Lors d'une opération exceptionnelle, Levif.be répond à vos interrogations sur le Covid. Aujourd'hui nous répondons à deux questions sur le retour à l'école :
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Pour répondre à ces questions, nous avons interrogé Yves Coppieters, professeur de Santé publique de l'ULB. L'idée des mesures mises en place par le gouvernement pour cette rentrée scolaire ( concernant les élèves à partir de la troisième secondaire) est de diminuer le nombre de contacts entre les élèves et les professeurs et donc de diminuer le nombre de personnes présentes en même temps dans l'établissement. "Le plus relevant est le scénario où il y a le moins d'élèves en même temps en intra-muros dans l'école", affirme Yves Coppieters. "On peut imaginer alterner les classes ou travailler avec des demi-classes, explique l'épidémiologiste, ce qui permettrait de garder davantage de distances entre les élèves". Or, dans le premier témoignage, tous les enfants sont présents en même temps dans l'école, puis ils sont tous à la maison. "Mettre tous les élèves en même temps dans l'école, puis vider l'école la moitié de la semaine, cela n'a pas de sens", nous affirme Yves Coppieters. "C'est tout à fait en contradiction avec le protocole". "Cela peut fonctionner si la classe est suffisamment grande, si les élèves portent le masque et si l'on peut ventiler ou aérer suffisamment. Ce sont les conditions pour se permettre des classes normales", selon Yves Coppieters. Toutefois, si les locaux sont petits et avec une discipline plus compliquée concernant le port du masque, il faut absolument travailler avec des demi-classes. "Il ne faut pas généraliser parce que les mesures prises dépendent fortement de l'environnement scolaire qui est très inégalitaire chez nous. Il faut des règles générales et puis il faut s'adapter en fonction de l'environnement, des locaux et la capacité des écoles à mettre en oeuvre les protocoles", conclut l'épidémiologiste.