L'argument imparable du Pr Steven Van Gucht, virologue et président du Comité scientifique coronavirus à la VRT (ce jeudi matin 12 mars) : si les écoliers restent à la maison, ils sont gardés par leurs grands-parents et le COVID-19 (nom de la maladie) tue bien davantage d'âgés, c'est donc les mettre en danger.

Sauf que si nos enfants ne sortent pas, il y a peu de chance qu'ils attrapent le virus !

En mars 2020, l'OMS et l'Unicef ont publié quelques conseils pour les établissements d'enseignement. En faisant toutefois un aveu liminaire : "Comme il s'agit d'un nouveau virus, nous continuons à apprendre comment il affecte les enfants. Nous savons qu'il est possible d'être infecté par le virus à tout âge, mais jusqu'à présent, il y a relativement peu de cas de COVID-19 signalés chez les enfants. Il s'agit d'un nouveau virus et nous devons en apprendre davantage sur la façon dont il affecte les enfants. Le virus peut être mortel dans de rares cas, jusqu'à présent principalement chez les personnes âgées ayant des antécédents médicaux conditions."

Hormis "si vous êtes malade, restez à la maison", la plupart des conseils de prophylaxie et d'hygiène de l'OMS sont plus ou moins inopérants en fonction de l'âge dans les écoles, tels :

-Lavez-vous les mains fréquemment, toujours à l'eau et au savon pendant au moins 20 secondes (le manque d'hygiène dans les latrines scolaires est légendaire).

-N'oubliez pas de ne pas toucher votre visage (ils le font en permanence).

-Ne partagez pas les tasses, les ustensiles, la nourriture ou les boissons avec d'autres (chacun partage ses couverts et ses tartines à goûter en fonction de l'âge).

-Introduire le concept de distanciation sociale comme s'éloigner de ses amis, éviter des foules importantes, ne pas toucher les gens si vous n'en avez pas besoin, etc. (inopérant dans les cours de récré et même dans les classes souvent surchargées), etc.

Ces conseils paraissent par ailleurs bien dérisoires lorsqu'on recommande aux hôpitaux d'aller au-delà des mesures traditionnelles telles que l'hygiène des mains, les masques, les combinaisons, les gants et les lunettes de sécurité. Aux États-Unis, l'utilisation de respirateurs N-95 est recommandée pour les travailleurs de la santé qui entrent en contact avec des patients suspectés d'être infectés par le COVID-19. Mais "95" signifie que, même lorsqu'il est correctement appliqué, l'appareil peut filtrer des particules jusqu'à 0,3 micron dans 95 % des cas. Cependant, les coronavirus humains mesurent entre 0,1 et 0,2 micron...

Problèmes logistiques

Certes, la fermeture des écoles entraînerait des problèmes logistiques évidents mais au fur et à mesure que le télétravail se généraliserait, les parents pourront assurer la garde.

Il ne faut pas perdre de vue la promiscuité intense des transports en commun vers les écoles dans lesquels les écoliers et les étudiants peuvent croiser de nombreux porteurs du virus, parfois asymptomatiques (indécelables donc).

De fait, les nouvelle sont plutôt alarmantes :

On l'a dit : l'Académie royale de médecine ferme ses portes pour donner l'exemple. Les hôpitaux et les maisons de repos limitent les visites. On interdit tous les rassemblements de plus de mille personnes en France. On fait des matches de foot à huis-clos.

32 cas ont été détectés dans une maison de repos à Watermael-Boitsfort.

Un cas de coronavirus a été signalé au collège Cardinal Mercier (Braine-l'Alleud).

Le principe de précaution s'impose alors que des experts européens dont allemands annoncent que 75% de la population va être touchée (Bild, Libération, Le Vif).

Bart De Wever demande le plan catastrophe, relativement soutenu par Olivier Mouton (Le Vif), etc.

On est à court de réactifs, ce qui fait dire au virologue Marc Van Ranst dans le Morgen qu'il y aurait beaucoup plus de cas. Et il déclare : "Ce que les autorités ne veulent pas dire, je le dis : Supprimons tous les événements !"

Donc je rejoins complètement le Dr David Simon (Association belge des syndicats médicaux) qui appelle sur Twitter à fermer les écoles. Il a lancé une pétition. Des parents lancent également des pétitions.

La France devrait d'ailleurs annoncer ce jeudi après-midi la fermeture des écoles.

Pourquoi prendre le moindre risque ? Il reste trois semaines de cours jusque Pâques et on annonce le pic du virus pour les deux à quatre semaines à venir. Pendant les grandes grèves scolaires, nous avons raté deux mois de cours et nous avons quand même eu notre diplôme.

Les ministres compétents en matière d'enseignement et le gouvernement fédéral auquel ils se réfèrent portent cette énorme responsabilité.

