Remerciements au personnel soignant et plaidoyer en faveur de l'unité, tant nationale qu'européenne, ont constitué les axes forts du discours de politique générale prononcé mardi après-midi à la Chambre par le Premier ministre.

1,2 milliard d'euros pour les soins de santé

Alexander De Croo a commencé son discours en remerciant toutes les personnes qui ont oeuvré dans la lutte contre le coronavirus. "Sans eux, où en serions-nous aujourd'hui ?", a-t-il demandé, en s'adressant à des soignants de l'hôpital Saint-Luc à Bruxelles présents en tribune. Ceux-ci ont été longuement applaudis par les députés.

"C'est pourquoi nous investirons 1,2 milliard d'euros de plus dans les soins de santé l'année prochaine. Des moyens pour des salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail et plus de forces vices au chevet des patients (...) Nos chercheurs et nos entreprises pharmaceutiques jouent en Ligue des champions", a ajouté le chef du gouvernement fédéral.

Alexander De Croo, belga
Alexander De Croo © belga

La Belgique, un "rôle de leader" pour les vaccins

"Nous produisons dans notre pays des vaccins pour le monde entier. La semaine dernière, l'OMS a approuvé le tout premier vaccin contre la malaria. Là aussi, c'est made in Belgium. Nous devons maintenir ce rôle de leader. C'est pourquoi nous renouvelons l'alliance avec nos firmes."

Contrer la crise

Le Premier est aussi revenu sur la "profonde crise économique" qui a touché le pays pendant le Covid, "le plus grand choc de l'après-guerre", rappelle-t-il. De Croo souligne que la Belgique a dégagé, tous pouvoirs confondus, "une somme de 35 milliards d'euros pour protéger familles et entreprises. Un effort colossal qui a permis de "limiter la faillite des entreprises et contenir la montée du chômage", se félicite-t-il. Et d'ajouter: "La relance a été forte, l'économie belge s'est relevée."

Budget: "une approche totale"

Alexander De Croo a ensuite défendu le budget approuvé mardi matin par les sept partenaires de la coalition Vivaldi ainsi que les réformes prévues, singulièrement du marché du travail. "Nous optons pour une approche totale qui implique la participation d'un plus grand nombre de citoyens. C'est important pour ceux qui travaillent. Avoir un emploi, c'est tellement plus qu'une source de revenus. Avoir un emploi aide à se construire. C'est avant tout un acte de solidarité. Car les travailleurs contribuent collectivement à renforcer notre modèle social."

Le Premier a aussi évoqué la "problématique des prix de l'énergie", qui "risque de poser des difficultés." Mais il assure de "nouveaux investissements et des réformes pour plus d'ambitions", en investissant dans des pôles de croissance.

De Croo assure que le pays est sur la voie du rétablissement budgétaire." Avec 0.4% du PIB l'an prochain, nous allons au-délà des demandes de l'Europe", dit-il.

Le Premier ministre a aussi mentionné des renforcements dans la lutte contre la fraude sociale.

Digitalisation et durabilité

"Croissance nouvelle rime avec emplois nouveaux", a-t-il lancé, rappelant le nombre (172.000) d'emplois vacants dans notre pays. "Les groupes vulnérables aspirent à des opportunités", dit-il, en insistant également sur le renforcement de la "mobilité professionnelle entre les Régions", "l'investissement dans les formations", ou encore "l'ancrage du télétravail."

"Qui dit nouvelle croissance, dit également investissement. La Belgique est un leader en termes d'innovations", enchaîne De Croo.

Il s'agit aujourd'hui de "la vague la plus importante d'investissement, avec 1 milliard de marge d'investissements supplémentaires", autour de deux grands concepts: "digitalisation et durabilité".

