Le député Michael Freilich (N-VA) compte interpeller le ministre des Télécommunications, Philippe De Backer (Open VLD), après avoir pris connaissance de nos dernières révélations sur le CV de Guillaume Boutin, le patron de Proximus. Selon nos informations, sa première expérience professionnelle qui remonte à 1999 en tant que consultant stratégique au sein du bureau de renommée internationale Roland Berger serait, en réalité, un stage de fin d'études de trois mois. Dans le jargon de l'école de commerce HEC Paris, où le CEO de 45 ans a été formé, on parle de ces stages de fin d'études comme de "stages de pré embauche".

"Ce cirque doit cesser !', fait-il savoir. "Il s'agit là d'un nouveau manque de transparence et d'une autre confusion autour du CV de M. Boutin. Je vais donc interroger le ministre et demander qu'une enquête approfondie soit menée par un bureau indépendant afin d'éclaircir les doutes persistants qui s'amoncellent comme des nuages noirs au-dessus de l'entreprise", déclare Michael Freilich.

Le député tient à préciser que les compétences professionnelles de Guillaume Boutin ne sont pas remises en cause ici. Il insiste: "Il s'agit de l'intégrité de la personne qui occupe le poste de CEO. Il est inacceptable qu'il y ait le moindre doute sur son CV et son intégrité. Non seulement pour l'État belge en tant qu'actionnaire principal, mais aussi pour les salariés et pour tous les citoyens de ce pays, cela doit être clarifié."

Une erreur de Vivendi ?

Michael Freilich revient aussi sur la première polémique que nous révélions en décembre dernier. Nous avions découvert, dans la foulée de la nomination de Guillaume Boutin à la tête de l'entreprise de télécoms belge, qu'il n'était en réalité pas détenteur d'un "Executive MBA de l'Insead". En lieu et place de ce prestigieux master en administration des affaires délivré par l'école française, une formation exigeant de nombreux sacrifices, autant privés que financiers, Guillaume Boutin ne pouvait se targuer "que" d'une formation non diplômante de quelques semaines, conçue sur mesure pour les cadres de Vivendi, où il travaillait à l'époque.

Le député avance: "L'explication donnée à l'époque était qu'il n'avait effectivement pas d''Executive MBA', mais que son ancien employeur, Vivendi, appelait le programme 'Executive MBA for high potentials from Vivendi'. Entretemps, cela semble également être une erreur. Selon un email du porte-parole de Vivendi, le programme s'appelle, en fait, 'Vivendi - Insead 'Building The Future'".

Le député N-VA se base, entre autres, sur ses recherches sur le réseau professionnel LinkedIn. Il a pu en déduire que l'intitulé "Vivendi - Insead 'Building The Future'" était l'intitulé correct utilisé. Plusieurs diplômés le mentionnent, mais sans le présenter comme un 'Executive MBA'.

Le député Michael Freilich (N-VA) compte interpeller le ministre des Télécommunications, Philippe De Backer (Open VLD), après avoir pris connaissance de nos dernières révélations sur le CV de Guillaume Boutin, le patron de Proximus. Selon nos informations, sa première expérience professionnelle qui remonte à 1999 en tant que consultant stratégique au sein du bureau de renommée internationale Roland Berger serait, en réalité, un stage de fin d'études de trois mois. Dans le jargon de l'école de commerce HEC Paris, où le CEO de 45 ans a été formé, on parle de ces stages de fin d'études comme de "stages de pré embauche"."Ce cirque doit cesser !', fait-il savoir. "Il s'agit là d'un nouveau manque de transparence et d'une autre confusion autour du CV de M. Boutin. Je vais donc interroger le ministre et demander qu'une enquête approfondie soit menée par un bureau indépendant afin d'éclaircir les doutes persistants qui s'amoncellent comme des nuages noirs au-dessus de l'entreprise", déclare Michael Freilich. Le député tient à préciser que les compétences professionnelles de Guillaume Boutin ne sont pas remises en cause ici. Il insiste: "Il s'agit de l'intégrité de la personne qui occupe le poste de CEO. Il est inacceptable qu'il y ait le moindre doute sur son CV et son intégrité. Non seulement pour l'État belge en tant qu'actionnaire principal, mais aussi pour les salariés et pour tous les citoyens de ce pays, cela doit être clarifié."Michael Freilich revient aussi sur la première polémique que nous révélions en décembre dernier. Nous avions découvert, dans la foulée de la nomination de Guillaume Boutin à la tête de l'entreprise de télécoms belge, qu'il n'était en réalité pas détenteur d'un "Executive MBA de l'Insead". En lieu et place de ce prestigieux master en administration des affaires délivré par l'école française, une formation exigeant de nombreux sacrifices, autant privés que financiers, Guillaume Boutin ne pouvait se targuer "que" d'une formation non diplômante de quelques semaines, conçue sur mesure pour les cadres de Vivendi, où il travaillait à l'époque. Le député avance: "L'explication donnée à l'époque était qu'il n'avait effectivement pas d''Executive MBA', mais que son ancien employeur, Vivendi, appelait le programme 'Executive MBA for high potentials from Vivendi'. Entretemps, cela semble également être une erreur. Selon un email du porte-parole de Vivendi, le programme s'appelle, en fait, 'Vivendi - Insead 'Building The Future'".Le député N-VA se base, entre autres, sur ses recherches sur le réseau professionnel LinkedIn. Il a pu en déduire que l'intitulé "Vivendi - Insead 'Building The Future'" était l'intitulé correct utilisé. Plusieurs diplômés le mentionnent, mais sans le présenter comme un 'Executive MBA'.