"Soyons clairs: si l'Exécutif des musulmans travaille avec de l'argent public, il ne peut y avoir aucun doute sur la façon dont ces moyens sont utilisés. Ce genre de magouilles, on mérite mieux que cela dans notre pays", a-t-il lancé en réponse à des questions de la N-VA, du Vlaams Belang et de l'Open Vld.

Les députés ont notamment fait état d'un rapport de la Sûreté de l'Etat révélé par une émission de la VRT et qui épingle la mosquée dirigée par le président de l'EMB à Heusden-Zolder (Limbourg) pour le rôle qu'elle jouerait dans la diffusion d'idées fondamentalistes. Des problèmes de gestion ont par ailleurs mené à une action en justice de certains de ses membres. Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), compétent pour les cultes, a mis en demeure l'Exécutif à deux reprises. Mercredi, il a en outre indiqué que la Sûreté de l'Etat était chargée d'une enquête approfondie. Quant à la subvention de 250.000 euros due pour la formation des imams, elle est suspendue.

"Et je pense qu'un audit financier serait également indiqué", a ajouté le chef du gouvernement. "A nos yeux, ce genre d'affaires n'est pas acceptable. D'où notre message: faites en sorte que cette fois-ci, les choses soient bien organisées, que des gens qui sont professionnels et représentatifs de la communauté musulmane soient désignés, et qu'ils puissent garantir la transparence", a-t-il poursuivi.

Après sa mise en demeure, l'EMB réagit et demande le respect "des principes de séparation"

La communauté musulmane de Belgique et ses institutions ont réagi jeudi à l'enquête demandée par le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld) à propos de l'Exécutif musulman de Belgique (EMB). La communauté a notamment précisé qu'elle serait "intransigeante quant au respect de son autonomie et de sa liberté de religion.

Pour rappel, Vincent Van Quickenborne avait annoncé lundi avoir enclenché une seconde mise en demeure envers l'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB). En outre, le ministre a également annoncé avoir demandé à la Sûreté de l'État de mener une enquête sur l'ingérence étrangère au sein de l'institution.

Dans un communiqué de presse publié jeudi, l'EMB a souhaité réagir en soulignant plusieurs principes." Nous réaffirmons encore une fois avec force que nos organisations sont des institutions de Droit belge et ne subissent absolument aucune ingérence des pays étrangers", a déclaré l'exécutif. En affaires courantes depuis la fin de son mandat, l'Exécutif des musulmans de Belgique rappelle que "personne ne peut dicter au culte musulman la manière dont il devrait s'organiser ni comment il devrait renouveler ses instances".

"Nos institutions sont pleinement respectueuses de notre constitution et de la Convention Européenne des Droits de l'Homme", a conclu l'institution. "Nous demandons donc que, selon les principes de séparation entre l'Église et l'État et de la liberté de religion, l'autonomie du culte musulman soit respectée à l'instar d'autres cultes reconnus dans notre pays".

"Soyons clairs: si l'Exécutif des musulmans travaille avec de l'argent public, il ne peut y avoir aucun doute sur la façon dont ces moyens sont utilisés. Ce genre de magouilles, on mérite mieux que cela dans notre pays", a-t-il lancé en réponse à des questions de la N-VA, du Vlaams Belang et de l'Open Vld. Les députés ont notamment fait état d'un rapport de la Sûreté de l'Etat révélé par une émission de la VRT et qui épingle la mosquée dirigée par le président de l'EMB à Heusden-Zolder (Limbourg) pour le rôle qu'elle jouerait dans la diffusion d'idées fondamentalistes. Des problèmes de gestion ont par ailleurs mené à une action en justice de certains de ses membres. Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), compétent pour les cultes, a mis en demeure l'Exécutif à deux reprises. Mercredi, il a en outre indiqué que la Sûreté de l'Etat était chargée d'une enquête approfondie. Quant à la subvention de 250.000 euros due pour la formation des imams, elle est suspendue. "Et je pense qu'un audit financier serait également indiqué", a ajouté le chef du gouvernement. "A nos yeux, ce genre d'affaires n'est pas acceptable. D'où notre message: faites en sorte que cette fois-ci, les choses soient bien organisées, que des gens qui sont professionnels et représentatifs de la communauté musulmane soient désignés, et qu'ils puissent garantir la transparence", a-t-il poursuivi.