Climat et inondations

"Qui ose aujourd'hui encore minimiser la portée des changements climatiques?", a poursuivi le Premier ministre. "Nous restons solidaires envers les communes touchées (par les inondations). Nous investissons dans des effectifs supplémentaires pour la Protection civile et renforçons nos structures de crise. La Défense, la Police fédérale et la Santé publique sont toujours sur le terrain. Et comme vous le savez, nous soutenons également la Région wallonne dans sa reconstruction."

Alexander De Croo est aussi revenu sur les investissements annoncés. "Après des années de sous-investissement, nous prévoyons donc les investissements les plus importants des 25 dernières années", a-t-il fait valoir, rappelant qu'un milliard sera mobilisé à l'horizon 2024.

Alexander De Croo, belga
Alexander De Croo © belga

"L'Europe n'est pas le problème. C'est la solution"

Le Premier ministre a également formulé un plaidoyer pro-européen. "Qui ose prétendre aujourd'hui qu'il vaut mieux tout faire seul, dans notre coin, dos au reste du monde ? Regardez le Royaume-Uni, où les conséquences du Brexit montrent douloureusement le coût des slogans populistes qui divisent au lieu d'unir. Il n'y a pas d'essence à la pompe et les rayons des magasins vides. Les Brexiters ont mal identifié l'Union européenne comme étant le problème. Ils avaient tort. L'Europe n'est pas le problème. C'est la solution. Parce que nous sommes forts ensemble. L'union fait la force."

Consensus et différences

Revenant au niveau belge, Alexander De Croo a rappelé que "les décisions de ces derniers jours et de ces dernières semaines traduisent un consensus entre sept partis. Elles sont aussi le reflet de la diversité de notre société. La Belgique a toujours été un pays ouvert à la différence. La diversité des voix est porteuse : les débats et leurs résultats n'en sont que meilleurs. La diversité est un terrain fertile pour les nouvelles idées et la créativité, de nouvelles idées dont nous avons besoin, pour rendre le monde d'après corona plus fort, meilleur et plus juste. C'est ce sur quoi le gouvernement veut travailler au cours de l'année à venir : à notre santé, à une nouvelle croissance, à une démarche climatique ambitieuse et à notre sécurité."

Le Premier ministre a demandé la confiance de la Chambre. Ce vote interviendra jeudi, après le débat parlementaire sur la déclaration prévue demain/mercredi à 10h00.

