Pour le président de Vooruit, Conner Rousseau, il ne doit plus y avoir de restrictions pour les personnes vaccinées. Pour le socialiste flamand, "90 % des Flamands ne doivent pas être punis pour quelques actes égoïstes". Si de nouvelles restrictions sont nécessaires en cas de quatrième vague du coronavirus, les personnes vaccinées ne doivent pas perdre à nouveau leur liberté, toujours selon Conner Rousseau. C'est ce qu'il a déclaré dans De Afspraak sur Canvas. Pour lui, on devrait distinguer les deux groupes. Il plaide d'ailleurs pour une utilisation plus large du pass sanitaire. "Le Covid Safe Ticket, forme de pass sanitaire, est très facile d'utilisation. Nous pourrions utiliser ce système dans de nombreux autres endroits. Par exemple, dans les restaurants et les centres commerciaux. Ceux qui ont fait preuve de solidarité sont ensuite récompensés pour leurs efforts. Dans le pire des cas, de nouvelles restrictions sont nécessaires, mais les personnes qui n'ont pas été vaccinées ne devraient pas gâcher la situation pour les personnes qui ont pris leurs responsabilités et ont été solidaires."
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Pour le président de Vooruit, Conner Rousseau, il ne doit plus y avoir de restrictions pour les personnes vaccinées. Pour le socialiste flamand, "90 % des Flamands ne doivent pas être punis pour quelques actes égoïstes". Si de nouvelles restrictions sont nécessaires en cas de quatrième vague du coronavirus, les personnes vaccinées ne doivent pas perdre à nouveau leur liberté, toujours selon Conner Rousseau. C'est ce qu'il a déclaré dans De Afspraak sur Canvas. Pour lui, on devrait distinguer les deux groupes. Il plaide d'ailleurs pour une utilisation plus large du pass sanitaire. "Le Covid Safe Ticket, forme de pass sanitaire, est très facile d'utilisation. Nous pourrions utiliser ce système dans de nombreux autres endroits. Par exemple, dans les restaurants et les centres commerciaux. Ceux qui ont fait preuve de solidarité sont ensuite récompensés pour leurs efforts. Dans le pire des cas, de nouvelles restrictions sont nécessaires, mais les personnes qui n'ont pas été vaccinées ne devraient pas gâcher la situation pour les personnes qui ont pris leurs responsabilités et ont été solidaires." Il ne fait là que suivre une brèche ouverte depuis quelques jours par d'autres partis politiques. Ainsi Jambon était du même avis. Lui non plus n'envisage plus de retour en arrière si seuls les non-vaccinés tombent malades. Pour lui aussi, une nouvelle vague de contamination ne devrait pas automatiquement entraîner la réinstauration de mesures pour lutter contre le covid. "Il y aura probablement une quatrième vague, peut-être même une cinquième et une sixième, mais ce sera surtout pour les non-vaccinés. Et ces derniers doivent assumer leurs responsabilités. Bien sûr, nous veillerons à ce que les non-vaccinés soient bien reçus dans notre réseau de soins de santé, qui est aussi là pour ça", a encore commenté le chef du gouvernement flamand.Le pays doit en principe sortir bientôt de la phase fédérale de gestion de crise pour céder le flambeau aux entités fédérées. Mais avant de passer la main, et sous la houlette du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), les gouvernements devront probablement encore régler la question de l'obligation vaccinale des soignants, voire d'une obligation générale pour toute la population. En effet de plus en plus de voix s'élèvent pour élargir l'usage du Covid Safe Ticket, voire d'envisager de rendre obligatoire la vaccination en cas de quatrième vague. Comme au cdH, où le président Maxime Prévot s'est lui aussi montré ouvert à la vaccination obligatoire de l'ensemble de la population contre le coronavirus. "Je pense qu'il est normal que les formations politiques, dans ce pays comme en Europe, aient privilégié la démarche d'adhésion volontaire à la vaccination. Aujourd'hui, je suis convaincu que cette démarche a montré ses limites. On doit pouvoir aborder sans tabou la question de la vaccination obligatoire pour l'ensemble des catégories professionnelles et de la population". Lundi, c'était le président du PS Paul Magnette qui se disait ouvert au débat sur la vaccination obligatoire pour la population. "Quand je lis que 98 % des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées, cela dit tout: il y a fondamentalement un problème et je ne dis pas que c'est de la faute de ces personnes. Il peut y avoir de la peur, de l'incompréhension ou des raisons légitimes de ne pas se faire vacciner", souligne-t-il. "Je ne suis pas fermé au débat sur la vaccination obligatoire pour la population. Si une cinquième ou une sixième vague survient après la