Ces derniers sont venus de différents pays limitrophes. Ils ont été répartis en cinq groupes de 400 personnes. Quelques fumigènes et feux de Bengale ont été allumés. Des discours ont été prononcés, notamment par les députés européens Peter van Dalen et François Alfonsi ainsi que par des représentants de religion.

Les manifestants appellent l'Union européenne à sortir de son silence et à dénoncer l'agresseur. "Après le dernier sommet européen, un communiqué appelant à la désescalade a été publié", commente Nicolas Tavitian, président du Comité des Arméniens de Belgique qui a organisé le rassemblement. "Cela a l'air d'aider, mais le message que l'agresseur comprend est qu'on ne va pas s'en mêler. Bien sûr tout le monde est pour la paix - ce n'est pas la peine de le dire - mais pour montrer le chemin vers la paix, il faut nommer l'agresseur. Le président français Emmanuel Macron l'a fait et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a eu un geste intéressant hier en allant rencontrer le président turc pour lui demander de jouer un rôle constructif. On peut l'interpréter comme une manière de dire à la Turquie de ne pas s'impliquer plus loin ce qu'elle ne l'a déjà fait".

Les manifestants se disent déterminés à revenir dans des délais courts, car ils pensent impossible que l'avancée et la prise des territoires se fassent de manière sereine et dans le respect des populations. "Le génocide des Arméniens remonte à plus de 100 ans, mais le discours contre les Arméniens reste fort en Turquie et il est encore plus extrême en Azerbaïdjan", continue Nicolas Tavitian. "Les Arméniens le savent très bien et ils vont combattre avec tout ce qu'ils ont. Des populations civiles se font bombarder dans les coeurs des villes avec des bombes à fragmentation, qui sont interdites par les lois internationales. On veut que les crimes de guerre soient dénoncés maintenant, pas après la guerre".

Autorisée par la police, la manifestation a eu lieu au moment même où la cellule bruxelloise de crise se réunissait pour décider d'une série de mesures devant endiguer l'accélération de l'épidémie de coronavirus dans la capitale. Pour la période du 27 septembre au 3 octobre, le taux de positivité (la proportion de tests positifs par rapport aux tests effectués) s'élève en effet à 14,3% dans la capitale, ce qui est pratiquement le double du chiffre national (7,7%).

Sur les images, on constate que les manifestants ne respectent pas la distanciation sociale, et qu'une partie d'entre eux négligent le port du masque (ils n'en portent pas ou pas correctement). "À Bruxelles, les autorités autorisent 2000 personnes à se réunir en respectant peu le port du masque et sans distanciation sociale. Pas étonnant que les infections montent en flèche", tweete ainsi Darren Mccaffrey, journaliste d'Euronews.

La cellule bruxelloise de crise a décidé ce mercredi de fermer les bars, cafés et salons de thé de la capitale. Les buvettes des clubs de sport professionnels et amateurs devront également rester portes closes.

Avec Belga

Ces derniers sont venus de différents pays limitrophes. Ils ont été répartis en cinq groupes de 400 personnes. Quelques fumigènes et feux de Bengale ont été allumés. Des discours ont été prononcés, notamment par les députés européens Peter van Dalen et François Alfonsi ainsi que par des représentants de religion.Les manifestants appellent l'Union européenne à sortir de son silence et à dénoncer l'agresseur. "Après le dernier sommet européen, un communiqué appelant à la désescalade a été publié", commente Nicolas Tavitian, président du Comité des Arméniens de Belgique qui a organisé le rassemblement. "Cela a l'air d'aider, mais le message que l'agresseur comprend est qu'on ne va pas s'en mêler. Bien sûr tout le monde est pour la paix - ce n'est pas la peine de le dire - mais pour montrer le chemin vers la paix, il faut nommer l'agresseur. Le président français Emmanuel Macron l'a fait et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a eu un geste intéressant hier en allant rencontrer le président turc pour lui demander de jouer un rôle constructif. On peut l'interpréter comme une manière de dire à la Turquie de ne pas s'impliquer plus loin ce qu'elle ne l'a déjà fait".Les manifestants se disent déterminés à revenir dans des délais courts, car ils pensent impossible que l'avancée et la prise des territoires se fassent de manière sereine et dans le respect des populations. "Le génocide des Arméniens remonte à plus de 100 ans, mais le discours contre les Arméniens reste fort en Turquie et il est encore plus extrême en Azerbaïdjan", continue Nicolas Tavitian. "Les Arméniens le savent très bien et ils vont combattre avec tout ce qu'ils ont. Des populations civiles se font bombarder dans les coeurs des villes avec des bombes à fragmentation, qui sont interdites par les lois internationales. On veut que les crimes de guerre soient dénoncés maintenant, pas après la guerre".Autorisée par la police, la manifestation a eu lieu au moment même où la cellule bruxelloise de crise se réunissait pour décider d'une série de mesures devant endiguer l'accélération de l'épidémie de coronavirus dans la capitale. Pour la période du 27 septembre au 3 octobre, le taux de positivité (la proportion de tests positifs par rapport aux tests effectués) s'élève en effet à 14,3% dans la capitale, ce qui est pratiquement le double du chiffre national (7,7%). Sur les images, on constate que les manifestants ne respectent pas la distanciation sociale, et qu'une partie d'entre eux négligent le port du masque (ils n'en portent pas ou pas correctement). "À Bruxelles, les autorités autorisent 2000 personnes à se réunir en respectant peu le port du masque et sans distanciation sociale. Pas étonnant que les infections montent en flèche", tweete ainsi Darren Mccaffrey, journaliste d'Euronews.La cellule bruxelloise de crise a décidé ce mercredi de fermer les bars, cafés et salons de thé de la capitale. Les buvettes des clubs de sport professionnels et amateurs devront également rester portes closes.Avec Belga