A ce jour, les chiffres donnés quotidiennement par les autorités sanitaires permettent d'esquisser quelques tendances sur les personnes les plus touchées par le nouveau coronavirus. Les hommes et les femmes sont infectés par le virus dans des proportions presque égales, mais les hommes sont beaucoup plus susceptibles de se retrouver à l'hôpital et même aux soins intensifs. Le risque de décès est également beaucoup plus élevé chez les hommes. On observe en Belgique les mêmes tendances qu'en Chine, en Espagne, en Italie ou aux Pays-Bas concernant le profil des patients.

Jusqu'au 19 mars, 246 patients se sont retrouvés à l'hôpital. "40 % d'entre eux étaient des femmes, 60 % des hommes", a commenté Steven Van Gucht, président du comité scientifique coronavirus. Ce n'est pas une surprise. Aux Pays-Bas, le ratio était de 37 % de femmes et de 63 % d'hommes en début de semaine. En Espagne, un peu plus d'hommes que de femmes tombent malades, mais deux fois moins d'hommes que de femmes sont admis à l'hôpital. Parce que les hommes tombent plus gravement malades, ils ont aussi plus de risques de mourir. En Espagne, deux fois plus d'hommes que de femmes sont morts. Aux Pays-Bas, 62 % des décès étaient des hommes, en Italie 70 %.

"Les hommes sont clairement plus sensibles aux complications graves", résume Van Gucht. C'était également le cas lors des précédentes épidémies de SRAS et de MERS, qui étaient toutes deux des coronavirus, rappelle De Morgen. Il semble que ce soit une caractéristique assez stable de ce type de virus. Il existe de nombreuses explications possibles à cela, bien qu'il ne soit pas clair dans quelle mesure elles jouent bien toutes un rôle.

Rapport Covid-19 de Sciensano du 25 mars 2020. © sciensano

L'une de ces explications est que les hommes fument plus souvent, ce qui peut les rendre plus vulnérables aux complications respiratoires telles que le Covid-19, avance le journal flamand. Selon Van Gucht, il y a également des indications que l'hormone féminine oestrogène augmente la résistance des femmes au Covid-19. De plus, les gènes jouent un rôle important : le chromosome X porte de nombreux gènes d'immunité. Les femmes ont deux de ces chromosomes - les hommes ont un chromosome X et un chromosome Y - et donc deux fois plus de ces gènes de défense que les hommes.

Troubles sous-jacents

Il existe d'autres facteurs de risque maintenant connus. Les personnes qui souffrent déjà d'un ou plusieurs troubles sous-jacents doivent redoubler de prudence. "Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou de lésions d'organes - tels que des problèmes cardiaques et rénaux - ont un risque beaucoup plus élevé d'évolution négative de la maladie", déclare le professeur de maladies infectieuses Steven Callens (UZ Gent), cité par De Morgen.

"Chez les personnes décédées, nous observons presque toujours un ou plusieurs troubles sous-jacents", confirme Van Gucht. Sur ce point aussi, notre pays suit les tendances qui se dessinent au niveau mondial. Selon les statistiques officielles italiennes, à peine 1 % des patients décédés n'avaient aucun autre trouble connu. (NB : les Italiens disposent de données complètes pour seulement 15 % des décès, ce qui peut fausser le tableau).

L'hypertension artérielle et les maladies cardiaques, en particulier, sont des signaux d'alarme. En effet, le coeur travaille en étroite collaboration avec les poumons, qui peuvent être gravement affectés par le Covid-19 : par l'intermédiaire du sang, le coeur pompe l'oxygène vers les poumons. Les maladies pulmonaires chroniques sont aussi logiquement un facteur de risque, tout comme les problèmes rénaux, le diabète ou un système immunitaire déjà affaibli.

Il n'est pas surprenant que l'âge soit également un facteur important. Sur les 246 premiers patients qui se sont retrouvés à l'hôpital dans notre pays, à peine 12 % avaient moins de 45 ans. 45 % des personnes dans la tranche d'âge de 65 à 84 ans ont dû être hospitalisées. Les plus de 85 ans forment un groupe un peu plus restreint, mais cela ne signifie pas qu'ils sont moins exposés. Les 85+ sont, en effet, moins nombreux que les personnes plus jeunes, ce qui signifie qu'il y a également moins de personnes qui peuvent être hospitalisées.

Par contre, et c'est assez étonnant, les femmes enceintes ne semblent pas rencontrer de complications face au coronavirus, comme lors d'une grippe, par exemple.