quatrième, si les variants continuent à se multiplier et que l'on ne parvient pas à éradiquer le virus, cela ne sera plus tenable, cela sera une question de santé publique. Il ne faut pas oublier que la vaccination obligatoire existe déjà. Il n'y a donc pas de tabou et à un moment donné, il faut ouvrir le débat", estime ainsi Paul Magnette.Pour la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS) tout dépendra de l'évolution de la situation. Elle a ainsi déclaré à la RTBF : "À ce stade, nous n'obligerons pas la vaccination pour tous parce que nous avons plus de 80 % de personnes vaccinées et que nous pouvons encore augmenter ce taux. Si en octobre ou en novembre, avec la quatrième vague, les hôpitaux arrivent à gérer l'augmentation de la contamination, nous aurons rempli nos objectifs. Si par contre, nous devons refermer à nouveau les restaurants ou encore les lieux culturels, tout le monde comprendra que nous devrons remettre la question sur la table."Le ministre wallon Jean-Luc Crucke (MR) s'est lui dit favorable à une obligation vaccinale à Bruxelles. A ses yeux, si la campagne de proximité lancée par les autorités régionales ne livre pas les résultats escomptés, il faudra y passer plutôt que de mener une politique qui vise à "emmerder" les gens afin de les inciter à se faire vacciner. "A un moment donné, les masques doivent tomber. Ce que je n'aime pas, c'est le langage où on dit où on va vous pourrir la vie jusqu'au moment où vous allez comprendre que vous devez vous vacciner. Clairement, il y a un déficit de vaccination à Bruxelles et, si ça ne fonctionne pas, il faudra aller jusqu'au bout du raisonnement et dire: c'est l'obligation vaccinale", a déclaré ce jeudi M. Crucke sur le plateau de LN24. Les Verts se montrent toujours réservés sur une extension du covid safe ticket. A leurs yeux, elle est envisageable pour des secteurs toujours fermés comme celui des boîtes de nuit. A Bruxelles, Ecolo, dont est issu le ministre régional de la Santé Alain Maron, continue à miser sur le travail de proximité et la pédagogie. "On sait que la situation à Bruxelles est préoccupante. Ce qu'il faut, c'est continuer la pédagogie, aller convaincre pour que la réticence vaccinale soit moindre, aller porter les vaccins à la population", a expliqué la co-présidente des Verts francophones, Rajae Maouane, au micro de Bel-RTL. Possibilité réelle d'une quatrième vague si la vaccination stagneCes sorties dans le monde politique ont beaucoup à voir avec des chiffres en hausse et la crainte d'une quatrième vague à l'automne. Une crainte encore alimentée par la dernière conférence de presse de Sciensano."Nous sommes en phase finale de l'épidémie de Covid-19, mais elle n'est pas encore terminée", a ainsi rappelé mardi l'infectiologue et porte-parole interfédéral Covid-19 Yves Van Laethem. "Une nouvelle vague est possible en automne, mais dépendra de l'évolution de la vaccination et de nos comportements à tous", avance-t-il. Au cours des dernières semaines, "nous avons observé une augmentation lente et continue des indicateurs épidémiologiques", explique Yves Van Laethem. Si la charge pour les hôpitaux reste "gérable", il relève d'importantes disparités entre les régions. "La Région bruxelloise concentre un quart des nouvelles hospitalisations et un tiers de l'ensemble des patients hospitalisés aux soins intensifs des suites du Covid-19. Une situation qui reflète le taux plus faible de vaccination dans la capitale". En effet, alors que près de 90% des adultes sont complètement vaccinés en Flandre et 78% en Wallonie, seuls 61% des Bruxellois âgés de plus de 18 ans ont reçu deux injections de vaccin contre le coronavirus. "Les modèles épidémiologiques montrent que la remise en place des structures sociales au niveau des écoles et du travail devrait entraîner une augmentation des contaminations et des hospitalisations. Si nous augmentons nos contacts à risque de 50% en septembre par rapport à l'été, on pourrait constater une augmentation des hospitalisations qui atteindrait jusqu'à 400 admissions par jour. On pourrait alors avoir une augmentation des hospitalisations aux soins intensifs, qui pourrait atteindre ou dépasser 1.000 patients en octobre ou novembre. Si c'était le cas, ce serait une nouvelle vague, qui toucherait principalement les zones moins vaccinées comme Bruxelles", poursuit Yves Van Laethem.Face à ce taux de vaccination insuffisant, le gouvernement bruxellois a lancé une série d'initiatives visant à aller au plus près de la population. L'extension du covid safe ticket, forme de passe sanitaire, est également à l'étude. En attendant, les assouplissements décidés en Wallonie et en Flandre ont été postposé dans la capitale.