La décision de remplacer le général-major Philippe Boucké a été prise d'un commun accord avec la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, et le Chef de la Défense, l'amiral Michel Hofman.

M. Boucké avait pris ses fonctions à la tête du SGRS en septembre 2020. Un défi de taille l'attendait à ce poste. Depuis une dizaine d'années, régulièrement, des rapports ont mis en avant des problèmes qui se posaient au sein du renseignement militaire. Le travail des services de renseignement avait également été critiqué après les attentats et la commission d'enquête parlementaire avait adressé en 2017 plusieurs recommandations les concernant. Quatre ans plus tard, malgré un travail de réforme, les dysfonctionnements sont loin d'avoir disparu. Les enquêtes menées par l'Inspection militaire et le comité R après la disparition le 17 mai de Jürgen Conings, militaire d'extrême-droite qui avait quitté ses quartiers en emportant du matériel de guerre, ont révélé une longue suite de manquements dans le chef du SGRS. Certains députés, notamment dans la majorité, avaient réclamé la démission des dirigeants du service.

"Pour le bien de notre Service Général du Renseignement et de la Sécurité, j'ai décidé, en concertation avec le Chef de la Défense, de nommer un nouveau chef du SGRS. Cette décision n'a pas été facile à prendre et n'a pas été prise à la légère, mais elle était nécessaire pour rétablir le calme autour du SGRS", a expliqué la ministre.

M. Robberecht a commandé la Composante Marine de l'armée et exerce aujourd'hui sa fonction en tant que "Assistant Chief of Staff Operations & Training". Il se concentrera, dans un premier temps, sur le fonctionnement opérationnel du service. Ensuite, une équipe de transition sera également mise en place afin de procéder aux ajustements nécessaires pour améliorer le fonctionnement du SGRS.

Un plan d'actions a été élaboré au cours des dernières semaines. Le nouveau patron du renseignement militaire aura pour tâche de mettre au point un plan de gestion fixant des priorités claires pour le SGRS dans les années à venir, mettre en oeuvre les recommandations du comité R, améliorer la qualité des enquêtes, rechercher des synergies avec les autres services en charge de la sécurité en Belgique, améliorer la circulation de l'information, simplifier la structure et développer une carrière dans le domaine du renseignement au sein de l'armée en collaboration avec les autres services en vue d'établir un statut unique dans le domaine du renseignement.

"La tâche n'a pas été facile pour le personnel du SGRS ces dernières années, avec les réformes répétées qui ont été mises en oeuvre. Les événements des dernières semaines viennent s'y ajouter. Toutefois, je sais que ces personnes donnent le meilleur d'elles-mêmes chaque jour, et je tiens à les en remercier. Le personnel a droit à un service optimalisé, et les changements que nous envisageons doivent y contribuer. Cela profitera à l'objectif final: renforcer la sécurité de notre pays", a ajouté la ministre.

La décision de remplacer le général-major Philippe Boucké a été prise d'un commun accord avec la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, et le Chef de la Défense, l'amiral Michel Hofman. M. Boucké avait pris ses fonctions à la tête du SGRS en septembre 2020. Un défi de taille l'attendait à ce poste. Depuis une dizaine d'années, régulièrement, des rapports ont mis en avant des problèmes qui se posaient au sein du renseignement militaire. Le travail des services de renseignement avait également été critiqué après les attentats et la commission d'enquête parlementaire avait adressé en 2017 plusieurs recommandations les concernant. Quatre ans plus tard, malgré un travail de réforme, les dysfonctionnements sont loin d'avoir disparu. Les enquêtes menées par l'Inspection militaire et le comité R après la disparition le 17 mai de Jürgen Conings, militaire d'extrême-droite qui avait quitté ses quartiers en emportant du matériel de guerre, ont révélé une longue suite de manquements dans le chef du SGRS. Certains députés, notamment dans la majorité, avaient réclamé la démission des dirigeants du service. "Pour le bien de notre Service Général du Renseignement et de la Sécurité, j'ai décidé, en concertation avec le Chef de la Défense, de nommer un nouveau chef du SGRS. Cette décision n'a pas été facile à prendre et n'a pas été prise à la légère, mais elle était nécessaire pour rétablir le calme autour du SGRS", a expliqué la ministre. M. Robberecht a commandé la Composante Marine de l'armée et exerce aujourd'hui sa fonction en tant que "Assistant Chief of Staff Operations & Training". Il se concentrera, dans un premier temps, sur le fonctionnement opérationnel du service. Ensuite, une équipe de transition sera également mise en place afin de procéder aux ajustements nécessaires pour améliorer le fonctionnement du SGRS. Un plan d'actions a été élaboré au cours des dernières semaines. Le nouveau patron du renseignement militaire aura pour tâche de mettre au point un plan de gestion fixant des priorités claires pour le SGRS dans les années à venir, mettre en oeuvre les recommandations du comité R, améliorer la qualité des enquêtes, rechercher des synergies avec les autres services en charge de la sécurité en Belgique, améliorer la circulation de l'information, simplifier la structure et développer une carrière dans le domaine du renseignement au sein de l'armée en collaboration avec les autres services en vue d'établir un statut unique dans le domaine du renseignement. "La tâche n'a pas été facile pour le personnel du SGRS ces dernières années, avec les réformes répétées qui ont été mises en oeuvre. Les événements des dernières semaines viennent s'y ajouter. Toutefois, je sais que ces personnes donnent le meilleur d'elles-mêmes chaque jour, et je tiens à les en remercier. Le personnel a droit à un service optimalisé, et les changements que nous envisageons doivent y contribuer. Cela profitera à l'objectif final: renforcer la sécurité de notre pays", a ajouté la ministre.