A ce jour, les chiffres donnés quotidiennement par les autorités sanitaires permettent d'esquisser quelques tendances sur les personnes les plus touchées par le nouveau coronavirus. Les hommes et les femmes sont infectés par le virus dans des proportions presque égales, mais les hommes sont beaucoup plus susceptibles de se retrouver à l'hôpital et même aux soins intensifs. Le risque de décès est également beaucoup plus élevé chez les hommes. On observe en Belgique les mêmes tendances qu'en Chine, en Espagne, en Italie ou aux Pays-Bas concernant le profil des patients.Jusqu'au 19 mars, 246 patients se sont retrouvés à l'hôpital. "40 % d'entre eux étaient des femmes, 60 % des hommes", a commenté Steven Van Gucht, président du comité scientifique coronavirus. Ce n'est pas une surprise. Aux Pays-Bas, le ratio était de 37 % de femmes et de 63 % d'hommes en début de semaine. En Espagne, un peu plus d'hommes que de femmes tombent malades, mais deux fois moins d'hommes que de femmes sont admis à l'hôpital. Parce que les hommes tombent plus gravement malades, ils ont aussi plus de risques de mourir. En Espagne, deux fois plus d'hommes que de femmes sont morts. Aux Pays-Bas, 62 % des décès étaient des hommes, en Italie 70 %."Les hommes sont clairement plus sensibles aux complications graves", résume Van Gucht. C'était également le cas lors des précédentes épidémies de SRAS et de MERS, qui étaient toutes deux des coronavirus, rappelle De Morgen. Il semble que ce soit une caractéristique assez stable de ce type de virus. Il existe de nombreuses explications possibles à cela, bien qu'il ne soit pas clair dans quelle mesure elles jouent bien toutes un rôle. L'une de ces explications est que les hommes fument plus souvent, ce qui peut les rendre plus vulnérables aux complications respiratoires telles que le Covid-19, avance le journal flamand. Selon Van Gucht, il y a également des indications que l'hormone féminine oestrogène augmente la résistance des femmes au Covid-19. De plus, les gènes jouent un rôle important : le chromosome X porte de nombreux gènes d'immunité. Les femmes ont deux de ces chromosomes - les hommes ont un chromosome X et un chromosome Y - et donc deux fois plus de ces gènes de défense que les hommes.Il existe d'autres facteurs de risque maintenant connus. Les personnes qui souffrent déjà d'un ou plusieurs troubles sous-jacents doivent redoubler de prudence. "Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou de lésions d'organes - tels que des problèmes cardiaques et rénaux - ont un risque beaucoup plus élevé d'évolution négative de la maladie", déclare le professeur de maladies infectieuses Steven Callens (UZ Gent), cité par De Morgen. "Chez les personnes décédées, nous observons presque toujours un ou plusieurs troubles sous-jacents", confirme Van Gucht. Sur ce point aussi, notre pays suit les tendances qui se dessinent au niveau mondial. Selon les statistiques officielles italiennes, à peine 1 % des patients décédés n'avaient aucun autre trouble connu. (NB : les Italiens disposent de données complètes pour seulement 15 % des décès, ce qui peut fausser le tableau).L'hypertension artérielle et les maladies cardiaques, en particulier, sont des signaux d'alarme. En effet, le coeur travaille en étroite collaboration avec les poumons, qui peuvent être gravement affectés par le Covid-19 : par l'intermédiaire du sang, le coeur pompe l'oxygène vers les poumons. Les maladies pulmonaires chroniques sont aussi logiquement un facteur de risque, tout comme les problèmes rénaux, le diabète ou un système immunitaire déjà affaibli.Il n'est pas surprenant que l'âge soit également un facteur important. Sur les 246 premiers patients qui se sont retrouvés à l'hôpital dans notre pays, à peine 12 % avaient moins de 45 ans. 45 % des personnes dans la tranche d'âge de 65 à 84 ans ont dû être hospitalisées. Les plus de 85 ans forment un groupe un peu plus restreint, mais cela ne signifie pas qu'ils sont moins exposés. Les 85+ sont, en effet, moins nombreux que les personnes plus jeunes, ce qui signifie qu'il y a également moins de personnes qui peuvent être hospitalisées.Par contre, et c'est assez étonnant, les femmes enceintes ne semblent pas rencontrer de complications face au coronavirus, comme lors d'une grippe, par exemple.