François De Smet, président de DéFI, contre-attaque. Sur LN 24, ce mercredi matin, le député fédéral,, qui est également député fédéral, dénonce l'avant-projet de loi pandémie déposé par la majorité fédérale et étudié ce mercredi à la Chambre. Ce texte, dit-il dans la presse de ce matin, est "dangereux démocratiquement". Il balaye aussi les critiques de son prédécesseur, Olivier Maingain, en colère suite aux volonté de rapprochement de DéFI avec le CDH. "Je suis sur la même ligne que lui, même si je l'aurais dit autrement."
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François De Smet, président de DéFI, contre-attaque. Sur LN 24, ce mercredi matin, le député fédéral,, qui est également député fédéral, dénonce l'avant-projet de loi pandémie déposé par la majorité fédérale et étudié ce mercredi à la Chambre. Ce texte, dit-il dans la presse de ce matin, est "dangereux démocratiquement". Il balaye aussi les critiques de son prédécesseur, Olivier Maingain, en colère suite aux volonté de rapprochement de DéFI avec le CDH. "Je suis sur la même ligne que lui, même si je l'aurais dit autrement."L'avant-projet de loi pandémie, d'abord. "Il est un peu moins dangereux que la situation actuelle, explique François De Smet. On prend aujourd'hui des arrêtés ministériels sans base légale, ni constitutionnelle, suffisante. C'est ce que nous dénonçons depuis longtemps. A force d'être pressurisé par l'opposition, la presse, le monde académique, le gouvernement nous sort un avant-projet de loi pandémie, qui n'est pas du tout le bonne réponse. Il consiste, à nouveau, à donner tout le pouvoir au gouvernement, le parlement est juste là pour voter une fois afin de confirmer l'état d'urgence sanitaire et puis c'est encore une fois la ministre de l'Intérieur et le gouvernement qui pourront prendre les mesures restrictives des libertés, sans que le parlement ait son mot à dire. C'est un peu l'équivalent des pouvoirs spéciaux."Voilà pourquoi DéFI dépose à la Chambre une contre-proposition visant à assurer le contrôle démocratique des mesures sanitaires. "Ce ne serait plus une loi de régularisation où l'on donne une fois son blanc-seing au gouvernement, ce serait une loi de monitoring. Concrètement, après chaque Comité de concertation, comme la semaine dernière, le gouvernement devrait revenir devant le parlement en présentant ce qu'il a présenté et en demandant si le parlement confirme ou souhaite aménager ces mesures de restriction." Il faudrait aussi, si possible, l'avis du Conseil d'Etat et de l'Autorité pour la protection des données.La semaine dernière, François De Smet souligne qu'il "faisait partie, hélas, de ceux qui pensent qu'il fallait prendre des mesures restrictives complémentaires". "Cela n'empêche pas que, comme démocrate, je considère que cela ne va pas que la ministre de l'Intérieur prenne quelques arrêtés sans consulter le parlement. Parce qu'il n'y a pas que la situation sanitaire, il y a aussi des dégâts collatéraux économiques, sur la santé mentale... tout cela doit se débattre au parlement. Pour l'instant, vous avez un triangle infernal entre le Comité de concertation, les lobbies, les experts, et nous, les élus, on reste sur le banc." Il ne faut jamais avoir peur de la démocratie, dit-il à ceux qui affirment qu'il faut de l'efficacité pour gérer la crise. Quant à l'unité de commandement, DéFI a déposé un autre texte pour réclamer que ce soit le fédéral qui ait la main!Par "apathie", dit-il, la Belgique est tombée dans une "démocratie un peu défaillante" qui confisque le droit au parlement de délibérer sur ces décisions fondamentales.Attaqué vivement par son prédécesseur, Olivier Maingain, François De Smet contre-attaque, là aussi. L'ancien président de DéFI critique la gestion des relations humaines, notamment à Sambreville, et dénonce surtout la volonté qu'avaient certains de rapprocher DéFI du CDH dans un grand parti centriste."Je suis assez surpris des articles parus qui exagèrent une petite dissension existante sur un problème local, dit-il. Les faits, et rien que les faits: DéFI va plutôt bien, depuis un an, nous avons plus de membres et plus de sections, notre centre d'études vient d'être reconnu et nous n'avons plus de problèmes financiers, nous avons le ministre le plus efficace en Région bruxelloise, donc globalement ça va."N'est-il pas fan de l'extension en Wallonie? "C'est faux, je passe beaucoup de temps en Wallonie, sauf quand un pandémie empêche les rencontres." DéFI, dit-il, est bien présent dans des grandes villes comme Namur ou Charleroi, ainsi que dans certaines localités rurales. "Je ne vais pas éluder le problème, c'est vrai que l'on a un souci dans quelques endroits, trois ou quatre sections qui existent depuis des années, bien avant que j'arrive." Ce sont des problèmes de mandataires qui ne payent pas leurs contisations, qui critiquent ostensiblement le parti sur les réseaux sociaux..."J'admets qu'il y a parfois quelques différences d'approche avec Olivier, mais nous sommes d'accord sur l'essentiel, poursuit François De Smet. Moi, je pense que ce sont des dossiers sur lesquels il faut parfois intervenir et trancher." Pour le faire, il y a un fonctionnement démocratique interne: "Je laisse fonctionner les instances."Un rapprochement avec le CDH? "Je suis sur la même ligne qu'Olivier Maingain, même si je ne l'aurais pas exprimé de la même manière. C'est un secret de polichinelle, c'est vrai, on s'entend assez bien avec Maxime Prévot (président du CDH). Il y a aussi des contacts poussés à la Communauté française ou au fédéral sur certains dossiers. Rationnellement, il fallait examiner une forme de rapprochement - il y a plein d'hypothèses avant de parler de cartel ou de fusion. J'ai posé la question en interne, j'ai pris mon bâton de pèlerin et nous avons conclu ensemble, lors d'une grande réunion, que les inconvénients l'emportaient sur les avantages."Pas de rapprochement ni avec le CDH, ni avec le MR non plus d'ailleurs, éparce que notre identité, sur les questions éthiques ou philosophiques, nous rend trop spécifique". "Moi je pense que DéFI est mieux tout seul."