Lire également "Élections européennes : une extrême droite plus forte et moins désunie"
...

Parti populaire. "Lors de la campagne pour les élections communales et provinciales du 14 octobre 2018, le Parti populaire a diffusé un certain nombre de vidéos où son leader Mischaël Modrikamen est monté en première ligne pour associer les réfugiés arrivant en Belgique à des djihadistes, à des voleurs, à des agresseurs. Par la multiplication de ces vidéos et par les agressions verbales formulées par le chef - il ne s'agissait pas du dérapage d'un militant -, le Parti populaire a connu, à mon sens, un basculement vers l'extrême droite. De façon surprenante, Unia (NDLR : service public indépendant de lutte contre la discrimination et de promotion de l'égalité des chances) a considéré qu'il n'y avait pas de racisme dans les discours du Parti populaire. Je pense pourtant qu'il va occuper de plus en plus le segment de l'extrême droite, mal exploité par Nation et par quelques partis incompétents. On dirait presque que Mischaël Modrikamen emploie la stratégie inverse de celle de Marine Le Pen et qu'il cherche à être diabolisé."Listes Destexhe. "En lisant la propagande qu'il diffuse, on s'aperçoit que ce parti développe des propositions assez originales qui n'ont rien à voir avec l'immigration et l'islam. Or, souvent, les partis d'extrême droite avancent des propositions radicales sur l'immigration et, pour faire bonne figure, y ajoutent des points sans importance pour le reste de leur programme. On constate chez les Listes Destexhe un début de ciment idéologique. Il est en partie conservateur, plus à droite que le MR, et peut-être populiste parce qu'il prône la réduction du nombre d'élus, de leur coût, moins d'administration et une diminution du rôle des syndicats".