La commission réunira des représentants des administrations de l'Energie et des Pouvoirs locaux, la cellule d'information financière et la Commission wallonne pour l'énergie (Cwape). Elle devra s'appuyer sur des expertises extérieures.

Selon un conseiller communal PS de Genappe, Jean-François Mitsch, la valeur de ces parts a été surestimée alors que le retrait des communes d'Electrabel Customer Solutions (ECS) a été bradé au profit de l'électricien. Il a écrit aux conseillers communaux des 197 autres communes pour leur demander de s'opposer aux points relatifs à Ores à l'ordre du jour des assemblées générales des intercommunales de financement du groupe et aux modifications statutaires proposées.

M. Mitsch a expliqué ses griefs lundi devant une commission du parlement wallon. Les dirigeants d'Ores, société issue de la fusion de huit intercommunales de distribution d'énergie, ont quant à eux contesté l'idée selon laquelle les pouvoirs locaux ont été grugés. Ils se sont attachés à justifier l'évaluation à 407 millions d'euros.

Un décret de 2008 a imposé aux communes de racheter une partie des parts d'Electrabel dans les intercommunales d'énergie pour qu'elles atteignent à terme 75% du capital, a rappelé l'ancien (BIEN ancien) président d'Ores, Claude Desama. Les communes ont donc dû négocier avec l'opérateur électrique sur la base d'une méthode d'évaluation intégrant plusieurs critères tirés des prescrits de la Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG). Cette méthode s'est appliquée aux opérations suivantes. A l'arrivée, l'opération est profitable, estiment les dirigeants d'Ores: son rendement pour les communes s'élève à environ 5%. Quant à la sortie d'ECS, elle se justifiait par la perte de parts de marché de l'opérateur qui menaçait les dividendes des communes.

"C'est un bon deal", a affirmé le secrétaire du groupement des huit intercommunales de financement du secteur, Raphaël Durant.

Le MR et le cdH se sont dit rassurés par les explications. Certaines questions demeurent toutefois. "Nous devons clarifier les choses. Ce n'est pas noir ou blanc, c'est beaucoup plus nuancé. Les explications d'Ores et des intercommunales de financement tiennent la route mais dans l'intérêt de tous, nous devons clarifier", a souligné M. Lacroix.

La fusion des intercommunales au sein d'Ores a débouché sur une diminution considérable du nombre d'administrateurs. A la suite de l'affaire Publifin, la société a encore réduit ses structures, parfois à contrecoeur. Elle a ainsi supprimé les comités de secteur qui assuraient une représentation plus forte des intérêts des différentes communes, en particulier rurales. La réforme ne plaît pas à tout le monde. "Mais comment une commune comme la mienne pourra-t-elle se faire entendre, elle qui ne compte que 5.000 habitants", a demandé Edmund Stoffels (PS), conseiller à Amblève.

Ores prêtera son concours à l'étude que mènera la commission mixte, a assuré l'administrateur-délégué, Fernand Grifnée. Le patron d'Ores n'a pas caché une certaine exaspération devant les critiques adressées à sa société. "Marre des insinuations. C'est facile de profiter de l'air du temps pour salir", a-t-il dit.

La commission réunira des représentants des administrations de l'Energie et des Pouvoirs locaux, la cellule d'information financière et la Commission wallonne pour l'énergie (Cwape). Elle devra s'appuyer sur des expertises extérieures.Selon un conseiller communal PS de Genappe, Jean-François Mitsch, la valeur de ces parts a été surestimée alors que le retrait des communes d'Electrabel Customer Solutions (ECS) a été bradé au profit de l'électricien. Il a écrit aux conseillers communaux des 197 autres communes pour leur demander de s'opposer aux points relatifs à Ores à l'ordre du jour des assemblées générales des intercommunales de financement du groupe et aux modifications statutaires proposées.M. Mitsch a expliqué ses griefs lundi devant une commission du parlement wallon. Les dirigeants d'Ores, société issue de la fusion de huit intercommunales de distribution d'énergie, ont quant à eux contesté l'idée selon laquelle les pouvoirs locaux ont été grugés. Ils se sont attachés à justifier l'évaluation à 407 millions d'euros.Un décret de 2008 a imposé aux communes de racheter une partie des parts d'Electrabel dans les intercommunales d'énergie pour qu'elles atteignent à terme 75% du capital, a rappelé l'ancien (BIEN ancien) président d'Ores, Claude Desama. Les communes ont donc dû négocier avec l'opérateur électrique sur la base d'une méthode d'évaluation intégrant plusieurs critères tirés des prescrits de la Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG). Cette méthode s'est appliquée aux opérations suivantes. A l'arrivée, l'opération est profitable, estiment les dirigeants d'Ores: son rendement pour les communes s'élève à environ 5%. Quant à la sortie d'ECS, elle se justifiait par la perte de parts de marché de l'opérateur qui menaçait les dividendes des communes."C'est un bon deal", a affirmé le secrétaire du groupement des huit intercommunales de financement du secteur, Raphaël Durant. Le MR et le cdH se sont dit rassurés par les explications. Certaines questions demeurent toutefois. "Nous devons clarifier les choses. Ce n'est pas noir ou blanc, c'est beaucoup plus nuancé. Les explications d'Ores et des intercommunales de financement tiennent la route mais dans l'intérêt de tous, nous devons clarifier", a souligné M. Lacroix.La fusion des intercommunales au sein d'Ores a débouché sur une diminution considérable du nombre d'administrateurs. A la suite de l'affaire Publifin, la société a encore réduit ses structures, parfois à contrecoeur. Elle a ainsi supprimé les comités de secteur qui assuraient une représentation plus forte des intérêts des différentes communes, en particulier rurales. La réforme ne plaît pas à tout le monde. "Mais comment une commune comme la mienne pourra-t-elle se faire entendre, elle qui ne compte que 5.000 habitants", a demandé Edmund Stoffels (PS), conseiller à Amblève.Ores prêtera son concours à l'étude que mènera la commission mixte, a assuré l'administrateur-délégué, Fernand Grifnée. Le patron d'Ores n'a pas caché une certaine exaspération devant les critiques adressées à sa société. "Marre des insinuations. C'est facile de profiter de l'air du temps pour salir", a-t-il dit.