Le TAP de Bruxelles avait décidé vendredi que Léopold Storme, âgé aujourd'hui de 29 ans, pouvait désormais être libéré, en marquant son accord pour le respect de plusieurs conditions. Celle-ci est donc effective aujourd'hui.

Parmi les principales conditions figurent l'obligation de ne pas commettre d'infraction, celle d'avoir une adresse fixe, celle de répondre aux convocations de l'assistant de justice, celle de poursuivre ses études et encore celle de poursuivre son travail psychothérapeutique. Le TAP a ainsi fait droit à l'une des demandes de Me Fabian Lauvaux, le conseil de Léopold Storme. L'avocat avait formulé deux demandes au TAP. L'une concernait la libération sous conditions de son client et la seconde, subsidiaire à la première, concernait l'admission de celui-ci au port du bracelet électronique. Léopold Storme était en effet admissible à la surveillance électronique depuis août 2015 et à la libération conditionnelle depuis février 2016.

Concernant la surveillance électronique, le TAP a affirmé qu'elle n'offrait pas de plus-value, étant donné que l'intéressé a déjà montré qu'il était capable de respecter le cadre qui lui était imposé. Il avait en effet déjà bénéficié de congés pénitentiaires et de permissions de sortie qui avaient été évalués positivement. Ainsi, le tribunal a considéré que Léopold Storme pouvait directement bénéficier de la libération conditionnelle.

Le ministère public, lui, s'opposait aux deux demandes. Il avait quinze jours pour se pourvoir éventuellement en cassation contre la décision rendue ce vendredi après-midi. Il vient de faire savoir que ce ne serait pas le cas.

Pour motiver sa décision, le TAP a notamment considéré que le condamné avait brillamment mis en place en prison sa réinsertion sociale, en poursuivant ses études universitaires à la Solvay Brussels School, par correspondance. "Celui-ci ne doit plus réussir que deux ou trois cours ainsi que rédiger son mémoire, lesquels nécessitent des recherches empiriques impossibles à faire en détention", précise le TAP. Ensuite, concernant le risque de récidive, le TAP a admis que la question était plus délicate.

Les juges rappellent que l'intéressé se trouve toujours dans un déni massif par rapport aux faits qu'il a commis. "Tant les faits que sa personnalité demeurent des énigmes", dit le tribunal. Néanmoins, les juges se sont basés sur les rapports d'expertise les plus récents réalisés à l'égard de Léopold Storme. Ces rapports concluent que le jeune homme ne souffre pas d'une pathologie mentale, notamment ni psychopathie ni schizophrénie, mais qu'il a vécu un épisode psychotique au moment des faits. Les médecins affirment que ce risque de décompression psychique n'existe plus et que le risque de récidive du condamné est donc faible.

Les juges tiennent aussi compte du fait que Léopold Storme a fait un important travail d'introspection en prison, avec l'aide du service psycho-social de l'établissement pénitentiaire de Nivelles, et qu'il existe des balises sérieuses comme le recours à tout moment à la thérapie et un cadre familial et amical.

Léopold Storme avait été condamné à une peine de 26 ans de prison par la cour d'assises de Bruxelles le 27 octobre 2010. Il avait été reconnu coupable des meurtres de ses parents et de l'assassinat de sa soeur, commis le 16 juin 2007, dans le quartier des Marolles à Bruxelles. Léopold Storme a toujours nié ces crimes, affirmant qu'il avait été lui-même victime de l'agression dont sont décédés ses parents et sa soeur.

Le TAP de Bruxelles avait décidé vendredi que Léopold Storme, âgé aujourd'hui de 29 ans, pouvait désormais être libéré, en marquant son accord pour le respect de plusieurs conditions. Celle-ci est donc effective aujourd'hui. Parmi les principales conditions figurent l'obligation de ne pas commettre d'infraction, celle d'avoir une adresse fixe, celle de répondre aux convocations de l'assistant de justice, celle de poursuivre ses études et encore celle de poursuivre son travail psychothérapeutique. Le TAP a ainsi fait droit à l'une des demandes de Me Fabian Lauvaux, le conseil de Léopold Storme. L'avocat avait formulé deux demandes au TAP. L'une concernait la libération sous conditions de son client et la seconde, subsidiaire à la première, concernait l'admission de celui-ci au port du bracelet électronique. Léopold Storme était en effet admissible à la surveillance électronique depuis août 2015 et à la libération conditionnelle depuis février 2016.Concernant la surveillance électronique, le TAP a affirmé qu'elle n'offrait pas de plus-value, étant donné que l'intéressé a déjà montré qu'il était capable de respecter le cadre qui lui était imposé. Il avait en effet déjà bénéficié de congés pénitentiaires et de permissions de sortie qui avaient été évalués positivement. Ainsi, le tribunal a considéré que Léopold Storme pouvait directement bénéficier de la libération conditionnelle. Le ministère public, lui, s'opposait aux deux demandes. Il avait quinze jours pour se pourvoir éventuellement en cassation contre la décision rendue ce vendredi après-midi. Il vient de faire savoir que ce ne serait pas le cas. Pour motiver sa décision, le TAP a notamment considéré que le condamné avait brillamment mis en place en prison sa réinsertion sociale, en poursuivant ses études universitaires à la Solvay Brussels School, par correspondance. "Celui-ci ne doit plus réussir que deux ou trois cours ainsi que rédiger son mémoire, lesquels nécessitent des recherches empiriques impossibles à faire en détention", précise le TAP. Ensuite, concernant le risque de récidive, le TAP a admis que la question était plus délicate. Les juges rappellent que l'intéressé se trouve toujours dans un déni massif par rapport aux faits qu'il a commis. "Tant les faits que sa personnalité demeurent des énigmes", dit le tribunal. Néanmoins, les juges se sont basés sur les rapports d'expertise les plus récents réalisés à l'égard de Léopold Storme. Ces rapports concluent que le jeune homme ne souffre pas d'une pathologie mentale, notamment ni psychopathie ni schizophrénie, mais qu'il a vécu un épisode psychotique au moment des faits. Les médecins affirment que ce risque de décompression psychique n'existe plus et que le risque de récidive du condamné est donc faible.Les juges tiennent aussi compte du fait que Léopold Storme a fait un important travail d'introspection en prison, avec l'aide du service psycho-social de l'établissement pénitentiaire de Nivelles, et qu'il existe des balises sérieuses comme le recours à tout moment à la thérapie et un cadre familial et amical.Léopold Storme avait été condamné à une peine de 26 ans de prison par la cour d'assises de Bruxelles le 27 octobre 2010. Il avait été reconnu coupable des meurtres de ses parents et de l'assassinat de sa soeur, commis le 16 juin 2007, dans le quartier des Marolles à Bruxelles. Léopold Storme a toujours nié ces crimes, affirmant qu'il avait été lui-même victime de l'agression dont sont décédés ses parents et sa soeur.