Ecolo et PTB demandaient sa tête

Ces dernières heures, cette issue semblait inéluctable, tant la pression s'accentuait. Il y a d'abord eu Ecolo, dont les 2 administrateurs au sein du CA d'Enodia, Muriel Gerkens et Julien Vandeburie, ont annoncé qu'ils demanderaient le remplacement de Muriel Targnion à la présidence. Le PTB en a ensuite remis une couche, exigeant sa démission "avec effet immédiat" puisque "ses positions démontrent qu'elle soutient complètement la stratégie de la mafia Nethys".

Pas de conflit d'intérêts

Muriel Targnion avait par ailleurs assuré sur les ondes de Bel RTL au matin "avoir l'intime conviction" que les ventes de filiales de Nethys (Voo, Elicio et Win) ont été réalisées "à la bonne valeur", sans qu'il y ait eu conflit d'intérêts. "Le ministre (des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne) a annulé l'acte administratif pris par le conseil d'administration de Nethys mais les ventes sont bien réalisées et si on veut les annuler, on devra aller en justice et on aura un chaos judiciaire", avait-elle ajouté.

Coup de grâce du PS

Mais c'est le PS, son propre parti, qui a donné le coup de grâce en milieu d'après-midi. "Il serait élégant que Muriel Targnion quitte le conseil d'administration d'Enodia", a ainsi fait savoir le boulevard de l'Empereur, scellant le sort de la bourgmestre de Verviers. Cette dernière était arrivée à la tête d'Enodia, l'ex-Publifin, peu après les élections communales d'octobre 2018. Proche de Stéphane Moreau, elle a défendu jusqu'au bout les décisions du conseil d'administration et du management de Nethys, estimant notamment qu'aucune faute grave n'a été commise dans le cadre de la vente des 3 filiales de l'entreprise (Voo, Elicio et Win).