Près d'une semaine après les incidents de Blankenberge, la bourgmestre de la commune côtière, Daphné Dumery (N-VA) a constaté une diminution des touristes. "Ils sont restés à l'écart, sans doute sous le choc. Notre image est ternie : les baigneurs attendent de nous que nous garantissions une sécurité à 100%, et à juste titre" confie-t-elle à nos confrères de Het Laatste Nieuws.

Renforts demandés

De nouvelles mesures ont été mises en place cette semaine pour éviter que des bagarres se reproduisent. "On nous a promis que les trains ne rouleront qu'à 80 % d'occupation, ce qui signifie qu'il y aura un maximum de 6 000 touristes de jour à Blankenberge. Je me demande s'ils peuvent y arriver, mais je l'espère sincèrement" indique la bourgmestre qui dit "retenir son souffle" pour le week-end. "Je n'ai pas tellement peur des gangs de Bruxelles, mais j'ai entendu dire que des groupes d'extrême droite prévoyaient de "venir nettoyer le gâchis". Nous devons vraiment éviter ce genre d'actions, nous avons renforts demandés".

Aucune commune n'a par ailleurs interdit aux touristes d'un jour de venir ce week-end. La mesure qui interdisait aux touristes d'un jour de se rendre dans la commune de Knokke a été levée ce mercredi. La police locale veillera cependant au respect strict des mesures corona et du code vestimentaire local.

Suppression des trains

La SNCB a décidé ce mardi de mettre moins de trains à disposition vers la Côte. Un nombre maximum de passagers par jour a été fixé pour chaque commune côtière. "Nous limitons la capacité des trains à 80%", explique Bart Crols, porte-parole de la SNCB. "Cela signifie que tout le monde ne peut pas monter dans le train. Mais il existe aussi des trains alternatifs, principalement entre les gares de Gand et de Bruges. Nous vous demandons de privilégier ces alternatives. Si quelqu'un peut prouver qu'il doit se rendre à la côte parce qu'il y vit ou y travaille, nous en tiendrons compte."

Les personnes qui prennent le train pour la Côte parce qu'ils y vivent ou y travaillent, ou parce qu'ils partent en vacances pour plusieurs jours, auront la priorité sur les touristes d'un jour ce week-end si les trains sont trop remplis. La compagnie de chemin de fer conseille d'apporter des preuves, comme une réservation d'hôtel.

Plus d'une centaine de policiers supplémentaires à la Côte et dans les gares

Le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) annonce que des renforts policiers supplémentaires ont été prévus pour ce week-end à la Côte et dans les gares importantes du pays. Durant la semaine, le ministre avait déjà clarifié sa façon de penser lors d'un échange de vues en commission de l'Intérieur, à la Chambre. Il avait notamment cité les renforts policiers déjà prévus et actifs à la Côte, suffisants selon lui, renvoyant le volet "trains" vers le ministre compétent François Bellot. Il s'était aussi prononcé contre les initiatives locales d'empêcher les touristes d'un jour d'atteindre les stations balnéaires les plus populaires.

Pieter De Crem propose en revanche de mettre en place la possibilité d'une interdiction de lieu visant toute la Côte pour ceux qui seraient sanctionnés pour violences ou non-respect des mesures Covid. Pour ce week-end du 15 août, des renforts policiers ont malgré tout été prévus, en plus de ceux qui sont habituellement mobilisés chaque été pour la Côte, de manière à maintenir le calme. Le ministre parle d'une "présence policière accrue de 125 effectifs samedi et de 115 effectifs dimanche, répartis sur la Côte, d'autres lieux à forte fréquentation du pays et des noeuds comme les gares. Des sections supplémentaires seront mobilisées dans les gares de Bruxelles, Gand-Saint-Pierre, Bruges, Ostende, Blankenberge, La Panne et Knokke".

Près d'une semaine après les incidents de Blankenberge, la bourgmestre de la commune côtière, Daphné Dumery (N-VA) a constaté une diminution des touristes. "Ils sont restés à l'écart, sans doute sous le choc. Notre image est ternie : les baigneurs attendent de nous que nous garantissions une sécurité à 100%, et à juste titre" confie-t-elle à nos confrères de Het Laatste Nieuws.De nouvelles mesures ont été mises en place cette semaine pour éviter que des bagarres se reproduisent. "On nous a promis que les trains ne rouleront qu'à 80 % d'occupation, ce qui signifie qu'il y aura un maximum de 6 000 touristes de jour à Blankenberge. Je me demande s'ils peuvent y arriver, mais je l'espère sincèrement" indique la bourgmestre qui dit "retenir son souffle" pour le week-end. "Je n'ai pas tellement peur des gangs de Bruxelles, mais j'ai entendu dire que des groupes d'extrême droite prévoyaient de "venir nettoyer le gâchis". Nous devons vraiment éviter ce genre d'actions, nous avons renforts demandés".Aucune commune n'a par ailleurs interdit aux touristes d'un jour de venir ce week-end. La mesure qui interdisait aux touristes d'un jour de se rendre dans la commune de Knokke a été levée ce mercredi. La police locale veillera cependant au respect strict des mesures corona et du code vestimentaire local.La SNCB a décidé ce mardi de mettre moins de trains à disposition vers la Côte. Un nombre maximum de passagers par jour a été fixé pour chaque commune côtière. "Nous limitons la capacité des trains à 80%", explique Bart Crols, porte-parole de la SNCB. "Cela signifie que tout le monde ne peut pas monter dans le train. Mais il existe aussi des trains alternatifs, principalement entre les gares de Gand et de Bruges. Nous vous demandons de privilégier ces alternatives. Si quelqu'un peut prouver qu'il doit se rendre à la côte parce qu'il y vit ou y travaille, nous en tiendrons compte."Les personnes qui prennent le train pour la Côte parce qu'ils y vivent ou y travaillent, ou parce qu'ils partent en vacances pour plusieurs jours, auront la priorité sur les touristes d'un jour ce week-end si les trains sont trop remplis. La compagnie de chemin de fer conseille d'apporter des preuves, comme une réservation d'hôtel.