont, qui avait également reçu ce mémorandum, comme une poignée de cadres dirigeants, conteste être à l'origine des fuites et s'apprête à introduire un double recours - en suspension et en annulation - au Conseil d'Etat contre cette décision du CA. "Le principe en droit administratif, c'est qu'une enquête doit avoir lieu à charge et à décharge. Or, on a découvert récemment, grâce à la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada), que la RTBF a caché énormément d'éléments à décharge qui auraient dû être versés au dossier, commente Me Xavier Close, le conseil de Christine Sprumont. Très clairement, il s'agit d'un règlement de comptes entre Jean-Paul Philippot et ma cliente", conclut-il. Ce que réfute la RTBF. En février dernier, le Conseil d'Etat avait déjà suspendu la première décision du CA d'août 2020 de licencier la responsable du service administratif des ressources humaines. Motif? La RTBF avait continué à instruire l'affaire sans mandat et hors procédure...