Remerciements au personnel soignant et plaidoyer en faveur de l'unité, tant nationale qu'européenne, ont constitué les axes forts du discours de politique générale prononcé mardi après-midi à la Chambre par le Premier ministre.Alexander De Croo a commencé son discours en remerciant toutes les personnes qui ont oeuvré dans la lutte contre le coronavirus. "Sans eux, où en serions-nous aujourd'hui ?", a-t-il demandé, en s'adressant à des soignants de l'hôpital Saint-Luc à Bruxelles présents en tribune. Ceux-ci ont été longuement applaudis par les députés. "C'est pourquoi nous investirons 1,2 milliard d'euros de plus dans les soins de santé l'année prochaine. Des moyens pour des salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail et plus de forces vices au chevet des patients (...) Nos chercheurs et nos entreprises pharmaceutiques jouent en Ligue des champions", a ajouté le chef du gouvernement fédéral. "Nous produisons dans notre pays des vaccins pour le monde entier. La semaine dernière, l'OMS a approuvé le tout premier vaccin contre la malaria. Là aussi, c'est made in Belgium. Nous devons maintenir ce rôle de leader. C'est pourquoi nous renouvelons l'alliance avec nos firmes."Le Premier est aussi revenu sur la "profonde crise économique" qui a touché le pays pendant le Covid, "le plus grand choc de l'après-guerre", rappelle-t-il. De Croo souligne que la Belgique a dégagé, tous pouvoirs confondus, "une somme de 35 milliards d'euros pour protéger familles et entreprises. Un effort colossal qui a permis de "limiter la faillite des entreprises et contenir la montée du chômage", se félicite-t-il. Et d'ajouter: "La relance a été forte, l'économie belge s'est relevée." Alexander De Croo a ensuite défendu le budget approuvé mardi matin par les sept partenaires de la coalition Vivaldi ainsi que les réformes prévues, singulièrement du marché du travail. "Nous optons pour une approche totale qui implique la participation d'un plus grand nombre de citoyens. C'est important pour ceux qui travaillent. Avoir un emploi, c'est tellement plus qu'une source de revenus. Avoir un emploi aide à se construire. C'est avant tout un acte de solidarité. Car les travailleurs contribuent collectivement à renforcer notre modèle social."Le Premier a aussi évoqué la "problématique des prix de l'énergie", qui "risque de poser des difficultés." Mais il assure de "nouveaux investissements et des réformes pour plus d'ambitions", en investissant dans des pôles de croissance.De Croo assure que le pays est sur la voie du rétablissement budgétaire." Avec 0.4% du PIB l'an prochain, nous allons au-délà des demandes de l'Europe", dit-il.Le Premier ministre a aussi mentionné des renforcements dans la lutte contre la fraude sociale."Croissance nouvelle rime avec emplois nouveaux", a-t-il lancé, rappelant le nombre (172.000) d'emplois vacants dans notre pays. "Les groupes vulnérables aspirent à des opportunités", dit-il, en insistant également sur le renforcement de la "mobilité professionnelle entre les Régions", "l'investissement dans les formations", ou encore "l'ancrage du télétravail.""Qui dit nouvelle croissance, dit également investissement. La Belgique est un leader en termes d'innovations", enchaîne De Croo.Il s'agit aujourd'hui de "la vague la plus importante d'investissement, avec 1 milliard de marge d'investissements supplémentaires", autour de deux grands concepts: "digitalisation et durabilité". "Qui ose aujourd'hui encore minimiser la portée des changements climatiques?", a poursuivi le Premier ministre. "Nous restons solidaires envers les communes touchées (par les inondations). Nous investissons dans des effectifs supplémentaires pour la Protection civile et renforçons nos structures de crise. La Défense, la Police fédérale et la Santé publique sont toujours sur le terrain. Et comme vous le savez, nous soutenons également la Région wallonne dans sa reconstruction." Alexander De Croo est aussi revenu sur les investissements annoncés. "Après des années de sous-investissement, nous prévoyons donc les investissements les plus importants des 25 dernières années", a-t-il fait valoir, rappelant qu'un milliard sera mobilisé à l'horizon 2024. Le Premier ministre a également formulé un plaidoyer pro-européen. "Qui ose prétendre aujourd'hui qu'il vaut mieux tout faire seul, dans notre coin, dos au reste du monde ? Regardez le Royaume-Uni, où les conséquences du Brexit montrent douloureusement le coût des slogans populistes qui divisent au lieu d'unir. Il n'y a pas d'essence à la pompe et les rayons des magasins vides. Les Brexiters ont mal identifié l'Union européenne comme étant le problème. Ils avaient tort. L'Europe n'est pas le problème. C'est la solution. Parce que nous sommes forts ensemble. L'union fait la force." Revenant au niveau belge, Alexander De Croo a rappelé que "les décisions de ces derniers jours et de ces dernières semaines traduisent un consensus entre sept partis. Elles sont aussi le reflet de la diversité de notre société. La Belgique a toujours été un pays ouvert à la différence. La diversité des voix est porteuse : les débats et leurs résultats n'en sont que meilleurs. La diversité est un terrain fertile pour les nouvelles idées et la créativité, de nouvelles idées dont nous avons besoin, pour rendre le monde d'après corona plus fort, meilleur et plus juste. C'est ce sur quoi le gouvernement veut travailler au cours de l'année à venir : à notre santé, à une nouvelle croissance, à une démarche climatique ambitieuse et à notre sécurité."Le Premier ministre a demandé la confiance de la Chambre. Ce vote interviendra jeudi, après le débat parlementaire sur la déclaration prévue demain/mercredi à 10h00.