La mission royale de Koen Geens (CD&V) est donc prolongée d'une semaine, jusqu'au 17 février. C'était attendu, d'autant que son président de parti, Joachim Coens, avait estimé ce lundi matin qu'il a un "devoir" de réussite. Nous sommes dès lors repartis pour un tour. La Belgique n'a plus de gouvernement fédéral de plein exercice depuis 416 jours.

Le missionnaire CD&V pourra-t-il réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué ? Il continue à travailler sur la piste d'un rapprochement entre PS et N-VA, si l'on en croit son président de parti, Joachim Coens, qui veut une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone et un lien avec le gouvernement flamand. Ce week-end, l'ex-informateur Georges-Louis Bouchez (MR) disait pourtant que "même Jésus ne pourrait pas réussir" une telle mission dès lors qu'un partenaire dit "non".

La seule différence, c'est que Koen Geens travaille dans le silence, lui. Ce lundi matin, il a d'ailleurs posté un tweet en réponse à une radio invitant les auditeurs à conseiller des morceaux à l'émissaire du roi. Son titre est tout un programme : "Le silence est d'or".

La mission la plus délicate pour le ministre CD&V reste de convaincre le PS à s'engager dans un dialogue approfondi avec la N-VA en vue de former une majorité. Paul Magnette et les siens ont déjà répété à de nombreuses reprises qu'ils ne voulaient pas monter dans un gouvernement avec les nationalistes. Accueilli au palais par le roi alors que la tempête Ciara déferlait encore sur le pays, Koen Geens doit se demander quelles bourrasques amènerait bien les uns et les autres à se décider. La semaine dernière, les mauvaises nouvelles budgétaires (un déficit à 12 milliards) ont davantage amené les adversaires à se confronter qu'à donner des signaux d'une prise de responsabilité. En public, tout au moins, car les discussions suivies se prolongent en coulisses.

Désormais, ce sont les agences de notation qui s'en mêlent: l'une d'entre elle abaisse le perspective de la note de la Belgique. Cette bourrasque supplémentaire amènera-t-elle un parti à bouger les lignes?

Si cela s'avère impossible, Koen Geens pourrait se tourner vers l'autre formule évoquée depuis des mois, la Vivaldi sans la N-VA. Ecolo a rappelé tout au long du week-end qu'il existait la possibilité d'un "plan B pour la Belgique". Mais le CD&V n'est pas du tout désireux de monter dans une telle majorité fédérale sans majorité dans le groupe linguistique néerlandophone. La quadrature du cercle demeure donc, en apparence. Et l'horloge tourne. Rappelons que Bart De Wever, président de la N-VA, avait évoqué des élections anticipées si rien ne bouge d'ici mai.

Retrouvez notre live sur la prolongation de mission de Koen Geens.

La mission royale de Koen Geens (CD&V) est donc prolongée d'une semaine, jusqu'au 17 février. C'était attendu, d'autant que son président de parti, Joachim Coens, avait estimé ce lundi matin qu'il a un "devoir" de réussite. Nous sommes dès lors repartis pour un tour. La Belgique n'a plus de gouvernement fédéral de plein exercice depuis 416 jours.Le missionnaire CD&V pourra-t-il réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué ? Il continue à travailler sur la piste d'un rapprochement entre PS et N-VA, si l'on en croit son président de parti, Joachim Coens, qui veut une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone et un lien avec le gouvernement flamand. Ce week-end, l'ex-informateur Georges-Louis Bouchez (MR) disait pourtant que "même Jésus ne pourrait pas réussir" une telle mission dès lors qu'un partenaire dit "non".La seule différence, c'est que Koen Geens travaille dans le silence, lui. Ce lundi matin, il a d'ailleurs posté un tweet en réponse à une radio invitant les auditeurs à conseiller des morceaux à l'émissaire du roi. Son titre est tout un programme : "Le silence est d'or".La mission la plus délicate pour le ministre CD&V reste de convaincre le PS à s'engager dans un dialogue approfondi avec la N-VA en vue de former une majorité. Paul Magnette et les siens ont déjà répété à de nombreuses reprises qu'ils ne voulaient pas monter dans un gouvernement avec les nationalistes. Accueilli au palais par le roi alors que la tempête Ciara déferlait encore sur le pays, Koen Geens doit se demander quelles bourrasques amènerait bien les uns et les autres à se décider. La semaine dernière, les mauvaises nouvelles budgétaires (un déficit à 12 milliards) ont davantage amené les adversaires à se confronter qu'à donner des signaux d'une prise de responsabilité. En public, tout au moins, car les discussions suivies se prolongent en coulisses.Désormais, ce sont les agences de notation qui s'en mêlent: l'une d'entre elle abaisse le perspective de la note de la Belgique. Cette bourrasque supplémentaire amènera-t-elle un parti à bouger les lignes?Si cela s'avère impossible, Koen Geens pourrait se tourner vers l'autre formule évoquée depuis des mois, la Vivaldi sans la N-VA. Ecolo a rappelé tout au long du week-end qu'il existait la possibilité d'un "plan B pour la Belgique". Mais le CD&V n'est pas du tout désireux de monter dans une telle majorité fédérale sans majorité dans le groupe linguistique néerlandophone. La quadrature du cercle demeure donc, en apparence. Et l'horloge tourne. Rappelons que Bart De Wever, président de la N-VA, avait évoqué des élections anticipées si rien ne bouge d'ici mai.