"À partir du moment où l'on doit poser des choix qui vont redéfinir un vrai pacte social et écologique pour les prochaines décennies, il y aurait une logique politique à consulter les citoyens, à procéder à des élections", reconnaît M. Magnette, alors que l'idée d'un retour aux urnes vit dans les rangs socialistes.

"Mais on ne sait pas quand le déconfinement complet pourra être organisé et on n'imagine pas organiser des élections avec 1,5 mètre de distance entre les personnes dans les bureaux de vote. Pour des raisons matérielles, cela paraît impossible", expose-t-il.

Le président du PS veut essayer de former un gouvernement sur la base du Parlement existant. "Moi, je compte sur ceux qui, jusqu'ici, disaient: 'On dépense trop', 'Il faut faire des économies dans les soins de santé', mais qu'on n'entend plus du tout depuis quelques semaines. Au contraire, ils appellent l'État à la rescousse. (...) Prenez l'impôt sur la fortune (...): il y aura un défi énorme pour le financement de la Sécurité sociale dans les prochaines années. J'ai l'impression que là aussi, les lignes bougent. On lit un certain nombre d'économistes, en Flandre en particulier, qui osent le débat", fait-il observer, aux côtés du secrétaire général des mutualités socialistes (Solidaris) Jean-Pascal Labille et du président de la FGTB Robert Verteneuil.

Le MR prêt à négocier un gouvernement dès juin

Georges-Louis Bouchez défend une "stratégie pour une société nouvelle" élaborée entre Fédéral et entités fédérées.

Interrogé sur les pouvoirs spéciaux dont l'éventuelle prolongation doit être décidée avant fin juin, le président des réformateurs a confirmé que le MR ne demanderait pas de les prolonger si la situation sanitaire le permet. Mais alors que, il y a dix jours sur La Première (RTBF), il rejetait à septembre toute discussion sur une recomposition du gouvernement fédéral, arguant des priorités sanitaires, M. Bouchez a ouvert la porte pour le mois de juin, ce jeudi sur Bel-RTL. "On peut commencer des négociations au mois de juin si la situation sanitaire est stabilisée. Je l'ai dit: il faut un résultat pour le mois de septembre. Mais je n'ai toujours pas eu, de la part des partis qui se plaignent aujourd'hui, la moindre proposition concrète", a-t-il commenté. Plusieurs partis ont posé ces derniers jours la question de la constitution d'un véritable gouvernement majoritaire, alors que l'exécutif dirigé par Sophie Wilmès (MR) avec le CD&V et l'Open Vld ne dispose que de 38 sièges sur les 150 que compte la Chambre, et que la Première ministre avait prévu de redemander la confiance fin septembre.

Cet exécutif minoritaire avait reçu à la mi-mars la confiance de neuf partis (sans la N-VA) pour faire face à la pandémie de coronavirus, et dix partis (avec la N-VA) lui avaient attribué des pouvoirs spéciaux. Mais il n'y a actuellement pas de consensus suffisant pour qu'un plan de relance soit mis sur pied dans le cadre des pouvoirs spéciaux, tant les points de vue entre les dix partis sont éloignés. La Première ministre l'a rappelé à la Chambre il y a deux semaines: cette tâche sera celle d'un gouvernement majoritaire de plein exercice. À cet égard, la Fête du travail offrira ce vendredi au MR l'occasion de défendre une "stratégie pour une société nouvelle", élaborée entre le Fédéral et les entités fédérées, a dévoilé Georges-Louis Bouchez. "Ce qui s'est passé est un choc pour nos concitoyens, cela doit être l'occasion d'un nouveau départ dans notre société. Nous ne souhaitons pas seulement un plan de relance qui consisterait à remettre de l'argent dans l'économie pour que ça reparte. Au-delà de ce plan qui doit avoir lieu, nous voulons aussi entamer des réformes en matière de culture, d'enseignement, par rapport à la place de la famille, aux places dans les maisons de repos et à l'accompagnement de la fin de vie", a exposé le libéral.

On a bien vu que quand les choses sont difficiles, tout le monde se retourne vers l'État fédéral. Nous ne plaidons donc pas pour un plan de relance au niveau fédéral et que chaque région commence à faire son petit plan de relance, nous souhaitons une vraie stratégie globale

Interrogé sur le plaidoyer du président du PS Paul Magnette ce jeudi dans la presse pour que le capital contribue davantage à la prospérité collective, le libéral a rejeté ce qu'il qualifie de "vieille caricature" et défendu une diminution de la fiscalité sur les bas et moyens revenus "pour les classes moyennes et les classes populaires, ainsi que pour les PME". "Et si pour compenser, il faut trouver d'autres sources, alors je suis prêt à discuter d'une fiscalité plus juste et mieux répartie entre les individus", a-t-il ajouté.

