Le MR annonçait une conférence de presse surprise pour "annoncer l'arrivée d'une personnalité de référence dans le combat pour la neutralité de l'Etat".

Le nom de la personnalité mystère s'avère être Nadia Geerts, enseignante et auteur de plusieurs essais engagés sur la question du voile et de la laïcité au sens large.

Adepte d'une laïcité "de combat", Nadia Geerts est également chroniqueuse dans l'hebomadaire Marianne, débatteuse LN24, directrice de collection à la Renaissance du Livre. Elle a reçu le prix international de la Laïcité 2019.

En janvier de cette année, elle avait été harcelée pour avoir affiché son soutien à Samuel Paty, sauvagement tué en France, puis pour avoir exprimé son indignation sur l'autorisation du port du voile dans le supérieur officiel.

"Les questions de blasphème, de liberté d'expression, de séparation du politique et du religieux, de défense des valeurs démocratiques et de l'État de droit sont au coeur de mon enseignement, expliquait Nadia Geerts, dans une carte blanche publie sur Le Vif, le 23 octobre 2020. Et je me sens parfois bien seule, lorsque l'actualité met ces questions à l'agenda, comme lors des derniers attentats terroristes islamistes : 11 septembre, Charlie Hebdo, Hyper Casher, Bataclan, Musée juif, métro Maelbeek et aéroport de Bruxelles National, et maintenant la décapitation de Samuel Paty, le 16 octobre dernier."

Suite à ces tensions, Nadia Geerts avait un temps envisagé de quitter l'enseignement, après avoir dénoncé un manque de soutien de la part de la haute école où elle exerçait. En dépit d'un apaisement, elle a diversifié ses activités. Son engagement politique est le fruit de ce chemin.

Son dernier livre initulé Et toujours ce fichu voile!, sorti récemment en librairie, évoquait encore cette question redevenue sensible suite à l'arrêt du tribunal du travail de Bruxelles sur un cas de discrimination à la STIB et les tensions politiques qui s'en sont suivies. Le MR s'est fortement positionné en faveur de la neutralité des services publics, dénonçant le "communautarisme" d'Ecolo et d'un PS divisé sur la question.

Nadia Geerts devient conseillère du Centre Jean Gol, le services d'études du parti.

"De multiples coups de boutoir"

"Les dernières semaines ont montré à quel point cette exigence de neutralité était soumise à de multiples coups de boutoirs aujourd'hui, explique Nadia Geerts pour explique son ralliement. Or, je dois bien constater que les partis dits 'de gauche' font aujourd'hui preuve soit d'une regrettable frilosité, soit pire, d'un mélange d'électoralisme et d'angélisme qui leur font renoncer à tout ce qui, à mes yeux, constitue le fondement de la gauche, et à quoi je reste profondément attachée: l'attachement à l'émancipation individuelle et au progrès social, lesquels ne sont jamais passés par les compromissions avec un quelconque cléricalisme. Il faut pouvoir l'admettre : la résistance à cette offensive, aujourd'hui, vient du Mouvement Réformateur. Et je ne vois aucune véritable volonté, à gauche, de réaffirmer un quelconque attachement à la laïcité de l'Etat, qu'elle considère au contraire de plus en plus comme 'discriminante'."

Nadia Geerts ajoute: "C'est un comble, à mes yeux de laïque, de féministe, de progressiste. Les maigres acquis en matière de neutralité sont jour après jour un peu plus détricotés, au nom d'un 'vivre ensemble' qui promeut, en réalité, une ghettoïsation de la société sur un modèle anglo-saxon qui devrait faire frémir tous ceux qui sont attachés à la cohésion sociale. C'est la raison pour laquelle je suis heureuse à la perspective de venir demain renforcer l'équipe du Centre Jean Gol. "

"Pour le Mouvement Réformateur, il est clair que toute personne qui participe à l'exercice de l'administration doit refléter cette neutralité dans son attitude, son comportement et son apparence, souligne Georges-Louis Bouchez, président du MR. Nous serons intransigeants sur ces principes, et avec l'arrivée de Nadia Geerts, notre parti continue de se positionner à la pointe sur ces questions fondamentales du vivre-ensemble et du droit des femmes."

Dans les partis "de gauche", certains mettent en avant le caractère radical de la nouvelle représentante libérale, notamment sur les questions religieuses, qui pourrait faire grincer quelques dents à l'intérieur du MR.