Il est temps de protéger la sève de la société.

L'argument imparable du Pr Steven Van Gucht, virologue et président du Comité scientifique coronavirus à la VRT (ce jeudi matin 12 mars) : si les écoliers restent à la maison, ils sont gardés par leurs grands-parents et le COVID-19 (nom de la maladie) tue bien davantage d'âgés, c'est donc les mettre en danger. Sauf que si nos enfants ne sortent pas, il y a peu de chance qu'ils attrapent le virus !En mars 2020, l'OMS et l'Unicef ont publié quelques conseils pour les établissements d'enseignement. En faisant toutefois un aveu liminaire : "Comme il s'agit d'un nouveau virus, nous continuons à apprendre comment il affecte les enfants. Nous savons qu'il est possible d'être infecté par le virus à tout âge, mais jusqu'à présent, il y a relativement peu de cas de COVID-19 signalés chez les enfants. Il s'agit d'un nouveau virus et nous devons en apprendre davantage sur la façon dont il affecte les enfants. Le virus peut être mortel dans de rares cas, jusqu'à présent principalement chez les personnes âgées ayant des antécédents médicaux conditions."Hormis "si vous êtes malade, restez à la maison", la plupart des conseils de prophylaxie et d'hygiène de l'OMS sont plus ou moins inopérants en fonction de l'âge dans les écoles, tels : -Lavez-vous les mains fréquemment, toujours à l'eau et au savon pendant au moins 20 secondes (le manque d'hygiène dans les latrines scolaires est légendaire).-N'oubliez pas de ne pas toucher votre visage (ils le font en permanence).-Ne partagez pas les tasses, les ustensiles, la nourriture ou les boissons avec d'autres (chacun partage ses couverts et ses tartines à goûter en fonction de l'âge).-Introduire le concept de distanciation sociale comme s'éloigner de ses amis, éviter des foules importantes, ne pas toucher les gens si vous n'en avez pas besoin, etc. (inopérant dans les cours de récré et même dans les classes souvent surchargées), etc.Ces conseils paraissent par ailleurs bien dérisoires lorsqu'on recommande aux hôpitaux d'aller au-delà des mesures traditionnelles telles que l'hygiène des mains, les masques, les combinaisons, les gants et les lunettes de sécurité. Aux États-Unis, l'utilisation de respirateurs N-95 est recommandée pour les travailleurs de la santé qui entrent en contact avec des patients suspectés d'être infectés par le COVID-19. Mais "95" signifie que, même lorsqu'il est correctement appliqué, l'appareil peut filtrer des particules jusqu'à 0,3 micron dans 95 % des cas. Cependant, les coronavirus humains mesurent entre 0,1 et 0,2 micron...Problèmes logistiquesCertes, la fermeture des écoles entraînerait des problèmes logistiques évidents mais au fur et à mesure que le télétravail se généraliserait, les parents pourront assurer la garde. Il ne faut pas perdre de vue la promiscuité intense des transports en commun vers les écoles dans lesquels les écoliers et les étudiants peuvent croiser de nombreux porteurs du virus, parfois asymptomatiques (indécelables donc). De fait, les nouvelle sont plutôt alarmantes :On l'a dit : l'Académie royale de médecine ferme ses portes pour donner l'exemple. Les hôpitaux et les maisons de repos limitent les visites. On interdit tous les rassemblements de plus de mille personnes en France. On fait des matches de foot à huis-clos. 32 cas ont été détectés dans une maison de repos à Watermael-Boitsfort.Un cas de coronavirus a été signalé au collège Cardinal Mercier (Braine-l'Alleud).Le principe de précaution s'impose alors que des experts européens dont allemands annoncent que 75% de la population va être touchée (Bild, Libération, Le Vif).Bart De Wever demande le plan catastrophe, relativement soutenu par Olivier Mouton (Le Vif), etc. On est à court de réactifs, ce qui fait dire au virologue Marc Van Ranst dans le Morgen qu'il y aurait beaucoup plus de cas. Et il déclare : "Ce que les autorités ne veulent pas dire, je le dis : Supprimons tous les événements !"Donc je rejoins complètement le Dr David Simon (Association belge des syndicats médicaux) qui appelle sur Twitter à fermer les écoles. Il a lancé une pétition. Des parents lancent également des pétitions.La France devrait d'ailleurs annoncer ce jeudi après-midi la fermeture des écoles.Pourquoi prendre le moindre risque ? Il reste trois semaines de cours jusque Pâques et on annonce le pic du virus pour les deux à quatre semaines à venir. Pendant les grandes grèves scolaires, nous avons raté deux mois de cours et nous avons quand même eu notre diplôme. Les ministres compétents en matière d'enseignement et le gouvernement fédéral auquel ils se réfèrent portent cette énorme responsabilité. Il est temps de protéger la sève de la société.