"À partir du moment où l'on doit poser des choix qui vont redéfinir un vrai pacte social et écologique pour les prochaines décennies, il y aurait une logique politique à consulter les citoyens, à procéder à des élections", reconnaît M. Magnette, alors que l'idée d'un retour aux urnes vit dans les rangs socialistes. "Mais on ne sait pas quand le déconfinement complet pourra être organisé et on n'imagine pas organiser des élections avec 1,5 mètre de distance entre les personnes dans les bureaux de vote. Pour des raisons matérielles, cela paraît impossible", expose-t-il. Le président du PS veut essayer de former un gouvernement sur la base du Parlement existant. "Moi, je compte sur ceux qui, jusqu'ici, disaient: 'On dépense trop', 'Il faut faire des économies dans les soins de santé', mais qu'on n'entend plus du tout depuis quelques semaines. Au contraire, ils appellent l'État à la rescousse. (...) Prenez l'impôt sur la fortune (...): il y aura un défi énorme pour le financement de la Sécurité sociale dans les prochaines années. J'ai l'impression que là aussi, les lignes bougent. On lit un certain nombre d'économistes, en Flandre en particulier, qui osent le débat", fait-il observer, aux côtés du secrétaire général des mutualités socialistes (Solidaris) Jean-Pascal Labille et du président de la FGTB Robert Verteneuil.Georges-Louis Bouchez défend une "stratégie pour une société nouvelle" élaborée entre Fédéral et entités fédérées.Interrogé sur les pouvoirs spéciaux dont l'éventuelle prolongation doit être décidée avant fin juin, le président des réformateurs a confirmé que le MR ne demanderait pas de les prolonger si la situation sanitaire le permet. Mais alors que, il y a dix jours sur La Première (RTBF), il rejetait à septembre toute discussion sur une recomposition du gouvernement fédéral, arguant des priorités sanitaires, M. Bouchez a ouvert la porte pour le mois de juin, ce jeudi sur Bel-RTL. "On peut commencer des négociations au mois de juin si la situation sanitaire est stabilisée. Je l'ai dit: il faut un résultat pour le mois de septembre. Mais je n'ai toujours pas eu, de la part des partis qui se plaignent aujourd'hui, la moindre proposition concrète", a-t-il commenté. Plusieurs partis ont posé ces derniers jours la question de la constitution d'un véritable gouvernement majoritaire, alors que l'exécutif dirigé par Sophie Wilmès (MR) avec le CD&V et l'Open Vld ne dispose que de 38 sièges sur les 150 que compte la Chambre, et que la Première ministre avait prévu de redemander la confiance fin septembre. Cet exécutif minoritaire avait reçu à la mi-mars la confiance de neuf partis (sans la N-VA) pour faire face à la pandémie de coronavirus, et dix partis (avec la N-VA) lui avaient attribué des pouvoirs spéciaux. Mais il n'y a actuellement pas de consensus suffisant pour qu'un plan de relance soit mis sur pied dans le cadre des pouvoirs spéciaux, tant les points de vue entre les dix partis sont éloignés. La Première ministre l'a rappelé à la Chambre il y a deux semaines: cette tâche sera celle d'un gouvernement majoritaire de plein exercice. À cet égard, la Fête du travail offrira ce vendredi au MR l'occasion de défendre une "stratégie pour une société nouvelle", élaborée entre le Fédéral et les entités fédérées, a dévoilé Georges-Louis Bouchez. "Ce qui s'est passé est un choc pour nos concitoyens, cela doit être l'occasion d'un nouveau départ dans notre société. Nous ne souhaitons pas seulement un plan de relance qui consisterait à remettre de l'argent dans l'économie pour que ça reparte. Au-delà de ce plan qui doit avoir lieu, nous voulons aussi entamer des réformes en matière de culture, d'enseignement, par rapport à la place de la famille, aux places dans les maisons de repos et à l'accompagnement de la fin de vie", a exposé le libéral. Interrogé sur le plaidoyer du président du PS Paul Magnette ce jeudi dans la presse pour que le capital contribue davantage à la prospérité collective, le libéral a rejeté ce qu'il qualifie de "vieille caricature" et défendu une diminution de la fiscalité sur les bas et moyens revenus "pour les classes moyennes et les classes populaires, ainsi que pour les PME". "Et si pour compenser, il faut trouver d'autres sources, alors je suis prêt à discuter d'une fiscalité plus juste et mieux répartie entre les individus", a-t-il ajouté.