Le 'Spécial Bruxelles'(Le Vif, numéro 45 du 11.11.2021) met en lumière l'impact de la crise du Covid sur la vie des bruxellois. N'est-il pas grand temps d'aller à l'essentiel de la problématique et d'invoquer l'application d'une législation imposant une obligation générale de la vaccination contre le Covid-19?

Les chiffres actuels semblent indiquer que le pourcentage de vaccination en Belgique, quoique bien supérieur à celui de nombreux pays, notamment en Europe de l'Est, peut encore être amélioré, notamment à Bruxelles. Pourtant, l'efficacité de la vaccination n'est plus à démontrer. Les études cliniques font apparaître que les effets secondaires des vaccins administrés actuellement, à savoir Pfizer et Moderna, sont rarissimes. Néanmoins, pour notre pays, le nombre de décès hebdomadaires se situe actuellement aux alentours de 28 personnes par jour (le 4 septembre dernier encore 5 personnes!). La majorité des décès, ainsi que des malades aux soins intensifs relevés pendant la quatrième vague du coronavirus, se situe auprès de personnes non vaccinées. Ne 'pas croire' au Covid-19 témoigne par conséquent d'une argumentation fallacieuse.

Nombre d'antivax utilisent l'argument de la liberté pour refuser la vaccination voire, dans certains cas, ne pas se conformer aux mesures corona (l'absence d'entrave dans ses choix par les autres, soit la 'liberté négative' selon Isaiah Berlin dans 'Deux conceptions de la liberté').

A l'opposé, le professeur Dominique Benoit (UZ Gent, unité de soins intensifs Covid) insiste, à juste titre, sur l'application du principe de solidarité ('L'autonomie de l'individu me semble ici clairement subordonnée à la santé, l'économie et la liberté de toute la société'). Ce principe est proche de la valeur universelle de la charité (la Règle d'or) dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures: 'Traite les autres comme tu voudras être traité' (Torah, Livre de Tobie, Nouveau Testament, Mahomet, Hadith 13 de al-Nawawi; des formulations semblables se retrouvent également auprès du Bouddhisme, du Confucianisme, du Taoïsme, de l'Hindouïsme et du Jaïnisme).

Au niveau de la tradition laïque, ce principe apparaît également dans la pensée des Lumières. Ainsi, l'article 1:IV de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 stipule que: 'La Liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (...) ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi', idée qui réapparaît dans le principe de non-nuisance chez John Stuart Mill au début de son essai 'De la liberté'. Ce principe de non-nuisance n'est donc rien de moins qu'un des principes fondamentaux de notre démocratie libérale. La charité, la solidarité, l'équité: si nous n'avons pas ici affaire à des valeurs que toutes ces philosophies que la vie et religions ont en commun, alors je ne sais plus, en temps que non-croyant moi-même, à quel saint me vouer!

Maître Christophe Lemmens, expert en droit médical, affirme que, juridiquement, rien ne s'oppose à l'obligation vaccinale et déclare encore que 'en obligeant uniquement les soignants à être vaccinés, vous les traitez différemment de la population générale' (7 sur 7).

La balle se trouve clairement dans le camp de notre ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, compte tenu du fait qu'il n'existe pas de sérieux arguments médicaux, éthiques, religieux voire juridiques justifiant un plus long report de la mise en application d'une obligation générale de la vaccination contre le Covid-19, qui peut être réglée par amendement de la loi pandémie.

Les mesures vexatoires actuelles qui s'appliquent à l'entièreté de notre population, telles que le Covid Safe Ticket (CST), le formulaire de Localisation du Passager (PLF), ne sont pas exemptes d'un paternalisme et d'une hypocrisie certains. Continuer ainsi à tourner autour du pot représente une perte quotidienne insupportable en vies humaines (directement, mais aussi indirectement vu l'impact négatif sur la capacité d'accueil dans les hôpitaux pour les patients non-Covid nécessitant des soins urgents), sans parler du coût financier exhorbitant pour la société et le contribuable (sécurité sociale, soins de santé, préjudice économique). Notre démocratie s'en trouverait de surcroît fragilisée et la tentation pour une partie de notre population du vote populiste, au détriment des partis politiques qui participent au gouvernement actuel, pourraît en coûter bien plus à nous tous quil apparaît à l'heure actuelle. Finalement, à toute personne qui, jusqu'à présent, à refusé ou hésite encore à se faire vacciner, j'aimerais faire un appel urgent à observer son devoir civique et ainsi à se protéger personnellement ainsi que ses concitoyens.

