Et si DeFI et le MR... reconnaissait une défaite politique en rase campagne? Les deux partis ont tenu des positions en pointe, ces dernières semaines, sur la question de la neutralité des services publics. En dépit de leur argumentation, tous deux ont dû s'avouer vaincu face à une alliance entre les écologistes et des socialistes qui se sont rapprochés de leur position.

Les deux présidents, François De Smet (DeFI) et Georges-Louis Bouchez (MR), ont pourtant rivalisé de détermination haussé le ton, dénoncé une politique du fait accompli, exigé que l'on revienne sur une décision prise ou que l'on trouve un compromis au sein du gouvernement. En vain, dans les deux cas, ou du moins sans obtenir gain de cause comme ils le souhaitaient.

Ce lundi, tous deux tentent de justifier et se battent à coup d'arguments.

Deux défaites, deux argumentaires

A la Région bruxelloise, dans l'affaire du voile à la STIB, un compromis politique sur une nouvelle définition de la neutralité a permis à la majorité (PS, Ecolo et DeFI du côté francophone) de sauver la face, mais DeFI a dû renoncer à exiger un appel contre la décision du tribunal de travail de Bruxelles qui avait mis le feu aux poudres. Une lourde défaite, alors que le parti en avait fait une "affaire de gouvernement".

Au fédéral, le MR a exprimé son opposition à la nomination d'Ihsana Haouach, une femme revendiquant le port du voile, comme commissaire générale à l'Institut pour l'égalité hommes-femmes. En vain, là aussi: la nomination, décidée par la seule secrétaire d'Etat Ecolo Sarah Schlitz, n'a pas été revue.

Les libéraux, remontés sur le sujet, se profilent de façon forte. Vendredi, ils ont présenté le ralliement de Nadia Geerts, militante de combat laïque, en tant que conseillère du Centre Jean Gol, services d'études du parti. Cela fait grincer quelques dents en interne, singulièrement au sein du MCC (Mouvements des citoyens pour le changement), qui avait été l'antichambre de transfuges émanant du PSC au début des années 2000. L'ancienne ministre Marie-Christine Marghem souligne à La Libre que "le MR ne doit pas devenir le parti des laïques".

De là naît l'échange coloré Bouchez-De Smet.

"Ah, il me semblait bien", s'amuse le président de DeFI, en relayant la critique de Marie-Christine Marghem. "Venant de celui qui a accepté d'acquiescer à l'idée qu'il était discriminatoire d'interdire les signes convictionnel à la STIB, ironise le président du MR. L'agitation pour tenter de dissimuler la capitulation."

"On a autant "acquiescé" à ce non-appel que le MR a "acquiescé" à la nomination de Mme Haouach comme commissaire au gouvernement, réplique François De Smet. Dans les deux cas, c'est un rapport de forces que nous avons chacun perdu parce qu'il requerrait le consensus pour être inversé. C'est tout".

"C'est faux, renvoie Georges-Louis Bouchez. Tu devais participer à la décision. Nous la décision était prise. Par ailleurs, tu en as fait une question de gouvernement. J'ai décidé d'envoyer la question au parlement. Mais personne ne soulignera ton imprudence politique. Ça m'est exclusivement réservé bien sûr."

Chacun se fera son opinion. Mais une certitude: les deux présidents de parti, de facto, reconnaissent sans le dire qu'ils ont du capituler en rase campagne face à une alliance entre écologiste et socialistes qui a pris le dessus. Avec, au fédéral, l'assentiment du Premier ministre, le libéral flamand Alexander De Croo.

Et si DeFI et le MR... reconnaissait une défaite politique en rase campagne? Les deux partis ont tenu des positions en pointe, ces dernières semaines, sur la question de la neutralité des services publics. En dépit de leur argumentation, tous deux ont dû s'avouer vaincu face à une alliance entre les écologistes et des socialistes qui se sont rapprochés de leur position.Les deux présidents, François De Smet (DeFI) et Georges-Louis Bouchez (MR), ont pourtant rivalisé de détermination haussé le ton, dénoncé une politique du fait accompli, exigé que l'on revienne sur une décision prise ou que l'on trouve un compromis au sein du gouvernement. En vain, dans les deux cas, ou du moins sans obtenir gain de cause comme ils le souhaitaient.Ce lundi, tous deux tentent de justifier et se battent à coup d'arguments.A la Région bruxelloise, dans l'affaire du voile à la STIB, un compromis politique sur une nouvelle définition de la neutralité a permis à la majorité (PS, Ecolo et DeFI du côté francophone) de sauver la face, mais DeFI a dû renoncer à exiger un appel contre la décision du tribunal de travail de Bruxelles qui avait mis le feu aux poudres. Une lourde défaite, alors que le parti en avait fait une "affaire de gouvernement".Au fédéral, le MR a exprimé son opposition à la nomination d'Ihsana Haouach, une femme revendiquant le port du voile, comme commissaire générale à l'Institut pour l'égalité hommes-femmes. En vain, là aussi: la nomination, décidée par la seule secrétaire d'Etat Ecolo Sarah Schlitz, n'a pas été revue.Les libéraux, remontés sur le sujet, se profilent de façon forte. Vendredi, ils ont présenté le ralliement de Nadia Geerts, militante de combat laïque, en tant que conseillère du Centre Jean Gol, services d'études du parti. Cela fait grincer quelques dents en interne, singulièrement au sein du MCC (Mouvements des citoyens pour le changement), qui avait été l'antichambre de transfuges émanant du PSC au début des années 2000. L'ancienne ministre Marie-Christine Marghem souligne à La Libre que "le MR ne doit pas devenir le parti des laïques". De là naît l'échange coloré Bouchez-De Smet."Ah, il me semblait bien", s'amuse le président de DeFI, en relayant la critique de Marie-Christine Marghem. "Venant de celui qui a accepté d'acquiescer à l'idée qu'il était discriminatoire d'interdire les signes convictionnel à la STIB, ironise le président du MR. L'agitation pour tenter de dissimuler la capitulation.""On a autant "acquiescé" à ce non-appel que le MR a "acquiescé" à la nomination de Mme Haouach comme commissaire au gouvernement, réplique François De Smet. Dans les deux cas, c'est un rapport de forces que nous avons chacun perdu parce qu'il requerrait le consensus pour être inversé. C'est tout"."C'est faux, renvoie Georges-Louis Bouchez. Tu devais participer à la décision. Nous la décision était prise. Par ailleurs, tu en as fait une question de gouvernement. J'ai décidé d'envoyer la question au parlement. Mais personne ne soulignera ton imprudence politique. Ça m'est exclusivement réservé bien sûr."Chacun se fera son opinion. Mais une certitude: les deux présidents de parti, de facto, reconnaissent sans le dire qu'ils ont du capituler en rase campagne face à une alliance entre écologiste et socialistes qui a pris le dessus. Avec, au fédéral, l'assentiment du Premier ministre, le libéral flamand Alexander De Croo.