"Il y a une fierté collective à ce que le niveau de vaccination soit élevé en Belgique. Les réticences à la vaccination sont quantitativement moins importantes chez nous qu'en France et dans certaines parties de l'Allemagne. Je suis dubitatif sur le fait qu'on pourrait évoluer dans ce même sens chez nous. Les politiques belges ne voient pas d'intérêt à crisper davantage la situation. Aucun parti ne va dans ce sens, pas même le Vlaams Belang. Je ne vois pas de grands acteurs sociétaux porter ce débat", avançait Pascal Delwit, politologue à l'Université libre de Bruelles (ULB), dans les pages de la DH.

Georges Dallemagne, CDH, rétorque : "Le gouvernement écoute ce qu'il croit être l'opinion publique. Or, les anti-vaccins sont beaucoup plus audibles que ceux qui sont en faveur du vaccin. Le résultat est qu'on présente le pass sanitaire comme une restriction des libertés alors que c'est en fait un pass pour plus de libertés. La Belgique doit s'inspirer de ce que font la France mais aussi l'Italie. À terme, je suis convaincu que nous arriverons à une obligation vaccinale pour une tranche de plus en plus large de la population car les variants seront de plus en plus dangereux. C'est la logique même des variants d'être de plus en plus contagieux et de dominer rapidement les précédents."

"On ne sortira pas de cette pandémie sans une couverture de plus de 90 % de la population totale. Le risque, c'est que de nouveaux variants se développent en profitant d'une couverture vaccinale in suffisante", continue Georges Dallemagne. "On a beaucoup mis en avant la question de la liberté individuelle mais peu celle de la responsabilité et de la solidarité. Je comprends que Georges-Louis Bouchez, en tant que libéral, mette en avant la liberté de chacun. Mais je m'étonne que la gauche ne rappelle pas plus l'importance de la solidarité."

Il conclut : "Nous avons des problèmes dans les maisons de repos mais aussi dans certaines maternités où le personnel ne se fait pas vacciner alors que les femmes enceintes devraient être bien plus protégées. Après la nécessaire pédagogie, il faut passer à d'autres types de mesures. Je suis persuadé que la vaccination sera de plus en plus généralisée dès l'enfance dans les mois à venir. Et les mesures appliquées en France, même si l'urgence y était plus importante que chez nous, seront bientôt d'application partout. C'est le bon sens même."

"Il y a une fierté collective à ce que le niveau de vaccination soit élevé en Belgique. Les réticences à la vaccination sont quantitativement moins importantes chez nous qu'en France et dans certaines parties de l'Allemagne. Je suis dubitatif sur le fait qu'on pourrait évoluer dans ce même sens chez nous. Les politiques belges ne voient pas d'intérêt à crisper davantage la situation. Aucun parti ne va dans ce sens, pas même le Vlaams Belang. Je ne vois pas de grands acteurs sociétaux porter ce débat", avançait Pascal Delwit, politologue à l'Université libre de Bruelles (ULB), dans les pages de la DH.Georges Dallemagne, CDH, rétorque : "Le gouvernement écoute ce qu'il croit être l'opinion publique. Or, les anti-vaccins sont beaucoup plus audibles que ceux qui sont en faveur du vaccin. Le résultat est qu'on présente le pass sanitaire comme une restriction des libertés alors que c'est en fait un pass pour plus de libertés. La Belgique doit s'inspirer de ce que font la France mais aussi l'Italie. À terme, je suis convaincu que nous arriverons à une obligation vaccinale pour une tranche de plus en plus large de la population car les variants seront de plus en plus dangereux. C'est la logique même des variants d'être de plus en plus contagieux et de dominer rapidement les précédents." "On ne sortira pas de cette pandémie sans une couverture de plus de 90 % de la population totale. Le risque, c'est que de nouveaux variants se développent en profitant d'une couverture vaccinale in suffisante", continue Georges Dallemagne. "On a beaucoup mis en avant la question de la liberté individuelle mais peu celle de la responsabilité et de la solidarité. Je comprends que Georges-Louis Bouchez, en tant que libéral, mette en avant la liberté de chacun. Mais je m'étonne que la gauche ne rappelle pas plus l'importance de la solidarité."Il conclut : "Nous avons des problèmes dans les maisons de repos mais aussi dans certaines maternités où le personnel ne se fait pas vacciner alors que les femmes enceintes devraient être bien plus protégées. Après la nécessaire pédagogie, il faut passer à d'autres types de mesures. Je suis persuadé que la vaccination sera de plus en plus généralisée dès l'enfance dans les mois à venir. Et les mesures appliquées en France, même si l'urgence y était plus importante que chez nous, seront bientôt d'application partout. C'est le bon sens même."