Le 'Spécial Bruxelles'(Le Vif, numéro 45 du 11.11.2021) met en lumière l'impact de la crise du Covid sur la vie des bruxellois. N'est-il pas grand temps d'aller à l'essentiel de la problématique et d'invoquer l'application d'une législation imposant une obligation générale de la vaccination contre le Covid-19?Les chiffres actuels semblent indiquer que le pourcentage de vaccination en Belgique, quoique bien supérieur à celui de nombreux pays, notamment en Europe de l'Est, peut encore être amélioré, notamment à Bruxelles. Pourtant, l'efficacité de la vaccination n'est plus à démontrer. Les études cliniques font apparaître que les effets secondaires des vaccins administrés actuellement, à savoir Pfizer et Moderna, sont rarissimes. Néanmoins, pour notre pays, le nombre de décès hebdomadaires se situe actuellement aux alentours de 28 personnes par jour (le 4 septembre dernier encore 5 personnes!). La majorité des décès, ainsi que des malades aux soins intensifs relevés pendant la quatrième vague du coronavirus, se situe auprès de personnes non vaccinées. Ne 'pas croire' au Covid-19 témoigne par conséquent d'une argumentation fallacieuse.Nombre d'antivax utilisent l'argument de la liberté pour refuser la vaccination voire, dans certains cas, ne pas se conformer aux mesures corona (l'absence d'entrave dans ses choix par les autres, soit la 'liberté négative' selon Isaiah Berlin dans 'Deux conceptions de la liberté').A l'opposé, le professeur Dominique Benoit (UZ Gent, unité de soins intensifs Covid) insiste, à juste titre, sur l'application du principe de solidarité ('L'autonomie de l'individu me semble ici clairement subordonnée à la santé, l'économie et la liberté de toute la société'). Ce principe est proche de la valeur universelle de la charité (la Règle d'or) dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures: 'Traite les autres comme tu voudras être traité' (Torah, Livre de Tobie, Nouveau Testament, Mahomet, Hadith 13 de al-Nawawi; des formulations semblables se retrouvent également auprès du Bouddhisme, du Confucianisme, du Taoïsme, de l'Hindouïsme et du Jaïnisme). Au niveau de la tradition laïque, ce principe apparaît également dans la pensée des Lumières. Ainsi, l'article 1:IV de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 stipule que: 'La Liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (...) ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi', idée qui réapparaît dans le principe de non-nuisance chez John Stuart Mill au début de son essai 'De la liberté'. Ce principe de non-nuisance n'est donc rien de moins qu'un des principes fondamentaux de notre démocratie libérale. La charité, la solidarité, l'équité: si nous n'avons pas ici affaire à des valeurs que toutes ces philosophies que la vie et religions ont en commun, alors je ne sais plus, en temps que non-croyant moi-même, à quel saint me vouer!Maître Christophe Lemmens, expert en droit médical, affirme que, juridiquement, rien ne s'oppose à l'obligation vaccinale et déclare encore que 'en obligeant uniquement les soignants à être vaccinés, vous les traitez différemment de la population générale' (7 sur 7).La balle se trouve clairement dans le camp de notre ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, compte tenu du fait qu'il n'existe pas de sérieux arguments médicaux, éthiques, religieux voire juridiques justifiant un plus long report de la mise en application d'une obligation générale de la vaccination contre le Covid-19, qui peut être réglée par amendement de la loi pandémie. Les mesures vexatoires actuelles qui s'appliquent à l'entièreté de notre population, telles que le Covid Safe Ticket (CST), le formulaire de Localisation du Passager (PLF), ne sont pas exemptes d'un paternalisme et d'une hypocrisie certains. Continuer ainsi à tourner autour du pot représente une perte quotidienne insupportable en vies humaines (directement, mais aussi indirectement vu l'impact négatif sur la capacité d'accueil dans les hôpitaux pour les patients non-Covid nécessitant des soins urgents), sans parler du coût financier exhorbitant pour la société et le contribuable (sécurité sociale, soins de santé, préjudice économique). Notre démocratie s'en trouverait de surcroît fragilisée et la tentation pour une partie de notre population du vote populiste, au détriment des partis politiques qui participent au gouvernement actuel, pourraît en coûter bien plus à nous tous quil apparaît à l'heure actuelle. Finalement, à toute personne qui, jusqu'à présent, à refusé ou hésite encore à se faire vacciner, j'aimerais faire un appel urgent à observer son devoir civique et ainsi à se protéger personnellement ainsi que ses concitoyens.