Le MR annonçait une conférence de presse surprise pour "annoncer l'arrivée d'une personnalité de référence dans le combat pour la neutralité de l'Etat". Le nom de la personnalité mystère s'avère être Nadia Geerts, enseignante et auteur de plusieurs essais engagés sur la question du voile et de la laïcité au sens large.Adepte d'une laïcité "de combat", Nadia Geerts est également chroniqueuse dans l'hebomadaire Marianne, débatteuse LN24, directrice de collection à la Renaissance du Livre. Elle a reçu le prix international de la Laïcité 2019.En janvier de cette année, elle avait été harcelée pour avoir affiché son soutien à Samuel Paty, sauvagement tué en France, puis pour avoir exprimé son indignation sur l'autorisation du port du voile dans le supérieur officiel."Les questions de blasphème, de liberté d'expression, de séparation du politique et du religieux, de défense des valeurs démocratiques et de l'État de droit sont au coeur de mon enseignement, expliquait Nadia Geerts, dans une carte blanche publie sur Le Vif, le 23 octobre 2020. Et je me sens parfois bien seule, lorsque l'actualité met ces questions à l'agenda, comme lors des derniers attentats terroristes islamistes : 11 septembre, Charlie Hebdo, Hyper Casher, Bataclan, Musée juif, métro Maelbeek et aéroport de Bruxelles National, et maintenant la décapitation de Samuel Paty, le 16 octobre dernier."Suite à ces tensions, Nadia Geerts avait un temps envisagé de quitter l'enseignement, après avoir dénoncé un manque de soutien de la part de la haute école où elle exerçait. En dépit d'un apaisement, elle a diversifié ses activités. Son engagement politique est le fruit de ce chemin.Son dernier livre initulé Et toujours ce fichu voile!, sorti récemment en librairie, évoquait encore cette question redevenue sensible suite à l'arrêt du tribunal du travail de Bruxelles sur un cas de discrimination à la STIB et les tensions politiques qui s'en sont suivies. Le MR s'est fortement positionné en faveur de la neutralité des services publics, dénonçant le "communautarisme" d'Ecolo et d'un PS divisé sur la question.Nadia Geerts devient conseillère du Centre Jean Gol, le services d'études du parti."Les dernières semaines ont montré à quel point cette exigence de neutralité était soumise à de multiples coups de boutoirs aujourd'hui, explique Nadia Geerts pour explique son ralliement. Or, je dois bien constater que les partis dits 'de gauche' font aujourd'hui preuve soit d'une regrettable frilosité, soit pire, d'un mélange d'électoralisme et d'angélisme qui leur font renoncer à tout ce qui, à mes yeux, constitue le fondement de la gauche, et à quoi je reste profondément attachée: l'attachement à l'émancipation individuelle et au progrès social, lesquels ne sont jamais passés par les compromissions avec un quelconque cléricalisme. Il faut pouvoir l'admettre : la résistance à cette offensive, aujourd'hui, vient du Mouvement Réformateur. Et je ne vois aucune véritable volonté, à gauche, de réaffirmer un quelconque attachement à la laïcité de l'Etat, qu'elle considère au contraire de plus en plus comme 'discriminante'."Nadia Geerts ajoute: "C'est un comble, à mes yeux de laïque, de féministe, de progressiste. Les maigres acquis en matière de neutralité sont jour après jour un peu plus détricotés, au nom d'un 'vivre ensemble' qui promeut, en réalité, une ghettoïsation de la société sur un modèle anglo-saxon qui devrait faire frémir tous ceux qui sont attachés à la cohésion sociale. C'est la raison pour laquelle je suis heureuse à la perspective de venir demain renforcer l'équipe du Centre Jean Gol. ""Pour le Mouvement Réformateur, il est clair que toute personne qui participe à l'exercice de l'administration doit refléter cette neutralité dans son attitude, son comportement et son apparence, souligne Georges-Louis Bouchez, président du MR. Nous serons intransigeants sur ces principes, et avec l'arrivée de Nadia Geerts, notre parti continue de se positionner à la pointe sur ces questions fondamentales du vivre-ensemble et du droit des femmes."Dans les partis "de gauche", certains mettent en avant le caractère radical de la nouvelle représentante libérale, notamment sur les questions religieuses, qui pourrait faire grincer quelques dents à l'intérieur du MR.