Charles Michel aura été l'un des premiers chefs d'État à rencontrer le leader iranien lors d'une rencontre bilatérale en marge de l'Assemblée générael de l'ONU après la violente offensive de Donald Trump à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies ce mardi. Le Premier ministre Charles Michel a échangé avec Hassan Rohani en fin d'après-midi ce mardi à New York. Une rencontre "qui intervient dans un moment clef, après les déclarations très fortes de Donald Trump sur la situation en Iran", selon le Premier Ministre.

Cet entretien annonce, selon lui, la position plus influente de la Belgique au Conseil de Sécurité de l'ONU en tant que membre non permanent à partir de janvier 2019. "Elle intervient dans un moment clef, après les déclarations très fortes de Donald Trump sur la situation en Iran." Il ajoute: "Nous ne sommes pas naïfs au sujet de l'Iran et de l'importance de son rôle régional."

Charles Michel a tenu à souligner l'importance de l'accord sur le démantèlement nucléaire en Iran, "fruit de très nombreuses années de négociations.et à préciser: "L'accord sur le démantèlement du nucléaire iranien ouvre un canal de communications, afin de soutenir les forces en Iran qui souhaitent moderniser le pays, renforcer l'économie et sont prêtes à s'engager pour une désescalade nucléaire."

"On ne peut pas accepter que ce soit les États-Unis qui décident quelles sont les régions dans le monde dans lesquelles les entreprises européennes peuvent faire du commerce et développer des activités économiques", déclare le chef du gouvernement.

"Qui remplacerait l'Europe en Iran?"

Le Premier ministre belge s'interrogeait par ailleurs: "Devons-nous toujours suivre les Etats-Unis à 100%, même contre notre propre vision et nos intérêts?".

Au printemps, le président américain Donald Trump s'est désengagé de cet accord sur le nucléaire iranien et a réimposé des sanctions contre le pays. Celles-ci visent également des entreprises étrangères qui souhaitent continuer à travailler avec Téhéran.

L'Union européenne a mis en place des mesures afin de protéger ses entreprises, mais plusieurs multinationales européennes se sont retirées du pays par crainte de représailles américaines. Charles Michel reconnaît que la pression américaine est importante, mais "nous ne pouvons pas accepter que les Etats-Unis décident des régions dans lesquelles les entreprises européennes peuvent ou ne peuvent pas mener leurs activités."

De plus, qui remplacerait l'Europe en Iran?, s'interroge le Premier ministre. "Davantage d'espace pour l'économie chinoise en Iran serait l'un des effets collatéraux", pointe-t-il.

Ce mercredi, la Belgique aura l'opportunité d'assister au Conseil de Sécurité de l'ONU présidé par Donald Trump en personne. La Belgique sera présente en tant qu'observateur, en préparation de son mandat de membre non-permanent de deux ans qui commencera en janvier 2019. A ce sujet, le Ministre annonce: "En tant que membre du Conseil de sécurité, on aura une position qui va démultiplier notre capacité d'influence. Nous serons présents dans tous les grands sujets au sein du groupe restreint de pays qui siègent au Conseil de sécurité. Notre position ici à New York est regardée différemment depuis notre élection".

Avec Belga

Charles Michel aura été l'un des premiers chefs d'État à rencontrer le leader iranien lors d'une rencontre bilatérale en marge de l'Assemblée générael de l'ONU après la violente offensive de Donald Trump à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies ce mardi. Le Premier ministre Charles Michel a échangé avec Hassan Rohani en fin d'après-midi ce mardi à New York. Une rencontre "qui intervient dans un moment clef, après les déclarations très fortes de Donald Trump sur la situation en Iran", selon le Premier Ministre.Cet entretien annonce, selon lui, la position plus influente de la Belgique au Conseil de Sécurité de l'ONU en tant que membre non permanent à partir de janvier 2019. "Elle intervient dans un moment clef, après les déclarations très fortes de Donald Trump sur la situation en Iran." Il ajoute: "Nous ne sommes pas naïfs au sujet de l'Iran et de l'importance de son rôle régional." Charles Michel a tenu à souligner l'importance de l'accord sur le démantèlement nucléaire en Iran, "fruit de très nombreuses années de négociations.et à préciser: "L'accord sur le démantèlement du nucléaire iranien ouvre un canal de communications, afin de soutenir les forces en Iran qui souhaitent moderniser le pays, renforcer l'économie et sont prêtes à s'engager pour une désescalade nucléaire.""On ne peut pas accepter que ce soit les États-Unis qui décident quelles sont les régions dans le monde dans lesquelles les entreprises européennes peuvent faire du commerce et développer des activités économiques", déclare le chef du gouvernement.Le Premier ministre belge s'interrogeait par ailleurs: "Devons-nous toujours suivre les Etats-Unis à 100%, même contre notre propre vision et nos intérêts?".Au printemps, le président américain Donald Trump s'est désengagé de cet accord sur le nucléaire iranien et a réimposé des sanctions contre le pays. Celles-ci visent également des entreprises étrangères qui souhaitent continuer à travailler avec Téhéran. L'Union européenne a mis en place des mesures afin de protéger ses entreprises, mais plusieurs multinationales européennes se sont retirées du pays par crainte de représailles américaines. Charles Michel reconnaît que la pression américaine est importante, mais "nous ne pouvons pas accepter que les Etats-Unis décident des régions dans lesquelles les entreprises européennes peuvent ou ne peuvent pas mener leurs activités." De plus, qui remplacerait l'Europe en Iran?, s'interroge le Premier ministre. "Davantage d'espace pour l'économie chinoise en Iran serait l'un des effets collatéraux", pointe-t-il.Ce mercredi, la Belgique aura l'opportunité d'assister au Conseil de Sécurité de l'ONU présidé par Donald Trump en personne. La Belgique sera présente en tant qu'observateur, en préparation de son mandat de membre non-permanent de deux ans qui commencera en janvier 2019. A ce sujet, le Ministre annonce: "En tant que membre du Conseil de sécurité, on aura une position qui va démultiplier notre capacité d'influence. Nous serons présents dans tous les grands sujets au sein du groupe restreint de pays qui siègent au Conseil de sécurité. Notre position ici à New York est regardée différemment depuis notre élection".Avec Belga